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Reconstruire l'Europe, 45 ans après Yalta. La Charte de Paris (1990)
Badalassi Nicolas ; Dumas Jean-Philippe ; Bozo Fré
CTHS EDITION
12,00 €
Épuisé
EAN :9782735509195
Du 19 au 21 novembre 1990, une trentaine de chefs d'Etats, parmi lesquels George Bush, Mikhaïl Gorbatchev, Helmut Kohl, François Mitterrand et Margaret Thatcher, se réunissent à Paris pour signer la charte de Paris pour une nouvelle Europe. Immédiatement après la réunification allemande et le traité sur les forces conventionnelles en Europe, le sommet de Paris marque le triomphe de " l'esprit d'Helsinki " : quarante-cinq ans après Yalta, il tourne le dos à la Guerre froide pour ouvrir une phase nouvelle de l'histoire de l'Europe, fondée sur la démocratie et le respect des droits de l'homme. Trente ans après la signature de la charte de Paris, il paraît utile de jeter un regard rétrospectif sur la vision des hommes d'Etat qui, en l'espace d'une année, de la chute du mur de Berlin au sommet de Paris, se sont appuyés sur le mouvement des peuples pour ouvrir un nouvel avenir à l'Europe. A partir d'archives inédites, d'entretiens avec les principaux acteurs de l'époque et du travail des historiens, l'ouvrage offre un regard neuf sur cette séquence historique exceptionnelle de l'histoire de la diplomatie européenne. Il éclaire également l'évolution de l'Europe ces trente dernières années et trace des perspectives pour l'avenir du continent.
Puissance balte, la Lituanie tente d'inscrire sa politique étrangère dans un contexte international nouveau, marqué par la fin de la Guerre froide et, in fine, par la disparition de la configuration d'un monde bipolaire. Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la politique extérieure adoptée par Vilnius. Il retrace la diplomatie de la Lituanie à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), première organisation internationale anciennement nommée CSCE, que le pays a intégrée en 1991, en recouvrant sa souveraineté. L'analyse s'appuie sur une évaluation des menaces conventionnelles et hybrides que font peser Russie et Biélorussie sur la sécurité régionale, conditionnant choix et décisions d'un "petit Etat" qui entend faire de l'OSCE sa vitrine diplomatique. Elle met en exergue les logiques de compétition et de complémentarité entre les différentes structures sécuritaires internationales (OTAN, UE, OSCE) auxquelles appartient la Lituanie.
Dans une historiographie de la guerre froide largement consacre ? e aux rapports entre les E ? tats-Unis et l'URSS, la France a longtemps fait figure de parent pauvre. Pourtant, elle a bel et bien ve ? cu "sa" guerre froide et ne s'est pas contente ? e de jouer les seconds couteaux. Mieux, sur l'un des principaux the ? a^tres de l'opposition Est-Ouest que fut la Me ? diterrane ? e, elle est devenue un acteur incontournable du jeu bipolaire entre les anne ? es 1960 et la de ? cennie 1980. Seul E ? tat riverain de cette mer a` disposer de l'arme nucle ? aire, a` e^tre membre permanente du Conseil de se ? curite ? des Nations unies et a` be ? ne ? ficier d'une forte influence en Europe me ? ridionale comme dans le monde arabe, la France de la Ve Re ? publique a cherche ? a` s'imposer comme un trait d'union entre l'Orient et l'Occident, entre l'Est et l'Ouest, entre le Nord et Sud ; elle s'est e ? galement efforce ? e de lutter contre la pe ? ne ? tration de l'URSS dans un espace conside ? re ? comme vital pour la se ? curite ? de l'Europe occidentale.