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Encre brute
Baccelli Jérôme
PG DE ROUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9782363710499
- Le diable ?À quoi le reconnaîtrez-vous donc, votre diable ? Le professeur avait pris un air effrayé. - Ses actes parleront pour lui. Et s'il le faut, s'il faut d'abord en faire un prince du mal avant de le sacrifier, s'il faut le porter au pinacle pour mieux l'en faire descendre, eh bien nous le ferons. De son règne jailliront les gisements d'encre brute, de ses crimes éclatera l'apocalypse annoncée, comme l'a prédit l'oracle"... Al-Majid, l'assassin appelé à devenir le futur raïs de Babylone, s'entretient en prison avec l'évangéliste Lindsay Steward, à la solde des services secrets américains, lui aussi condamné à mort... Il vient de comprendre que tuer ne suffit pas à conjurer le sort. A l'oracle de la Bible, il va devoir opposer sa propre malédiction. La main qui tue sera aussi celle qui écrit... Un conte des Mille et Une Nuits transposé dans l'Irak de Saddam Hussein sur fond de guerres et de coups d'état sanglants.
« J?ai tout planté, je vais tout déconstruire et je suis un homme heureux. Un homme quitte sa femme, son entreprise et son patron ? John Edward Forese, plus grand financier de la planète ? pour faire un tour du monde en radeau. Là, seul face à l'horizon et aux étoiles, échappant à tous les repères et revivant le souvenir d'une nuit mythique passée à contempler des tableaux dans un couvent de Corte, il retrace l'histoire de la fascination des hommes pour le vide. De l'étude de l'éther par les philosophes de l'Antiquité à Einstein, des ciels de Van Gogh aux monochromes de Klein, de Google à Radiohead et aux logiciels de spéculation boursière, il dresse le tableau d'une époque. Face à l'étrange dynastie de ces chercheurs du vide, perpétuellement en avance par rapport à leur temps, il finit aussi par s'interroger sur le lien secret entre Forese, aux origines familiales troubles, et les scientifiques qui l'ont précédé: et si le secret de l'édifice mondial ne tenait qu'à un mot... un tableau... ou au regard des iguanes du Mexique?
Résumé : "Tous les occupants de l'étage analogue paraissaient avoir une très bonne raison de ne pas atteindre le lieu auquel ils étaient destinés". Trois employés mis le même jour à la porte de leur entreprise se retrouvent dans un ascenseur avec le financier à l'origine de leur départ. Soudain l'appareil s'immobilise. Les portes s'ouvrent sur un étage recouvert de sable : une terra incognita. En un instant le monde auquel ils ont tout donné au mépris de leur propre vie se trouve effacé. Quand la mécanique se grippe, c'est l'occasion d'un sursaut. Arrachés à la course au profit et au temps, ces exilés de l'intérieur vont entreprendre de reconstruire leurs projets, leurs souvenirs, leurs relations. Réinventer un monde. L'auteur tire parti des bifurcations qui hantent chaque trajectoire et qu'on hésite à suivre. Ce faisant, il réinvente le roman de la conquête, à travers une parabole qui fera vaciller les certitudes les mieux établies. Jérôme Baccelli est né en 1968. Consultant à l'international en Télécommunications, il a vécu à Bruxelles, Copenhague, Madrid, Lisbonne, avant d'occuper un poste en Chine puis à la Silicon Valley, où il explore les rapports du monde contemporain à l'illusion et au vide. A un étage près est son sixième roman.
La paie du samedi a pour cadre historique les années de l'immédiat après-guerre et aborde le problème de la difficile réinsertion des partisans dans la vie civile. A travers la Résistance, le jeune Ettore a connu l'ivresse de l'aventure au milieu des dangers. Mais une fois l'ennemi vaincu, lorsque revient la paix, comment se résigner à la monotonie des jours ? Comment prendre le chemin de l'usine après la rude saison des embuscades et des combats ? Ettore cède aux mirages d'un substitut de vie guerrière et se joint à un groupe de forbans bien organisés. Ils parcourent le Piémont, se livrent à des trafics clandestins et exercent leur chantage sur des personnes compromises avec le régime déchu. Au bout de quelques mois, cependant, l'amour qu'il éprouve pour Vanda oblige Ettore à sortir de l'impasse dans laquelle il s'est engagé. Il s'apprête à donner congé aux rêves de sa jeunesse quand un stupide accident tranche net le récit La réadaptation aurait-elle été impossible, ou, plus largement, l'homme est-il, quoi qu'il fasse, soumis à un destin aveugle ? Ce n'est pas le moindre mérite de ce livre que d'être un document de l'histoire d'une génération , écrivait Italo Calvino en 1950, après avoir lu le manuscrit de La paie du samedi. Ce roman nous touche aujourd'hui par sa dimension d'éternelle humanité. On aimera aussi la frappe du style, sa vigoureuse concision.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.