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Vera Molnar. Pas froid aux yeux
Baby Vincent - Franco Francesca - Molnar Vera - Gr
B CHAUVEAU
19,00 €
Épuisé
EAN :9782363063021
Catalogue de l'exposition monographique à l'Espace de l'Art Concret du 30 janvier au 31 mai 2021 puis au musée des Beaux-arts de Rennes du 9 octobre 2021 au 9 janvier 2022, cet ouvrage présente le travail de l'artiste Véra Molnar. Cette exposition est une première collaboration entre deux institutions culturelles françaises qui ont comme point commun une vraie spécialité dans le domaine de l'art abstrait après 1945 et de l'art concret en particulier. Artiste prolifique encore en activité à l'aube de ses 97 ans, Véra Molnar place sa pratique entre art concret, art construit et art conceptuel. Elle est également considérée comme une pionnière du dessin par ordinateur, ayant contribué à partir des années 1960 au mouvement de l'art numérique. L'exposition, sans pour autant se placer comme une rétrospective, vise à présenter les multiples visages de Véra Molnar en proposant des oeuvres créées entre les années 1960 et aujourd'hui (tout en évoquant brièvement les prémices des années 1940). Le catalogue s'appuie sur une sélection des oeuvres des deux expositions, structurée autour d'une problématique principale qui pose la question de l'usage de la machine dans le processus créatif de Véra Molnar. Un regard particulier sur les apports de cette artiste majeure de l'art abstrait au champ particulier de l'art numérique peut ainsi constituer un fil conducteur. L'ouvrage s'accompagne des textes de Vincent Baby , historien de l'art spécialiste du travail de Véra Molnar et de Francesca Franco, historienne de l'art et auteure de l'ouvrage The Algorithmic Dimension sur l'art numérique.
Les genres sont-ils des organismes vivants ? Ils naissent et meurent, se heurtent souvent et rivalisent, échangent aussi, à partir de frontières communes, d'importants territoires. Par sa plasticité, la fiction narrative, fort accueillante aux divers registres, aux vers et à la prose, à la pluralité des énonciations, se prête donc mieux qu'aucun autre genre à l'étude des phénomènes d'intergénéricité. Afin de saisir les fonctionnements contextuels de ces échanges, de ces rencontres et de ces conflits et tenter d'en tracer une histoire, l'enquête porte sur les jeux d'alliances formelles, thématiques et énonciatives, du Moyen Age au XXe siècle. Grâce aux contributions des spécialistes des différents siècles littéraires, se dessine un parcours de l'hybridation qui permet de saisir les processus de création, de remodelage, de destruction, dans leur plus grande diachronie. Du " roumanz " du XIIe siècle aux personnages gidiens, des nouvelles humanistes de la Renaissance aux fictions impures de Montesquieu, des bergers de L'Astrée aux récits de voyage, l'ensemble des contributions, par leur variété, montre que l'hybridation générique n'est la spécialité ni d'une époque ni d'un groupe ou d'une école rêvant de renverser les genres établis, mais constitue au contraire un véritable lieu commun des poétiques classiques, humanistes et postmodernes.
Baby Vincent ; Montaudoüin Evelyne de ; Bertrand O
Ode Bertrand est le peintre de la ligne. De toutes les lignes : fines, droites, horizontales, verticales, obliques, juxtaposées, croisées. Noires aussi, toujours, et tracées de façon minutieuse, avec une précision parfaite, sur une surface blanche. Ses tableaux sont peints, même si ses lignes sont réalisées avec un autre outil que la brosse, le tire-ligne. Il ne s'agit pas de dessin cependant, bien que la technique et le rendu de ces oeuvres s'y apparentent directement. Quoi de plus naturel qu'Ode Bertrand consacre aussi une partie de son activité créatrice à oeuvrer sur papier ? C'est la raison de cet ouvrage introduit par un texte de Vincent Baby et complété d'un entretien de l'artiste avec Evelyne de Montaudoüin : montrer pour la première fois et de façon développée ses travaux sur papier. On verra les différentes techniques utilisées par Ode Bertrand, de la peinture acrylique à la mine de plomb, en passant par le collage, son emploi des lignes plus ou moins épaisses qui se croisent ou se recoupent ou qui courent de manière continue, son insistance sur le motif disposé sur la feuille ou au contraire ses réseaux qui en occupent toute la surface. On découvrira aussi comment elle a évolué de ses débuts en 1973 dans le monde de l'informel à l'exploration systématique et toujours recommencée des tracés géométriques. Et toujours, avec un même plaisir. Serge Lemoine
Résumé : Vera Molnár a été lauréate du prix d'Honneur AWARE en 2018. Ce prix symbolise la nécessaire reconnaissance de grandes artistes femmes dont l'oeuvre et la carrière ont trop souvent été méconnues ou redécouvertes tardivement dans le cadre de rétrospectives partielles. Ce prix s'accompagne de la publication d'un long entretien qui est l'occasion d'entrer dans les détails de leur vie, de leur parcours et leurs rencontres.
