Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les tchoudaks
Backès Jean-Louis
COOPERATIVE
23,00 €
Épuisé
EAN :9791095066644
Tchoudak. Un mot magique. Sibylle est fière de le connaître. Qui peut le lui avoir appris, sinon Béloroukov ? Elle le prononce avec jubilation, comme elle prononce le prénom Zossima. Ne t'étonne pas si je te dis qu'elle me le révèle. Bien entendu, je le connais depuis longtemps. Il m'est arrivé de pester, parce que je ne lui trouvais pas d'équivalent. Les dictionnaires sont bavards ; ils ressemblent à ces marchands importuns qui veulent te vendre ce dont tu n'as que faire. Ils te proposent : excentrique, original, fantaisiste, hurluberlu... Ce n'est pas ça. Pas tout à fait ça. Sibylle me le fait comprendre par son exemple. Si une femme admire un homme, si elle en est amoureuse, elle ne dira pas de lui : "C'est un excentrique, un original, un fantaisiste, un hurluberlu". Est-ce que je me trompe ? Il n'y a pas de tendresse dans ces mots-là. Il ne peut pas y en avoir. Il peut y en avoir dans tchoudak. Ce n'est pas nécessaire, mais possible. C'est un mot qui fait chaud au coeur. Il pourrait fasciner parce qu'il a, en russe, des frères ou des cousins tout resplendissants de joie : "tchoudny" qui veut dire "merveilleux" ; "tchoudo" , qui veut dire "miracle" . Ne t'y trompe pas : un tchoudak ne fait pas de miracles ; il en rêve seulement". // A la suite du narrateur, c'est toute une galerie de tchoudaks que le lecteur découvre dans ce roman labyrinthique. A commencer par Zossima Béloroukov, peintre et écrivain rencontré en Russie au début des années soixante et qui ressurgit, trente-cinq ans plus tard, déguisé en valet de comédie au début d'une représentation d'opéra organisée en grand secret par des amateurs de musique baroque. Au fil des pages, Christophe Langlois, dit "le sage Melchior" , jardinier érudit issu d'une Afrique où vécurent ses ancêtres mais qu'il ne connaît guère qu'en imaginaton, Théophile Saran, prêtre catholique féru de mythologie antique, Gildas Deslandes, joueur de théorbe hanté par la quête du Graal, Joël Charron, passionné d'égyptologie, sans oublier plusieurs femmes tout à fait dignes du titre de tchoudatchkas, sont autant de figures inoubliables réunies par une intrigue en forme d'enquête sur un compositeur italien oublié : Bontempi, auteur du premier opéra représenté en Allemagne au XVIIe siècle. Lui aussi, au fil des pages, prend vie par le pouvoir de la rêverie - et s'avère avoir été un tchoudak de la plus belle eau. Le roman de Jean-Louis Backès, éblouissant de virtuosité, ne se résume pas. On y goûte à chaque page un plaisir devenu rare : celui de s'abandonner avec délices au bonheur de la fiction.
Résumé : La théorie de la littérature est envisagée dans ce livre par un biais modeste : les difficultés terminologiques liées moins à l'abondance des néologismes qu'à la polysémie équivoque du vocabulaire traditionnel. La rhétorique, qui continue de dominer les études littéraires, entretient l'équivoque, parce qu'elle apprend à mimer le discours logique. La théorie des genres, étudiée au début du livre, est un exemple de classement commode, clair en apparence, et en fait très peu cohérent. Une théorie non rhétorique de la littérature pourrait se développer à partir des domaines les mieux formalisés des études littéraires : la théorie du vers et la théorie du récit. On étudie les isomorphismes entre ces deux théories. On envisage à partir de là la possibilité de formaliser l'analyse des interprétations, grâce à la notion de maxime. Les questions de traduction poétique et l'impossible définition du fantastique offrent, en fin de parcours, des objets pour une application des premiers résultats. Ce livre s'adresse aux universitaires, mais il se veut accessible aux étudiants. Les questions qu'il pose concernent les professeurs des lycées et des IUFM.
Résumé : L'époque romantique a aimé un genre que définissent trois critères : les textes racontent une histoire, ils sont en vers, et relativement brefs. On a renoncé à l'épopée classique. On préfère s'inspirer de traditions populaires. On expérimente de nouvelles manières de raconter. On glisse au dialogue dramatique. Le poème explore le fantastique, l'histoire, la vie quotidienne. Partout il semble en rivalité avec le roman. En quoi le respect du vers lui permet-il de maintenir la distance ? Cette superbe floraison de récits en vers, illustrée par les noms de G?the, de Byron, de Pouchkine, de Mickiewicz, d'Espronceda, de Hugo, de Musset, de Tennyson, s'est-elle achevée avec le XIXe siècle ? Pourquoi certains poéticiens modernes définissent-ils la poésie par le refus du narratif ?
