Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Textes en graines
Aymès Thierry
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343156392
Les êtres humains sont des "plantes à graines". Cette image me vint spontanément. Plus exactement, chacun de nous est bien plutôt un animal graine qui contient et protège l'embryon d'un être humain. Il était important de le préciser, car, à quelques exceptions près, l'humain n'est pas un être, il est un "peut-être" dont l'advenue, la plupart du temps, n'est rendue possible que par le biais d'une faveur, d'une brèche soudaine, d'une grâce, et qu'un vouloir ferme et doux, une détermination souple, doit soutenir. Les printemps sont rares dans la vie d'un animal-graine qui garantissent l'essor d'un possible, et une fois semée, une graine doit être arrosée. Elle ne doit pas cependant l'être n'importe comment. Il faut tout d'abord chercher à la comprendre pour lui donner la quantité d'eau dont elle a besoin, au moment le plus opportun. Idéalement, sa nourriture doit lui être servie à la "bonne heure". A se contenter de l'aimer, on risque de n'aimer que soi et lui transmettre notre peur de la perdre. Ne pas aimer beaucoup, mais aimer bien ; préférer la qualité à la quantité. Les graines ne demandent qu'à devenir ce qu'elles sont en puissance et pourtant... Elles s'en remettent au jardinier ; à son bon vouloir, à sa science, en même temps qu'au temps qu'il fait."
D'aucuns ne manqueront pas de critiquer sévèrement le concept original, voire inédit de ce livre. A l'époque des selfies compulsifs, on pourrait en effet confondre cet exercice avec celui des Narcisse que notre société de surconsommation fabrique à la chaîne, mais détrompez-vous ! Cette entrevue singulière n'est que la mise en forme, à peine provocatrice, de la définition socratique de la pensée, à savoir : un dialogue de l'âme avec elle-même.
Et si une chanson dite de "variété" nous permettait de comprendre une notion essentielle de philosophie ? Si, en quelques strophes, nos chanteurs préférés parvenaient à nous familiariser avec les plus grands philosophes ? Croyez-le ou pas, Laurent Voulzy pourrait bel et bien être un platonicien qui s'ignore ; quant à Jenifer, elle devient l'héritière du siècle des Lumières, tandis que Michel Sardou se fait le porte-voix involontaire de Sénèque... En d'autres termes, chacune des chansons à succès évoquées dans le présent livre recèle un trésor que vous ne soupçonniez pas.
Résumé : 50 Petites leçons de philosophie par Claude François, Laurent Voulzy, Léo Ferré, Michel Sardou et les autres... Et si une chanson populaire de moins de 3 minutes pouvait nous faire approcher une notion philosophique indispensable ? C'est en se posant cette question surprenante que Thierry Aymès a eu l'idée de ce livre de philosophie pas comme les autres ! Au menu, 50 tubes inoubliables qui permettent d'aborder - le plus sérieusement du monde - 50 philosophes incontournables. Le génie de Thierry Aymès est d'oser associer Aristote et Claude François (Comme d'habitude), Platon et Laurent Voulzy (Désir, désir), Kant et François Feldman (Joue pas), Sénèque et Michel Sardou (La maladie d'amour), Jankelevitch et Léo Ferré (Avec le temps) et même Nietzsche et Bézu ! Un livre pas comme les autres qui va faire aimer la philosophie et les grands philosophes !
La pensée" n'est pas "le penser", et a fortiori, n'est pas "l'acte de penser" même. Il n'est que de se pencher sur la différence grammaticale qui existe entre un participe passé (bien que substantivé) et un verbe laissé à la vitalité, au souffle qu'il sous-entend. L'auteur s'est essayé à l'élucidation folle de ce problème philosophique aporétique en diable et qui contraint qui s'y colle à déborder du vase de réflexion classique. C'est que l'acte de penser, pareil à l'horizon qu'à la lettre on ne peut approcher, est transcendant par essence ; entendons plus simplement par là qu'il est irreprésentable, innommable. Le "Je" censé le phénoménaliser dans la langue est peut-être l'illusion suprême, bien en deçà du "Moi" avec lequel on l'a longtemps confondu. La lumière qui éclaire ne s'éclaire pas elle-même. C'est alors que l'acte de penser s'apparente au bruit que fait une rivière, au chant d'un oiseau. L'acte de penser est sans retour, l'être spécifique de l'humain... Sa geste propre. Un livre concédant en partie au jargon universitaire, mais riche de conséquences dans les domaines de l'art et de la spiritualité.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.