Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Théâtre d'Art de Moscou. Ramifications, voyages
Autant-Mathieu Marie-Christine
CNRS EDITIONS
49,00 €
Épuisé
EAN :9782271063557
Jusqu'à la perestroïka, en Union soviétique, les travaux sur, le Théâtre d'Art de Moscou, sur son rayonnement à l'intérieur et à l'extérieur des frontières, versaient invariablement dans l'hagiographie de ses pères fondateurs K. Stanislavski et V. Nemirovitch-Dantchenko. Aussi, pour relire cette histoire, a-t-il fallu retourner aux sources: exhumer les archives, retrouver les documents, recueillir les témoignages permettant de reconstituer le contexte historique, social, politique, en dehors de toute mythologie. Les études réalisées par des spécialistes de divers domaines (histoire, cinéma, théâtre) et de diverses origines (Angleterre, Allemagne, Biélorussie, Finlande, France, Italie, Pologne, Russie, République tchèque, Etats-Unis), portent essentiellement sur la période 1906-1943. Sans inventorier tous les pays et les artistes qui ont "importé" les méthodes de formation et d'organisation du Théâtre d'Art, la recherche a consisté à interroger les causes de cette fascination et les voies de la diffusion. L'ouvrage s'ouvre sur l'analyse de Hamlet, monté par l'Anglais Gordon Craig à Moscou, puis aborde les questions de la transmission d'une pratique, de la réception d'une esthétique et d'un mode de travail, des transformations d'un modèle messianique de l'art théâtral et enfin de la diaspora liée aux conditions idéologiques et politiques. Relevant pour l'essentiel de l'histoire du théâtre, l'ouvrage s'enracine dans l'histoire tout court, et touche à l'anthropologie culturelle, à la sociologie, à l'étude des pratiques artistiques. Même si des pièces manquent encore à ce puzzle géant que représentent les ramifications et les voyages du Théâtre d'Art de Moscou, le lecteur découvrira l'histoire passionnante d'une culture qui cherche à se conserver en s'exportant, et une idée de l'art et de l'artiste visant, par-delà les bouleversements historiques et les nationalismes, à unir les hommes dans le bien et le beau.
Centrées sur la période 1920-1960, et réalisées pour la plupart à partir de documents d?archives, les études de spécialistes de littérature, art du spectacle, cinéma, architecture, arts plastiques, musicologie, sociologie des arts, histoire culturelle, soulignent le rôle joué par la littérature et les arts soviétique dans la définition du rapport à l?étranger. Une première série de travaux porte sur les conditions et les restrictions de la transmission de l?héritage littéraire russe pré-révolutionnaire et occidental. Un second ensemble propose des exemples de représentation de l?étranger pour l?éducation des publics en l?URSS et montre aussi l?importance accordée à l?image que doit donner l?art soviétique à l?étranger. Un troisième axe analyse différents cas d?adaptation, d?assimilation des artistes aux exigences de la politique culturelle et examine leurs stratégies pour emprunter à l?étranger, tout en préservant une identité soviétique. Enfin, les voyages, les échanges, l?émigration définitive ou ponctuelle apparaissent comme des sources d?enrichissement esthétique, mais se trouvent aussi instrumentalisés par les autorités politiques à des fins de propagande. L?ouvrage souligne la complexité, les paradoxes du rapport à l?étranger dans la littérature et les arts soviétiques qui contribuèrent grandement à l?entreprise gigantesque de modelage des individus et des mentalités sociales.
Ce recueil propose un panorama de trente ans de littérature dramatique russe. Vaste ambition qui vise à donner une image moins floue de la dramaturgie contemporaine découverte souvent au coup par coup, au gré des engouements d'un metteur en scène ou d'un traducteur. On trouvera ici un échantillonnage de ces écritures dramatiques, des principales tendances stylistiques et thématiques qui se manifestent depuis la fin des années soixante. Par la diversité des oeuvres présentées (monologue, pièces en un acte ou en quatre-vingt-treize épisodes, tragédie en cinq parties), par la variété des registres et des genres, cette anthologie s'adresse à un très large public.
Acteur, metteur en scène, théoricien et pédagogue, Mikhaïl Tchekhov (Saint-Pétersbourg, 1891 - Hollywood, 1955) est l'une des figures clés du théâtre du XXe siècle. Sa virtuosité scénique a fait l'admiration non seulement de son maître Stanislavski ou de Meyerhold, mais aussi de Max Reinhardt en Allemagne, d'André Antoine en France, d'Antony Quinn et Marilyn Monroe aux Etats-Unis. Les exercices qui accompagnent sa méthode de formation continuent d'être pratiqués par les acteurs de théâtre et de cinéma. Sa théorie est enseignée très largement dans le monde. Du fait des aléas de l'histoire (Tchekhov a dû quitter l'Union soviétique en 1928), la reconstitution de son parcours (Russie, Allemagne, France, Lituanie, Lettonie, Pologne, Angleterre, Etats-Unis) n'a pu être pleinement réalisée qu'à la toute fin des années quatre-vingt-dix. Ainsi la méthode Tchekhov, très pratiquée dans les pays anglo-saxons, apparaît-elle souvent comme un mode de formation et de travail déconnecté de l'histoire et privé de racines. Or, elle s'est nourrie d'expériences et d'influences que Tchekhov a accumulées, depuis le Système de Stanislavski auquel il a été initié à Moscou, jusqu'à l'eurythmie selon l'anthroposophe Rudolf Steiner. Pour la première fois, des chercheurs, universitaires, pédagogues et praticiens venus des pays où Tchekhov a joué et enseigné, se sont associés pour apporter leurs pièces au puzzle, et suivre de bout en bout la vie et l'oeuvre de Mikhaïl Tchekhov. C'est autour de trois axes: création artistique, formation de l'acteur et multiculturalisme que s'articule ce recueil.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.