Résumé : Un essai. Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Résumé : Et peu à peu je m'identifiais à mon personnage. Je l'habillais avec soin ; je reléguais ma Sarah Bernhardt dans un coin. Je la faisais spectatrice de mon nouveau "moi" ; et j'entrais en scène prête à souffrir, à pleurer, à rire, à aimer, ignorant ce que le "moi" de moi faisait là-haut dans ma loge. Si les mémoires de Sarah Bernhardt (1844-1923) ont été souvent réédités, on ignore en général qu'à la fin de sa vie la grande comédienne avait entrepris d'écrire un ouvrage où elle transmettrait son expérience aux générations futures d'acteurs et d'amateurs de théâtre. Elle en dicta jusqu'à sa mort les chapitres, qui furent ensuite ordonnés et publiés par Marcel Berger, un des familiers de ses dernières années. Le lecteur trouvera dans ces pages une mine inépuisable de conseils et d'observations sur le métier de comédien, depuis les impératifs de la voix jusqu'aux détails pratiques du maquillage. Sarah Bernhardt compléta et illustra ce véritable guide de l'art dramatique par une profusion d'anecdotes, où l'on retrouve la drôlerie et la vivacité qui rendirent célèbre sa conversation. Les illustrations qui accompagnent la présente édition restituent à la fois la beauté incomparable de la comédienne et le monde où elle vécut, à travers une galerie de portraits des autres étoiles du théâtre de son époque qu'elle évoque tout au long de ce livre.
Cet ouvrage paru en 1869 est une sorte d'encyclopédie des chats qui examine leur place dans l'histoire de l'art et de la littérature, combat les préjugés à leur endroit, rend hommage aux grands hommes qui les ont le plus aimés et décrit leurs comportements à travers une foule d'observations fines et d'anecdotes curieuses et amusantes. Pour accompagner son livre, Champfleury, qui était au coeur de la vie artistique de son temps, s'est assuré la collaboration de ses amis les plus prestigieux, parmi lesquels on trouve notamment Manet, Delacroix ou Viollet-le-Duc. Les illustrations que ceux-ci lui ont confiées donnent à cet ouvrage un charme rare. La présente réédition rend pleinement justice, par une mise en page soignée, à ces documents graphiques exceptionnels qui dialoguent avec le texte. Qu'il s'agisse des chats dessinés par Grandville, du chat de Victor Hugo en personne, des chats égyptiens du Louvre dessinés par son conservateur d'alors, Prosper Mérimée, ou de l'oeuvre de G. Mind que Madame Vigée-Lebrun surnommait "le Raphaël des chats" , le livre de Champfleury est une magistrale déclaration d'amour au plus littéraire de tous les animaux.
Résumé : En 1922, Hofmannsthal publie de manière presque confidentielle Le Livre des amis, un recueil d'aphorismes qui connaîtra rapidement une diffusion beaucoup plus large que son auteur lui-même ne l'imaginait, et peut-être ne le souhaitait. Dans ces pages, le poète autrichien mêle ses propres pensées, tirées de ses carnets intimes, à celles qu'il a rencontrées chez les auteurs qu'il aime le plus. Les amis que désigne le titre sont donc aussi bien ses propres lecteurs que les écrivains de tous les temps, qui forment autour de lui une sorte de "collège invisible". Le Livre des amis est un livre magique, dont la profondeur ne se dévoile qu'avec le temps : ceux qui l'ont lu ne cessent d'y revenir. Il est peut-être aussi la meilleure initiation à l'oeuvre de Hofmannsthal, grand esprit doublement attaché à sa patrie autrichienne et à la défense de la culture européenne au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Les dix-sept ballades de ce livre baignent dans une "lumière amoureuse" et sont le mémorial d'une révélation qui embrasse toute la création : "Je suis tombé amoureux du monde entier / Le jour où j'ai rencontré ton regard souriant", écrit le poète. La forme de la ballade, souvent illustrée au Moyen Age et à la Renaissance, notamment par Villon, retrouve ici une nouvelle et surprenante jeunesse, à laquelle contribue l'usage des vers assonancés. L'amour apparaît dans ce livre comme la prémonition d' "un monde plus ouvert et moins désespéré". Témoignage d'une expérience vécue autour de l'année 1985, les Ballades se révèlent étrangement intemporelles par leur forme comme par leur contenu.