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Les crimes contre l'humanité et le principe du self-executing
Ba Malick
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782140289446
Evoquer les crimes contre l'humanité et le principe du self-executing, c'est entrer de plein pied dans un thème d'actualité qui a retenu l'attention dans beaucoup de pays, dans des contextes particuliers, avec des personnes déterminées, actrices comme victimes, clairement identifiées. Cependant, un principe de base domine les différences et controverses liées à l'applicabilité directe. Il s'agit du caractère auto-exécutoire (self-executing) du traité. Un instrument est considéré comme tel, lorsque la norme internationale est suffisamment claire et précise pour conférer des droits ou des obligations aux particuliers dans l'ordre juridique interne, sans que les Etats aient à adopter de mesures d'exécution. Le self-executing devrait être un moyen efficace pour lutter contre l'impunité et exhorter les Etats à jouer pleinement leur rôle de garants de la protection des droits de l'Homme. Il faudrait donc repenser la compétence des juridictions nationales pour connaitre de l'infraction de crime contre l'humanité devenue courante. Il convient également de revenir au principe du self-executing, gage d'efficacité pour une sanction efficiente. Recourir aux lois d'adaptation, c'est prendre le risque d'une impunité graduelle, au détriment d'une justice universelle. C'est donner la possibilité aux Etats de faire voter des lois fantaisistes afin de mettre en branle la machine humaine de justice.
Avec ce livre de Daha Chérif Ba, l'on est en présence d'un discours qui renseigne avant tout sur l'attention accordée à la vallée du fleuve Sénégal par les (entrepreneurs) politiques, les " experts du développement ", les chercheurs en sciences sociales, etc... Mais la vallée du fleuve Sénégal retient aussi l'attention à cause de son statut de foyer de départ migratoire ancien et dynamique... Elle se donne également à lire dans la littérature savante comme un lieu de mémoire riche de ses micro-restes archéologiques, de ses gestes et de ses paroles secrètes, sacrées et magiques... Mais, cette image savante ou sacralisée ne doit pas faire perdre de vue la prégnance de celle-ci, prosaïque, qui fait de la vallée du fleuve Sénégal une terre d'élection des figures criminalisées du Maure, du boisselier lawbe et du berger peul. Il importe de souligner l'épaisseur historique du stigmate qui fait de ce biotope un lieu de (re)production de la violence (notamment acquisitive et ludique), de fabrication et de diffusion d'" identités explosives ", de manifestation des formes d'éloge de l'altérité et de l'irréductibilité... Ce livre éclaire sur la cartographie du crime en distinguant comme lieux de déroulement du conflit avec la loi, outre les établissements humains (hameaux, villages, villes éclatées en centre-ville et en " banlieues "), les différents biotopes, affluents et défluents du fleuve Sénégal. L'ingénierie du hors-la-loi en fait aussi des zones-refuges, des étapes de son parcours quotidien. Les auteurs de cette criminalité rurale et urbaine qui revendiquent des appartenances sociales différentes, des schèmes culturels souvent incompatibles, sont mus par des intérêts parfois antagoniques... Ce livre rend davantage compte des tenants et aboutissants du crime de sang et du crime économique, dont l'emmêlement traduit la profondeur des divisions, l'intensité des désirs et la forte détermination des protagonistes. Ba montre que la confrontation avec le colonisateur s'est déroulée essentiellement au XXe siècle dans cet établissement humain où ce dernier élit domicile, accueille le hors-la-loi dit " indigène " pour l'enfermer et le punir dans ses prisons... La référence au suicide, qui clôture les développements de Daha Chérif Ba, constitue, à elle seule, un motif suffisant pour lire cet ouvrage qui est un révélateur du drame humain porté par les gens du crime et par les gens du délit.
Al-Malik Ahmad ; Gaetano Stella ; Adam Hisham ; Ba
Soudan Indépendant depuis 1956, le Soudan moderne est l'un des pays les plus vastes du continent africain. Etymologiquement, son nom dérive de l'expression arabe Bilâd as-Sûdân, " le pays des Noirs ", qui désignait l'ensemble de l'Afrique saharienne à l'époque médiévale. Depuis au moins deux décennies, la diversité culturelle et religieuse (il est l'héritier des civilisations pharaonique, chrétienne et musulmane), mais aussi la dictature, la guerre civile et ses conséquences comme la misère et le sort des déplacés, se reflètent dans la production littéraire. Les auteurs des six nouvelles rassemblées ici sont d'origine arabe, nubienne, sudiste ou darfouri. Tous écrivent en arabe, mais mettent en scène des personnages venus des quatre coins du pays, avec leurs coutumes et leurs caractéristiques. Les faits évoqués sont souvent graves, mais l'habileté et l'élégance des auteurs, l'humour et le Style onirique de certains. qui n'est pas sans rappeler le réalisme magique sud-américain, les transforment en petits bijoux, témoins à la fois d'une dure réalité et d'une littérature qui ne demande qu'à être découverte.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.