Ramona Badescu et Benoît Guillaume se sont mis à l?heure égyptienne alors que le monde entier entrait dans un nouveau confinement, en octobre 2020. Ensemble, l?une écrivant l?autre dessinant aux mêmes endroits aux mêmes moments, ils ont parcouru les quatre voies qui relient le Caire à Alexandrie, les corniches des ces deux grandes villes et leurs rues, étonnamment pleines de vie. Ramona Badescu s?est beaucoup intéressée au temps, au rythme lent, à la couleur du musée rose, à la voix de la chanteuse Najat al-Saghira dont elle découvre le nom, aux passants bras dessus bras dessous, de long en long, de long en large, sur ce bord de Méditerranée, sur ce bord de Nil... Benoît Guillaume s?est beaucoup intéressé aux antennes de télévision, aux marchés et aux gens qui marchent, aux enfants qui se baignent, aux passants charrettes voitures ânes cafés et vitrines entremêlés, entassés... Le livre est composé en suivant une courbe ? de dessins colorés à l'extérieur vers des dessins monochromes à l'intérieur ? d'Alexandrie au Caire ou inversement, selon de sens de lecture ? de la ville à la corniche à l'autoroute à la corniche à la ville ? et dans chaque poème revient cette "heure égyptienne", dont la temporalité et la définition se précisent de poème en poème. "L?heure égyptienne" est le premier livre d?une trilogie, car outre le Caire et Alexandrie, Ramona Badescu et Benoît Guillaume ont gambadé dans le Fayoum et en Haute-Égypte... une autre Égypte reste à découvrir dans deux autres recueils à venir.
Pomelo est amoureux. Mais de qui? Du onzième radis de la troisième rangée? De Gigi? De la pluie du soir? De la Lune? Peut-être simplement de la vie, dans le jardin, sous son pissenlit. Le retour Pomelo et de son univers extraordinaire. Subtiles, drôles, poétiques, Ramona Badescu et Benjamin Chaud nous offrent trois nouvelles histoires complètement irrésistibles.
Des fleurs? des cailloux? de la tristesse? du jaune?? des fleurs d'oignon? de jeunes poivrons? de véritables moments de bravoure? toutes sortes de mouches?! et la participation exceptionnelle du printemps???
Cartonné, 14,5 x 19,5 cm. Illustrations couleur. A partir de 3 ans. Pomelo est un éléphant de jardin. Il est si petit qu'il vit sous un pissenlit! Il lui arrive bien des mésaventures avec sa trompe... Elle est bien trop longue! Il a parfois un peu peur... Des poireaux, la nuit. Mais il s'amuse beaucoup... En naviguant sur la rosée dans une coquille de noix.
Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. A partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie marseillaise qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?
Cet album est l?histoire d?un voyage, un train, une nuit, un rêve. Qui sait quand il commence, qui sait quand il finit ? Le voyage est annoncé par maman Bakhita, un grand voyage pour Mansour qui n?a jamais rencontré sa grand-mère Jidda de la ville de Halfa, au Soudan. Le voyage commencera demain, il faut aller se coucher. Le voyage débute, merveilleux, peuplé d?oiseaux étranges et d?être magnifiques. Au petit matin, maman Bakhita éveille son garçon car il faut partir à la gare ! De beaux rêves (d?autres rêves !) l?attendent par la fenêtre du train. Les scènes du rêve de Mansour sont profondément inspirées par la vie quotidienne des bords du Nil, lorsqu?on le remonte vers le Soudan. L?illustration de Salah Elmour est marquée par ses sources d?inspiration : la photographie et la peinture murale du Soudan, l?art d?Afrique de l?Est plus généralement.