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Les extrêmes politiques. Un historique du terme et du concept de l'Antiquité à nos jours
Backes Uwe ; Argelès Jean-Marie
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204094719
Extrême", "extrémisme": ces mots appartiennent à notre culture politique depuis l'Antiquité et se sont depuis incarnés dans diverses formes de mouvements et de pouvoirs. Déjà Platon distinguait la tyrannie et le despotisme d'un côté, la démocratie anarchique de l'autre, et préconisait un pouvoir régulé par des lois, capable d'assurer mesure et vertu dans le gouvernement de la cité. Depuis, l'extraordinaire débauche d'extrémisme, qui a marqué au fer le XXe siècle, a reposé de manière spectaculaire cette question des fondements de l'éthique en politique. Dans cet ouvrage à la fois érudit et pédagogique, Uwe Backes déroule la longue généalogie des auteurs qui, depuis Aristote, ont traité de l'extrémisme politique, à travers la pensée chrétienne du Moyen Age, la Renaissance, le siècle des Lumières, la Révolution française et la naissance de la pensée libérale. Nos démocraties - et c'est leur grandeur - permettent l'expression publique de courants de pensée qui apparaissent comme extrêmes. A travers deux guerres mondiales et une guerre froide, elles ont vaincu des grands pouvoirs totalitaires - communisme, nazisme, fascisme. Mais les attentats du 11 septembre 2001 montrent que l'extrémisme demeure un. phénomène vivace. Nos démocraties sauront-elles répondre une nouvelle fois au défi imposé par les nouveaux extrémismes du XXIe siècle? C'est tout l'intérêt de ce premier grand livre de référence sur le concept et la pensée extrémistes, qui permettra à chacun de nourrir sa réflexion sur cette question qui commande l'avenir de notre civilisation.
Faire de la classe une scène, des élèves des comédiens? Voilà une initiation séduisante au théâtre et à sa pratique! Mettre en place un atelier peut pourtant se révéler un chemin semé d'embûches pour les professeurs. Comment bâtir un projet? Comment mobiliser et canaliser les élèves? Quels locaux choisir? Quel texte retenir? Cet ouvrage propose des exercices, adaptables aux intentions de chacun, depuis l'échauffement jusqu'à la mise en scène finale. Etayé d'exemples précis et variés, il aborde l'ensemble des aspects de la pratique théâtrale, aussi bien techniques qu'artistiques, pour permettre à chacun de laisser libre cours à son inspiration.
Un essai : Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier : Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extrait de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
Résumé : La théorie de la littérature est envisagée dans ce livre par un biais modeste : les difficultés terminologiques liées moins à l'abondance des néologismes qu'à la polysémie équivoque du vocabulaire traditionnel. La rhétorique, qui continue de dominer les études littéraires, entretient l'équivoque, parce qu'elle apprend à mimer le discours logique. La théorie des genres, étudiée au début du livre, est un exemple de classement commode, clair en apparence, et en fait très peu cohérent. Une théorie non rhétorique de la littérature pourrait se développer à partir des domaines les mieux formalisés des études littéraires : la théorie du vers et la théorie du récit. On étudie les isomorphismes entre ces deux théories. On envisage à partir de là la possibilité de formaliser l'analyse des interprétations, grâce à la notion de maxime. Les questions de traduction poétique et l'impossible définition du fantastique offrent, en fin de parcours, des objets pour une application des premiers résultats. Ce livre s'adresse aux universitaires, mais il se veut accessible aux étudiants. Les questions qu'il pose concernent les professeurs des lycées et des IUFM.
Aurore n'a pas peur de grand chose. Aussi, le jour où elle rencontre Pique, Gratte et Grogne dans la forêt, elle décide de les dompter. Elle les oblige à s'essuyer les pieds, leur prépare un bon goûter, les met en pyjama rose...Mais un monstre, est-ce que ça peut se dénaturer?
Polanyi Karl ; Malamoud Catherine ; Angeno Maurice
La "Grande Transformation", Polanyi le montre, c'est ce qui est arrivé au monde à travers la grande crise économique et politique des années 1930-1945: la mort du libéralisme économique. Apparu un siècle plus tôt avec la révolution industrielle, ce libéralisme était une puissante innovation du monde occidental, un cas unique dans l'histoire de l'humanité: jusque-là élément secondaire de la vie économique, le marché s'était rendu indépendant des autres fonctions et posé en élément autorégulateur. L'innovation consistait essentiellement en un mode de pensée. Pour la première fois, on se représentait une sorte particulière de phénomènes sociaux, les phénomènes économiques, comme séparés et constituant à eux seuls un système distinct auquel tout le reste du social - à commencer par la terre, le travail et l'argent - devait être soumis. On avait désocialisé l'économie; la grande crise des années trente imposa au monde une resocialisation de l'économie. Cette analyse du marché comme institution non naturelle suscite désormais un véritable regain d'intérêt dans un monde globalisé où le néolibéralisme est à son tour entré dans une crise dont on attend qu'il en résulte une nouvelle "grande transformation".
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Résumé : Durant des décennies, il a été d'usage d'associer libéralisme économique et libéralisme politique, économie de marché et démocratie. Mais l'évolution du capitalisme, entre accroissement vertigineux des inégalités et emballement des politiques identitaires, contredit chaque jour un peu plus cette vision optimiste. Contrairement à une idée reçue, l'Etat apparaît comme un enjeu central pour les néolibéraux, en ce qu'il permet une réorientation des politiques publiques en faveur des plus riches et que, naguère régulateur, il est désormais devenu l'instrument même de la dérégulation économique. Servira-t-il aussi d'ultime rempart répressif à l'oligarchie face aux troubles que sa politique aura causés ? Retour inquiet d'un quinquagénaire sur l'échec de sa génération, élevée dans l'idée du progrès à venir et aujourd'hui confrontée à une crise protéiforme, cet essai montre comment la généralisation à tous les champs de l'activité humaine de ce qui est présenté comme la "rationalité économique" est à l'origine de l'instabilité actuelle. Mais aussi qu'à rebours de ce que les tenants du néolibéralisme aimeraient faire croire, le coeur du problème demeure politique plus qu'économique. Ce qui ouvre un espace à l'action.
En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l'autoritarisme. Trente ans plus tard, c'est dans cette partie du continent qu'agissent les plus virulents mouvements du populisme européen. Comment comprendre un tel paradoxe ? Une manière d'y répondre est de replonger dans l'histoire. Cette perspective de longue durée est d'autant plus nécessaire que le populisme n'est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l'Europe. Au XIXe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son " arriération " et de la doter d'un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd'hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d'organisation de nos sociétés, issu des Lumières. En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l'oeuvre en Europe centrale et orientale en ce début de XXIe siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d'avertissement pour le reste du continent.