Résumé : Au travers de deux cent cartes, des illustrations, des extraits des sources historiques et des textes de synthèse rédigés par plus de soixante-dix spécialistes, historiens, géographes, anthropologues ou politologues, l'Atlas des migrations en Méditerranée de l'Antiquité à nos jours montre comment les migrations ont façonné les sociétés et les cultures méditerranéennes sur la longue durée. Il évoque les territoires et structures qui encadrent, contrôlent ou accompagnent les migrations (routes, frontières, ports, lieux d'accueil, cadres politiques et juridiques), les différents acteurs de mobilités (marchands, travailleurs, esclaves, hommes d'Etat, exilés et bannis, religieux, intellectuels, touristes ou artistes), avant de porter attention aux modalités de contact entre les migrants et les sociétés d'arrivée (invasions, colonisations, transferts, cosmopolitismes, xénophobie). Dans chacun des seize chapitres, les doubles pages thématiques, où se croisent les époques, laissent le choix d'une lecture continue ou fractionnée. L'ouvrage s'adresse à un lectorat curieux de mettre en perspective le phénomène migratoire qui, sous les feux de l'actualité, suscite des discours aux formules lapidaires et parfois outrancières.
La construction de lattes fabriquées par une machine renvoie a son origine matérielle, et, en même temps, le noir de sa surface brulée a la prochaine phase inévitable d'un cycle éternel: naissance, croissance, appropriation pour l'utilisation par l'homme, destruction et désintégration. L'intervention de Rainer Gross envisagée en extérieur au manoir de Kernault, entre dans la logique d une réinterprétation du lieu, et cherche un dialogue entre l'enceinte du Manoir et son parc. « Mon projet pour Kernault est inspiré par le caractère « transitoire » de ce site historique, oscillant entre nature et architecture, entre « le sauvage » et « la culture ». Avec l'aide d'éléments existants et la métaphore de l'eau, les deux installations marquent une zone de transition entre l'extérieur et l'intérieur, entre l'éphémère et le durable. La première structure est placée au-dessus de l'ancien lavoir dans le parc du manoir. Ce bassin, qui s'intègre dans un système de régulation indispensable à l'agriculture, utilise un ruisseau canalisé en contrebas. La construction en lattes de bois, telle qu'elle est pensée, est une installation-objet qui par sa forme et sa couleur se détache de son milieu tout en lui faisant écho. Cette « sculpture », qui reprend le plan du lavoir (en sens inverse), est placée en oblique sur le muret du petit pont. L'arrondi et les murs rectilignes à sa base se transforment vers le haut en contours ondulatoires. Le volume ainsi créé surplombe le lavoir et dépasse légèrement sur le chemin du pont. Le spectateur qui se penche en avant pour y entrer se retrouve dans un espace isolé qui dirige le regard à l'horizontale vers le ruisseau a travers champs et, en haut, vers le ciel qui se reflète dans l'eau courante du bassin. Ce projet offre une expérience sculpturale tout en activant la charge mémorielle du lieu. Il joue avec une inversion de notre perception spatiale et invite le spectateur a un voyage contemplatif. » Rainer Gross
Noël Bernard ; Monod-Fontaine Isabelle ; Szymusiak
François Rouan est de ceux qui ont regardé Matisse. Les papiers découpés des années 1965-1966 en témoignent d'abord: tout a commencé avec ces travaux sur papier, colorés, découpés, entrecroisés, retournés ou tressés. Mais déjà la découpe ne sert pas seulement à quantifier la couleur. Elle devient pour Rouan, un outil ou mieux, un modèle, pour arracher le plan moderniste à la tentation du lisse, de la pureté simplificatrice et minimaliste. Des premiers papiers aux toiles tressées de plus en plus complexes des années 1969-1970, tressées dessus/dessous, dedans/dehors, à trois ou quatre trames, la peinture a fait surface, littéralement. Le champ du tableau se fend et s'ouvre pour produire une épaisseur de sillons et de plis, pour laisser passer du corps. Aujourd'hui, le travail de peinture de François Rouan reconduit ces mêmes procédures de tressage, toujours pour ouvrir le plan du tableau à plus de corporéité, pour affirmer la réalité d'une rugosité, pour faire surgir la présence de corps et de figures non immédiatement identifiables en tant que tels, mais empreints dans la substance même du tableau. Le livre La découpe comme modèle confronte ces deux séquences de travail de peinture de Rouan, distantes de quarante ans: celle des années 1966-1970, et la plus récente, celle des années 2007-2011. Une édition limitée est accompagnée d'une sérigraphie signée et numérotée.ISBN: 9782363600013
Résumé : Le mystère de l'oeuvre de Picasso tient dans le mouvement continu de ses métamorphoses. Il est l'artiste prolifique dont l'écriture est reconnaissable entre toutes et pourtant insaisissable. Le catalogue de l'exposition "Picasso : Donner à voir" est conçu comme un manuel de référence sur l'artiste couvrant la totalité de sa carrière. Il propose un aperçu en quatorze dates-clés des métamorphoses de Picasso. Ces moments charnières au cours desquels il remet en jeu son vocabulaire, invente des procédés inédits, codifie un style nouveau sont présentés à l'appui d'une riche iconographie ainsi qu'une chronologie. Les textes historiques sont introduits par des essais transversaux qui apportent un point de vue général et original sur l'oeuvre et la démarche de Picasso. Cette exposition est organisée dans le cadre de "Picasso-Méditerranée", manifestation culturelle internationale qui se tient de 2017 à 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre "obstinément méditerranéenne" de Pablo Picasso. A l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans la création de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré offre une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.