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La France, la guerre froide et la Méditerranée. Des accords d'Evian à la Perestroïka
Badalassi Nicolas
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753593756
Dans une historiographie de la guerre froide largement consacre ? e aux rapports entre les E ? tats-Unis et l'URSS, la France a longtemps fait figure de parent pauvre. Pourtant, elle a bel et bien ve ? cu "sa" guerre froide et ne s'est pas contente ? e de jouer les seconds couteaux. Mieux, sur l'un des principaux the ? a^tres de l'opposition Est-Ouest que fut la Me ? diterrane ? e, elle est devenue un acteur incontournable du jeu bipolaire entre les anne ? es 1960 et la de ? cennie 1980. Seul E ? tat riverain de cette mer a` disposer de l'arme nucle ? aire, a` e^tre membre permanente du Conseil de se ? curite ? des Nations unies et a` be ? ne ? ficier d'une forte influence en Europe me ? ridionale comme dans le monde arabe, la France de la Ve Re ? publique a cherche ? a` s'imposer comme un trait d'union entre l'Orient et l'Occident, entre l'Est et l'Ouest, entre le Nord et Sud ; elle s'est e ? galement efforce ? e de lutter contre la pe ? ne ? tration de l'URSS dans un espace conside ? re ? comme vital pour la se ? curite ? de l'Europe occidentale.
Puissance balte, la Lituanie tente d'inscrire sa politique étrangère dans un contexte international nouveau, marqué par la fin de la Guerre froide et, in fine, par la disparition de la configuration d'un monde bipolaire. Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la politique extérieure adoptée par Vilnius. Il retrace la diplomatie de la Lituanie à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), première organisation internationale anciennement nommée CSCE, que le pays a intégrée en 1991, en recouvrant sa souveraineté. L'analyse s'appuie sur une évaluation des menaces conventionnelles et hybrides que font peser Russie et Biélorussie sur la sécurité régionale, conditionnant choix et décisions d'un "petit Etat" qui entend faire de l'OSCE sa vitrine diplomatique. Elle met en exergue les logiques de compétition et de complémentarité entre les différentes structures sécuritaires internationales (OTAN, UE, OSCE) auxquelles appartient la Lituanie.
Badalassi Nicolas ; Dumas Jean-Philippe ; Bozo Fré
Du 19 au 21 novembre 1990, une trentaine de chefs d'Etats, parmi lesquels George Bush, Mikhaïl Gorbatchev, Helmut Kohl, François Mitterrand et Margaret Thatcher, se réunissent à Paris pour signer la charte de Paris pour une nouvelle Europe. Immédiatement après la réunification allemande et le traité sur les forces conventionnelles en Europe, le sommet de Paris marque le triomphe de " l'esprit d'Helsinki " : quarante-cinq ans après Yalta, il tourne le dos à la Guerre froide pour ouvrir une phase nouvelle de l'histoire de l'Europe, fondée sur la démocratie et le respect des droits de l'homme. Trente ans après la signature de la charte de Paris, il paraît utile de jeter un regard rétrospectif sur la vision des hommes d'Etat qui, en l'espace d'une année, de la chute du mur de Berlin au sommet de Paris, se sont appuyés sur le mouvement des peuples pour ouvrir un nouvel avenir à l'Europe. A partir d'archives inédites, d'entretiens avec les principaux acteurs de l'époque et du travail des historiens, l'ouvrage offre un regard neuf sur cette séquence historique exceptionnelle de l'histoire de la diplomatie européenne. Il éclaire également l'évolution de l'Europe ces trente dernières années et trace des perspectives pour l'avenir du continent.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.