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La formation de l'esprit scientifique
Gaston Bachelard
VRIN
13,00 €
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EAN :9782711611508
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Ces dix-huit lettres adressées par Gaston Bachelard à Louis Guillaume entre le 21 octobre 1951 et le 30 juin 1962 illustrent avec chaleur les relations que le philosophe a entretenues avec les poètes de son temps. Elles montrent d'une part comment Gaston Bachelard avec une puissance d'accueil exceptionnelle trouvait dans une poésie en train de s'élaborer matière à poursuivre ses recherches sur l'imagination. Elles mettent en évidence d'autre part l'importance pour un poète de trouver un interlocuteur de haut bord qui puisse le lire avec perspicacité et le conduire encore plus loin dans sa démarche créatrice. Cette correspondance fonctionne aussi comme le révélateur du visage secret de l'âme d'un philosophe ainsi que d'un poète qui puisait les mots au plus profond de lui-même.
En 1932, Gaston Bachelard participe à un Congrès international consacré à la philosophie de Spinoza. Le texte de la conférence, jusqu'ici non publié en dehors de l'édition hollandaise des Actes et pratiquement inconnue de la critique, permet de comprendre comment les instruments et les dispositifs conceptuels de l'épistémologie bachelardienne étaient déjà bien structurés dès ces toutes premières années d'étude et de recherche. Le texte en question représente en outre l'unique occasion où Bachelard a ouvertement mesuré ses théories épistémologiques à la pensée spinozienne. L'importance historiographique de la redécouverte de cette réflexion particulièrement aigüe donnera sûrement une orientation nouvelle aux études de la pensée bachelardienne.
Pour Gaston Bachelard, le « non » signifie dépasser et compléter le savoir antérieur, la philosophie de la connaissance scientifique doit englober les contradictions. Il établit le profil épistémologique de l?évolution, du réalisme naïf au surrationalisme en passant par le rationalisme classique et élargit le domaine de l?intuition à ce qu?il appelle une « intuition travaillée » s?exerçant dans un espace non analytique.
Autodidacte adopté par la Sorbonne, Bachelard fait songer à un faune rêveur et barbu invité au banquet des philosophes. De quel bois se chauffent les poètes ? Le charme de cette cosmogonie miniature tient dans l'allure presque dansante d'une écriture-promenade où le feu sert de principal aliment à l'imagination. Celle d'un La Fontaine qui aurait remplacé les animaux par les éléments.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.