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Eloge consolatoire de la chasteté (sur la virginité)
AVIT DE VIENNE
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204097512
Lorsqu'il compose le De consolatoria castitatis laude pour sa soeur, la moniale Fuscine, Avit de Vienne s'inscrit dans la tradition du discours sur la virginité. Très présent dans la littérature ascétique, ce thème reflète la situation particulière qu'occupe la uirgo dans la société chrétienne de l'Antiquité tardive, tant dans le monde grec que dans le monde latin. Dans un tel contexte, la décision de vivre dans la virginité perpétuelle est une forme d'émancipation qui permet à la femme d'acquérir une certaine liberté par rapport à l'homme en se dégageant des devoirs et vicissitudes liés au mariage. A la différence de l'uxor, elle n'est pas soumise aux caprices d'un époux sévère, ou victime d'un veuvage précoce; elle n'affronte pas non plus les dangers de la maternité, mais libre de toute obligation terrestre, elle se consacre uniquement à son épanouissement spirituel. D'un point de vue littéraire, l'ouvrage d'Avit est aussi bien éloge poétique de la virginité consacrée que consolation adressée à la vierge qui a abandonné le monde, ou épithalame célébrant les noces spirituelles de la moniale et du Christ. Après l'édition complète de l'Histoire spirituelle (voir SC444 et SC 492), cet ouvrage apporte une contribution capitale à l'étude de la poésie de l'évêque de Vienne et à la connaissance de la société du VIe siècle.
Résumé : Aidée de nouveaux combattants, les Gardiens des Feux, Ériana prend la route de la capitale Naja. Le dernier artefact s'y trouverait, tout comme Setrian et Gabrielle, détenus par le Velpa, dont la violence fait rage. Alors que les complots et les trahisons en son sein se multiplient, le plan du Velpa n'en reste pas moins le même : éradiquer le inha pour le redistribuer selon un ordre bien précis. Et pour cela, les Maîtres du Velpa se sont alliés avec toute la Na-Friyie. Eriana n'a plus le choix. Même sans son digne protecteur, c'est un pays entier qu'il va lui falloir affronter. A moins que d'autres prophéties ne se mettent en travers de son chemin... Dans ce troisième tome de la saga trépidante et poétique des Quatre Eléments, retrouvez Eriana et Setria pour la suite de leurs aventures fabuleuses.
Résumé : " Une seule mèche de ses cheveux avait dépassé. Rien qu'une seule, mais il n'avait suffi que d'un rai de lumière pour que les hommes y perçoivent le reflet bleuté. Elle rageait de n'avoir pas été plus prudente. Quand les hommes avaient vu, ils s'étaient aussitôt élancés à sa poursuite. Heureusement, ils n'avaient pas vu le collier ". Fuir, rester sur le qui-vive, son arc à la main, c'est le quotidien d'Eriana. Dans sa course éperdue, elle va pourtant croiser la route de Setrian. Le jeune messager des Vents doit l'initier à un terrible secret : sa communauté est menacée par une prophétie et seule une jeune femme bien particulière pourra la sauver. Mais Eriana hésite à lui faire confiance. Et si les prophètes avaient eu tort ? Alors que ses doutes servent le jeu des ennemis, la sentence de la prophétie se rapproche. Eriana aura-t-elle la force de mener cette quête dont les enjeux la dépassent ?
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.