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Le jour et la nuit
Baby Yvonne
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246001348
Une femme, Nora, parle, et se parle. Quelqu'un, là, écoute cette voix, écoute ce songe qui pourrait ne jamais finir, qui voudrait cerner " l'espace du dedans ", qui essaie de saisir, à la cadence du temps passé, et présent, le contour d'un paysage intime. En somme, un songe br-lant où s'inscrit le destin de deux hommes que Nora, leur fille, a regardé vivre, et mourir. Deux hommes donc, deux pères - Raynal et l'autre, le " vrai " - qui ont été des communistes, et des intellectuels militants, qui ont été " soldats " du parti pendant les années noires, qui ont partagé, ensemble, ou séparément, un même combat, un même rêve, un même espoir. Le jour et la nuit, ces hommes, mais, au fond, le sait-on ? Oui, comment savoir qui est qui ? se demande Nora, pensive. Interrogation et méditation, révolte et apaisement, une femme de quarante ans tente de survivre, dans les décombres, tente de faire le compte de " la richesse et du dénuement ", tente de lutter contre l'oubli, et d'atteindre un point de clarté à travers l'épaisseur de l'ombre. Et tente aussi de prendre pour sien ce qui lui fut légué et de le donner, par exemple, à Guillaume, son petit garçon qui, page à page, l'escorte, insouciant.
Résumé : C'est 1944, une période tranchante, Klara la vivra en partie près de son père, et près de Marthe, au sommet d'une colline, dans cette ferme passagère, inachevée et clandestine du Massif central. Klara se sépare de sa mère à la gare Matabiau de Toulouse, les mouchoirs de l'adieu se mêlent aux nuages, après le tournant, Klara continue à agiter le sien. Une pochette en pur fil, a dit sa mère - ce mouchoir blanc, un viatique, que Klara va rouler dans son poing serré, boule de moiteur, de larmes, et qui franchira avec elle le pas d'un exil, sans plus de sol ni de terre, se dira-t-elle, adulte. Et elle, pendant ces jours et ces jours de 1944, qui s'entêtent, elle, qui est-elle à grelotter, à étreindre des briques brûlantes contre une chemise et des draps si rêches? Pas de peinture, ni de chaux sur les murs, les souris descendent le long des pierres, les planches du parquet laissent des échardes sur les pieds nus et les fenêtres embuées n'ont pas ces fougères de givre, qui cristallisent les songeries. Qui deviendrai-je? se demande Klara du matin au soir, la révolution et la guerre, quelle différence? Elle ne se souvient plus de ce qu'elle croyait savoir - peut-être pressent-elle que l'espoir doute de l'espérance.
Journaliste, Yvonne Baby a créé et dirigé le service culturel du journal Le Monde dans les années 1970 et 1980. Écrivain, elle est l'auteur de plusieurs romans: Oui, l'espoir (prix Interallié 1967), Kilroy, La vie retrouvée, puis dans la collection L'Arpenteur, aux Éditions Gallimard, Gris paradis et La femme du mur.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.