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De Corinthe à la rue d'Ulm. La collection Paul et Yvonne Mercier
Azzi Clothilde ; Jaillet Martin ; Naar Mathilde
HERMANN
35,15 €
Épuisé
EAN :9791037022165
Le 13 mars 1922, Gustave Lanson, directeur de l'Ecole normale supérieure de Paris, informe le notaire de Paul Casimir Mercier (ancien élève, promotion Lettres 1883) que la collection de terres cuites grecques qu'il a léguée à l'ENS a été installée sous vitrine dans la bibliothèque des Lettres. Après être resté en sommeil dans des cartons pendant près d'un siècle, cet ensemble de quarante-trois objets est redécouvert fortuitement dans la bibliothèque de l'ENS en 2015. Dès lors, l'étude, la publication et la valorisation de ce mobilier archéologique inédit (céramiques, figurines et objets de terre cuite, de marbre et de bronze) sont entreprises par un groupe d'étudiants et étudiantes, en collaboration avec la bibliothèque des Lettres et le laboratoire AOROC. Le livre présente les résultats de ce travail collectif : un catalogue scientifique abondamment illustré, une analyse de synthèse et un parcours dans les archives, fruits d'une enquête minutieuse sur les anticomanes de la Belle Epoque. On y découvre l'histoire tumultueuse d'une collection plus riche qu'il n'y paraît au premier abord, de Corinthe à Paris en passant par Nantes, au tournant du xxe siècle.
Je sais que je suis raciste, peut-être même envers plusieurs groupes. Je le regrette; je préférerais dire que je ne suis pas d'accord avec certains groupes et, pourtant, il m'arrive d'avoir des accès jubilatoires quand des ennuis arrivent à un des groupes vis-à-vis desquels je me considère raciste. Je sais aussi que je ne voterais jamais pour un parti, nationaliste par exemple, qui aurait le moindre relent raciste. Je suis contre le racisme. Je sais encore que je ne suis pas excentrique; je me considère dans la moyenne des gens. Je suis également un scientifique et non un rêveur. Mes convictions que le racisme est quasi universel sont donc basées sur une interprétation de recherches fiables et cohérentes. Cette interprétation n'est pas farfelue, même si nombre de collègues ne l'acceptent pas publiquement. J'écris ce livre avec la conviction que les conséquences les plus néfastes du racisme disparaîtront ou diminueront si l'on accepte tout d'abord ce côté nauséabond de notre personne. Se battre contre ce que l'on ignore ou occulte est totalement vain. Améliorer ses faiblesses commande qu'à tout le moins on soit conscient de ses déficiences." Jacques-Philippe Leyens
La grande variété des sites, du nord au sud de l'Italie, aussi bien que la douceur du climat, ont, de tout temps, inspiré les empereurs, les princes, les seigneurs et les propriétaires terriens, les incitant à bâtir de grandes demeures rurales. Les nombreuses villas qui entourent Rome, Florence, Mantoue ou Vérone aussi bien que Naples ou Palerme illustrent la diversité, à travers le temps et à travers l'espace, de la notion de villa ; elles expriment aussi toutes les variations possibles de la notion de paysage et d'espace naturel, en face du milieu urbain et de l'espace construit. Ainsi la villa, conçue comme lieu d'évasion et de délassement, résulte de l'heureuse combinaison de l'oeuvre de l'homme avec le contexte naturel qui s'offre à elle. Fruit d'une importante recherche, cet ouvrage présente sous tous ses aspects - historique, esthétique, architectural, artistique - ce "phénomène" de la villa au cours du Quattrocento et du Cinquecento, une des périodes les plus brillantes de l'architecture, où ont collaboré les commanditaires les plus prestigieux, les architectes, les peintres, les sculpteurs et les décorateurs les plus renommés.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?