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L'invention de la musique moderne. Vienne, Paris, 1913
Azouvi Cyril
PERRIN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782262097721
1913, naissance de la modernité. En 1913, à deux mois d'intervalle et aux deux extrémités de l'Europe, deux concerts de musique classique déclenchent les pires scènes d'émeute qu'on ait jamais vues dans ce monde d'habitude très guindé. En mars d'abord, à Vienne, des oeuvres de Schoenberg, Berg et Webern déclenchent un véritable pugilat au cours duquel la police doit séparer partisans et opposants de cette musique terriblement dissonante. En mai, ensuite, à Paris, c'est la création du Sacre du printemps de Stravinsky qui dégénère en bataille rangée dans le tout nouveau Théâtre des Champs-Elysées. Aujourd'hui encore, ces deux soirées restent connues comme les plus grands scandales de l'histoire de la musique dite " savante ". Ces esclandres n'ont pas eu lieu fortuitement. Ils se produisent à un moment où l'Europe artistique et culturelle est en ébullition. Dans tous les domaines - peinture, sculpture, musique, architecture, danse, littérature, philosophie, sciences -, les formes et les certitudes héritées des siècles passés sont malmenées, remises en question, piétinées. Le cubisme de Picasso, l'expressionnisme de Kandinsky, le ready-made de Duchamp, la relativité d'Einstein, la psychanalyse de Freud : partout, la subjectivité et l'abstraction font irruption sur le devant de la scène. Pour nous faire vivre ces deux soirées historiques, deux personnalités, parmi une profusion de témoins : Stefan Zweig, à Vienne, et Jean Cocteau, à Paris. Jeunes écrivains à l'époque, connectés à tous les artistes de leur temps, fous de musique, ils sont les mieux placés pour nous faire sentir le basculement d'une société héritée du XIXe siècle vers celle que nous connaissons aujourd'hui. Ce que racontent ces deux concerts-scandale de Paris et Vienne, c'est la naissance de l'art moderne. Un art plus difficile d'accès, qui ne caresse pas l'auditeur ou le spectateur dans le sens du poil. Un art qui ne se pose pas la question du beau dans les mêmes termes qu'avant. Un art qui, en définitive, prend le parti de laisser sur le bord de la route une grande partie du public, rebuté par un langage qui lui devient étranger. C'est ainsi que, pour beaucoup ? et c'est un paradoxe ? , la musique s'est arrêtée en 1913.
Samia Essabaa a quarante-deux ans, elle enseigne l'anglais au lycée Théodore-Monod de Noisy-le-Sec. Cyril Azouvi est journaliste à Management. Il a publié avec Sonia Imloul Enfant bandits?
Résumé : 1942 est une année de bascule : sur tous les théâtres - Pacifique, Afrique du Nord, Front de l'Est - la Seconde Guerre mondiale change de dynamique. Après une domination allemande en Europe et japonaise dans le Pacifique, les alliés reprennent l'initiative par une série de victoires militaires et d'avancées technologiques (projet Manhattan, bombardement stratégique...). Mais 1942 laisse aussi une empreinte indélébile sur les sociétés européennes, la Shoah prenant alors sa dimension industrielle tandis que les Résistances partout émergent avec force. Pour rendre compte de cette année exceptionnelle, ce livre mobilise tous les outils de l'histoire, avec plus de 70 pages d'infographie, une iconographie originale et des textes accessibles synthétisant les connaissances actuelles. C'est donc à une narration profondément renouvelée de ce moment charnière que nous invitent les auteurs, dans une démarche appelée à faire date par l'originalité des moyens mobilisés et la qualité graphique de sa réalisation.
Azouvi François ; Berthoz Alain ; Worms Frédéric ;
Ce qui rend le présent volume des Annales bergsoniennes exceptionnel, ce n'est pas seulement l'importance et la diversité des études qu'il rassemble, issues du Congrès du centenaire de L'Evolution créatrice, qui fut tenu en 2007 au Collège de France et à l'Ecole normale supérieure, avec le soutien de la Société des amis de Bergson, et du service des Célébrations nationales du Ministère de la Culture. C'est aussi qu'il fait ressortir les deux pointes par lesquelles ce livre surgit d'emblée dans son moment propre, et encore aujourd'hui dans le nôtre. "Epistémologie": c'est en effet la question de l'évolution, qui ressortira de nouveau avec force, avec les controverses suscitées par le livre de Bergson. "Métaphysique": c'est la question de la création, que Bergson accole à celle de la vie, non pas comme un fondement transcendant venant contester la théorie scientifique, mais comme un fait empirique, immanent, venant la compléter de l'intérieur. Epistémologie et métaphysique: c'est donc bien, aujourd'hui comme alors, la manière tendue dont se pose le problème de la vie, entre ses contraintes théoriques et sa signification ultime, à l'heure aussi où le vital semble prendre un sens d'abord négatif et urgent, sans perdre entièrement sa puissance de surprise et de nouveauté. Les études rassemblées ici, interdisciplinaires, internationales, venues de spécialistes éminents et de jeunes chercheurs, ne témoigneront donc pas seulement de l'importance d'une oeuvre centenaire, et du renouveau des études qui l'entourent, mais aussi d'un problème présent. Cet important dossier, coorganisé avec le Pr Anne Fagot-Largeault, est complété par un inédit (un échange de correspondances autour du pragmatisme) et quatre articles de "varia". Biographie de l'auteur Anne Fagot-Largeault, M.D., Ph.D., docteur ès Lettres, est professeur au Collège de France, Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales. Elle est co-auteur, avec Daniel Andler et Bertrand Saint-Sernin, de Philosophie des sciences (2 vol., Paris, Gallimard, 2002). Frédéric Worms est professeur d'histoire de la philosophie contemporaine à l'Université de Lille III (membre de l'UMR "Savoirs, textes et langage") et directeur du Centre international d'étude de la philosophie française contemporaine à l'École normale supérieure de Paris.
En France, tout le monde a une opinion sur Descartes: les philosophes, ce qui est normal; mais aussi les écrivains, les hommes politiques, les ecclésiastiques, les architectes ou les savants. Car c'est devenu une de nos vérités nationales: Descartes représente la France, et les Français ont l'esprit cartésien. Etranges assertions, à la vérité, dont il y a lieu de se demander comment elles se sont formées, comment ce philosophe mort hors de France en 1650 a pu finir par incarner une nation toute entière. Telles sont les interrogations qu'explore, en les renouvelant, le présent ouvrage. Comment se peut-il, demande François Azouvi, que tant de fois catholiques et athées, droites et gauches, nationalistes et républicains se soient déchirés au sujet de cette figure à la fois emblématique et contreversée. Qu'y avait-il dans la philosophie de Descartes qui pût alimenter trois siècles et demi de disputes et fabriquer ce mythe d'une France cartésienne? Au fil des chapitres, c'est toute l'histoire intellectuelle et politique de la France, de 1650 à nos jours, qui est revisitée pour comprendre le fait énigmatique et singulier d'un philosophe prêtant son nom à un pays pour en façonner l'identité.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.