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La religion des philosophes grecs. De Thalès aux Stoïciens
Babut Daniel ; Lévy Carlos
BELLES LETTRES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782251449487
Quelle a été l'attitude des philosophes grecs face aux traditions de leurs cités, comment caractériser leur théologie, leur conception de la piété, durant les trois grandes périodes que l'on peut distinguer dans l'histoire de la pensée grecque ? Chez les Présocratiques, la critique de certaines croyances populaires n'aboutit jamais à mettre en cause le cadre et les institutions de la religion civique traditionnelle. Tandis que la pensée religieuse de Socrate semble synthétiser des tendances déjà apparues chez ses prédécesseurs, les grands thèmes de la réflexion platonicienne sur les problèmes religieux paraissent tracer le cadre dans lequel s'inscrira désormais la philosophie grecque de la religion. Mais l'exemple d'Aristote et de ses successeurs montre que de très grandes variations sont possibles à l'intérieur de ce cadre : tantôt la spéculation philosophique semble annexer purement et simplement le domaine de la religion, tantôt c'est la philosophie tout entière qui prend une coloration religieuse. Avec Epicure, la philosophie assume entièrement le rôle de la religion traditionnelle, tandis que chez les Stoïciens croyances religieuses et explication scientifique du monde sont devenues totalement indiscemables. Finalement, la pensée religieuse des philosophes grecs, dont il faut noter une certaine continuité, peut se définir par le double refus d'une acceptation inconditionnelle de la tradition et d'une rupture totale avec la religion populaire. Mais entre ces limites extrêmes, toutes les attitudes sont concevables, depuis un agnosticisme plus ou moins avoué jusqu'à un attachement plein de dévotion aux dieux de la cité.
Biographie de l'auteur Jean - Marc Babut est traducteur de la Bible et expert biblique de renommée internationale. Coordinateur de la révision de la Traduction oecuménique de la Bible (TOB) en 1998 et ancien secrétaire de l'Association oecuménique pour la recherche biblique (AORB), il est notamment l'auteur, aux Editions du Cerf, de Lire la Bible en traduction (1997), Actualité de Marc (2002) et À la découverte de la Source (2007).
Dans l'urgence de documenter la révolution syrienne s'est exprimé le désir de libérer les mémoires et de briser le monopole de la vérité instauré par les Assad depuis 1970. Ce régime despotique, qui a envahi le moindre recoin de la sphère publique et impose une censure paranoïaque sur les expressions critiques ou dissidentes, a tout fait pour transformer la Syrie en une terre d'oubli. Yassin Al Haj Saleh, jeune militant communiste, est emprisonné en 1979. Il n'en sortira que 16 ans plus tard. Il livre ici un témoignage unique sur sa société, sur les transformations que la détention a lentement opérées en lui, sur les relations entre détenus de différentes obédiences politiques et le devenir contrasté des prisonniers après leur libération. Il révèle ainsi toute une culture politique syrienne, l'ordinaire de la dictature et la force de résistance de ses victimes. La prison a fait de l'auteur un écrivain et un observateur lucide de la société syrienne, en le poussant à acquérir une salvatrice culture autodidacte. Son expérience de la clandestinité et de l'exil, relatée dans deux textes inédits qui prolongent le récit initial, font entrevoir la difficulté, pour lui et les autres militants démocrates syriens, d'une lutte menée sur plusieurs fronts : contre le régime des Assad, contre le jihadisme et contre l'oubli.
Les Eglises confessent toutes leur foi en un " Dieu tout-puissant ", mais comment disculper ce Dieu de la responsabilité du mal ? Quelle sorte de toute-puissance est donc celle qui convient à un Dieu-père, qui accepte d'être rejeté et qui est fort " (1 Co 1, 27) ? A travers une lecture attentive des textes, l'auteur s'attache à " libérer Dieu " du masque qui nous empêche de le rencontrer. L'auteur est pasteur de l'Eglise réformée.
Biographie de l'auteur Jean-Marc Babut, traducteur et expert bibliste au service de l'Alliance biblique universelle, a travaillé pour la TOB et sa concordance. Il poursuit des recherches sur les problèmes de traduction et d'interprétation biblique. Il a publié aux Editions du Cerf : Lire la Bible en traduction (1997) et Actualité de Marc (2002)
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.