Afroscopie, Revue savante et pluridisciplinaire sur les Communautés d'Afrique noire et de diasporas, souhaite, en son deuxième volume, penser et repenser, dans une rationalité critique, le paradigme de la diaspora en vue de comprendre davantage les enjeux éthiques d'un leadership politique, économique et social que peuvent assumer les diasporas africaines et noires par rapport à certains pays du Sud qui ont du mal à émerger dans le concert des nations. Nous voulons mettre les diasporas devant leurs responsabilités multiformes face à leur propre développement, au développement du continent africain et du monde noir en général. Tel est le rêve de l'indépendance que nous soutenons, le rêve d'une nouvelle forme d'humanisme, un humanisme critique, qui serait fondé avant tout sur une éthique politique différentielle, le partage de ce qui nous différencie, bref, la cohésion sociale de toutes les diasporas africaines et noires pour la renaissance de l'Afrique et du monde noir en général dans la lutte contre tous les maux drainés par la mondialisation néolibérale et ses méfaits dévastateurs.
Le puissant travail de déconstruction phénoménologique et théologique de la modernité occidentale (Henry, Marion et Balthasar) fait apparaître l'autisme épistémologique qui caractérise son horizon de la Mathesis Universalis à la base de ses productions scientifiques, techniques, athées, consuméristes et médiatiques. A travers cet ouvrage ambitieux, érudit, ésotérique et solidement charpenté, l'auteur opère un puissant tournant prophétique, mystique et thérapeutique de la théologie négro-africaine de la libération holistique, échappant ainsi définitivement aux schèmes idéologiques et politiques des théologies occidentales frappées d'obsolescence. Il s'agit ici et maintenant d'un nouveau commencement gnoséologique en théologie africaine postcoloniale.
Après le feu, une Voix de Fin Silence (QOL DeMAMA DAQQA), telle est la modalité phénoménologique de l'automanifestation paradoxale de YHWH au prophète Elie Le Tishbite, à la montagne de Dieu, L'Horeb (I Rois, 19, 12). Cette formule dense concentre en elle-même l'essence de la vocation prophétique, entendue précisément comme une communication intime et immédiate de Dieu dans l'âme du prophète. Cette illumination intérieure se situe dans une proximité inédite avec l'expérience mystique et montre la nécessité absolue de purifier le langage humain lorsqu'il s'expose devant le Mystère insondable, incandescent et ineffable de Dieu. Elle dévoile aussi la souveraineté absolue de Dieu dans son autorévélation dynamique qui déconstruit les prétentions idolâtriques des Baals de la religion totalitaire, idolâtrique, marchande, virale et mondialisée des intelligences artificielles et robotiques. Si en phénoménologie, "la possibilité va plus haut que l'effectivité", alors la prophétie est l'accomplissement théologique de toute phénoménologie idéale, car Dieu réalise toutes les possibilités de son entendement en faisant ce qu'il dit, par sa Parole Eternelle, dont nous confessons l'incarnation en Jésus de Nazareth. C'est cela sa Toute-Puissance absolue, son omniscience, son Auto-Performativité. L'incursion dans les textes prophétiques et deutéronomistes culminant dans l'autorévélation de YHWH dans la Bible permet de faim face à l'omniprésence des problèmes liés à la sorcellerie, à la possession par les esprits et à l'opium des Eglises du réveil en Afrique contemporaine et dans des diasporas subalternes en Occident. La liturgie angélique constitue le terminus ad quem de cet ouvrage.
Depuis la publication de l'ouvrage collectif Les Chemins de la Christologie africaine (DDB, Paris, 1986, 2001) et celui de K Mana, Christ d'Afrique. Enjeux éthiques de la foi africaine en Jésus-Christ (Karthala, Paris, 1994), les recherches christologiques africaines traversent une longue période de latence, de somnolence et d'indigence épistémologiques. Cet ouvrage érudit, patiemment élaboré pendant une dizaine d'années, fondé sur la connaissance approfondie des principaux théologiens africains de la libération, des théologies politiques de J. Moltmann et de JB. Metz ainsi que de la mystique juive de la Merkabah, vient combler avec beaucoup d'à-propos une lacune obvie dans l'échiquier théologique négro-africain en situation postcoloniale. Par une démarche résolument pluridisciplinaire, il jette avec une grande conviction les bases d'une Christologie négro-africaine de la libération holistique. Après la " déconstruction " théologique et philosophique de l'idéologie scientiste et totalitaire de la " modernité occidentale ", l'auteur élabore par une démarche phénoménologique et herméneutique une Christologie prophétique et thérapeutique de la libération globale des sociétés négro-africaines postcoloniales dans une conjoncture internationale de mondialisation néolibérale.
Ce numéro d'Afroscopie consacrée à la figure, à la mission, à la vision et au leadership des intellectuels africains au Canada poursuit une ambition épistémique et politique monumentale qui se décline en trois moments complémentaires : - La crise structurelle du néolibéralisme décadent englobe toutes les sphères de la vie humaine en les subsumant sous la férule de la marchandisation et de l'instrumentalisation technique. - Cet arraisonnement mercantiliste de la vie humaine en ce début du XXI° siècle charrie des stratégies de domination épistémique et politique des masses populaires asservies et abruties par les médias de la massification sociale, de la distraction et de l'atrophie intellectuelle. - Les articles de cette livraison s'exercent à une entreprise imposante de déconstruction des savoirs néolibéraux par la production des textes érudits et émancipateurs circulant pour toujours dans la mégatextualité globale. Ils sont structurés autour du ternaire prophétique : bibliocratie, bibliophagie et bibliothérapie.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.