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Points de non-retour. (Diagonale du vide)
Badea Alexandra
L ARCHE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782381980294
Cette pièce vient clore la trilogie des "Points de non-retour" débutée avec [Thiaroye] en 2018, suivie de [Quais de Scène] en 2019, formant ainsi une grande fresque historique aux récits intimes enchâssés. Poursuivant son exploration des récits manquants de l'histoire postcoloniale française, Alexandra Badea s'attache ici à un épisode lui aussi largement méconnu : les "enfants de la Creuse" . Le transfert d'enfants réunionnais organisé par les autorités françaises, dans le but de repeupler certains départements victimes de l'exode rural dans les années 1960 et 1970. Qui sont ces enfants déracinés, qui peuplaient les foyers de la DDAS dans les années 1980 ? D'autres récits d'abandons viennent s'y articuler, posant la question de la responsabilité de l'Etat dans cette vaste entreprise de déportation. Dans un foyer abandonné, envahi par la végétation, Nora (figure récurrente des autres volets de la trilogie) réalise un documentaire sur les "enfants de la Creuse" pour saisir des traces de sa mémoire familiale. Elle rencontre trois anciens pupilles qui, trente ans auparavant, ont séjourné dans ce foyer, aujourd'hui dévasté par le temps. S'articulent ainsi mémoire familiale, générations sacrifiées et pages effacées de l'histoire contemporaine, mettant à jour les interférences politiques dans un espace intime anéanti.
Nora, réalisatrice de documentaires, est animée du désir de réparer des mémoires. Celles absentes des pages de l'Histoire et effacées des récits officiels. Pourquoi ressent-elle cette colère permanente ? D'où vient son incapacité à traverser le pont Saint-Michel ? Son exploration la mènera sur les traces de Younes et Irène, jusqu'au tréfonds du massacre du 17 octobre 1961. Avec ce second opus des Points de non-retour, Alexandra Badea donne à nouveau la parole aux oubliés de l'Histoire, ceux dont les corps furent injustement dépossédés de toute mémoire.
Alexandra Badea vient de Roumanie. À l instar des représentants d un théâtre apatride, elle travaille ici, en France, comme là-bas en Roumanie en tant que metteur en scène. Mais sa vie d itinérante cherche à s exprimer autrement: par l écriture. Si elle a choisi d écrire directement en français, c est parce que la France fait partie de ses lieux de combat. Alexandra Badea n est pas une émigrée. Elle n a pas été forcée de quitter son pays. Elle fait partie, parmi la jeune génération, de tous ceux et celles qui cherchent l endroit qui leur est le plus adapté. Une génération nouvelle née d une Europe qui grandit et prend forme. Avec les douleurs que l on sait. Le regard qu elle porte sur notre société a la particularité d en faire ressortir des incohérences et des inepties avec un humour mordant. Dans Contrôle d identité, ce sont les désillusions, questionnements et déboires d un réfugié politique qui, acculé au rôle de l étranger et de l irrégulier, se heurte à une administration kafkaïenne. Dans Mode d emploi, le personnage principal est plongé dans un labyrinthe de règles imposées par la doxa et par elle-même: extraits de lois, règles imposées par la société, la famille, l éducation... Se débattant avec l absurdité de toutes ces contraintes, elle les dénonce avec ironie. Pour écrire Burnout, l auteur est partie d un discours de Nicolas Sarkozy. Elle s attache à mettre en avant dans ce texte les aberrations d une société où le travail devient le seul étalon des qualités sociales et individuelles. Jouant sur l effet de liste, l auteur met en scène un personnage qui se fait rattraper par sa monomanie.
Strokkur joue tranquillement au square quand une petite fille lui fait un bisou sur le museau... Catastrophe ! De la fumée s'échappe de ses naseaux ! Le dragon ne veut pas blesser son amie. Que doit-il faire ? Peut-être son père sera-t-il de bon conseil...
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.