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La tragi-comédie de Corneille à Quinault
Baby Hélène
KLINCKSIECK
23,40 €
Épuisé
EAN :9782252033241
Qu'est-ce que la tragi-comédie du XVIIe siècle français ? Des pirates qui enlèvent des princesses, des voleurs qui détroussent des gentilshommes, des naufrages qui font échouer sur des îles lointaines des amants désespérés, et... une Infante qui pleure sur ses amours impossibles. C'est surtout un paradoxe. Paradoxe d'un genre partout célébré mais toujours ignoré : qui se souvient que la tragédie la plus connue de tout le théâtre français, Le Cid, fut d'abord, en 1636, une magnifique tragi-comédie ? Paradoxe d'une création dramatique qui trahit ce que son nom semble annoncer, tant elle est loin de se réduire au simple mélange de deux genres. A son âge d'or, dans la décennie 1630-1640, la tragi-comédie témoigne d'une esthétique singulière dont le présent ouvrage, par l'analyse de plus de cent vingt pièces, décrit les principes fondateurs. Cette enquête s'appuie sur les débats de ces années Richelieu, où la tragi-comédie occupe une place privilégiée : tous les théoriciens raisonnent à partir d'elle, sans jamais pourtant la définir, si ce n'est pour la nier. Victime de ce piège critique, la forme disparaîtra très vite, et les créations d'un Quinault, à peine vingt ans plus tard, la réduiront à un catalogue de procédés romanesques, avatar qui passe encore trop souvent pour l'original. Ce livre, dans sa double démarche, théorique et pratique, permet de saisir la spécificité d'une forme et l'ampleur de ses significations, et de lui reconnaître le rôle majeur qu'elle occupe dans l'établissement de la modernité théâtrale.
Journaliste, Yvonne Baby a créé et dirigé le service culturel du journal Le Monde dans les années 1970 et 1980. Écrivain, elle est l'auteur de plusieurs romans: Oui, l'espoir (prix Interallié 1967), Kilroy, La vie retrouvée, puis dans la collection L'Arpenteur, aux Éditions Gallimard, Gris paradis et La femme du mur.
Une femme, Nora, parle, et se parle. Quelqu'un, là, écoute cette voix, écoute ce songe qui pourrait ne jamais finir, qui voudrait cerner " l'espace du dedans ", qui essaie de saisir, à la cadence du temps passé, et présent, le contour d'un paysage intime. En somme, un songe br-lant où s'inscrit le destin de deux hommes que Nora, leur fille, a regardé vivre, et mourir. Deux hommes donc, deux pères - Raynal et l'autre, le " vrai " - qui ont été des communistes, et des intellectuels militants, qui ont été " soldats " du parti pendant les années noires, qui ont partagé, ensemble, ou séparément, un même combat, un même rêve, un même espoir. Le jour et la nuit, ces hommes, mais, au fond, le sait-on ? Oui, comment savoir qui est qui ? se demande Nora, pensive. Interrogation et méditation, révolte et apaisement, une femme de quarante ans tente de survivre, dans les décombres, tente de faire le compte de " la richesse et du dénuement ", tente de lutter contre l'oubli, et d'atteindre un point de clarté à travers l'épaisseur de l'ombre. Et tente aussi de prendre pour sien ce qui lui fut légué et de le donner, par exemple, à Guillaume, son petit garçon qui, page à page, l'escorte, insouciant.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.