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Mikhaïl Tchekhov / Michael Chekhov. De Moscou à Hollywood, du théâtre au cinéma
Autant-Mathieu Marie-Christine
ENTRETEMPS ED
30,00 €
Épuisé
EAN :9782912877031
Acteur, metteur en scène, théoricien et pédagogue, Mikhaïl Tchekhov (Saint-Pétersbourg, 1891 - Hollywood, 1955) est l'une des figures clés du théâtre du XXe siècle. Sa virtuosité scénique a fait l'admiration non seulement de son maître Stanislavski ou de Meyerhold, mais aussi de Max Reinhardt en Allemagne, d'André Antoine en France, d'Antony Quinn et Marilyn Monroe aux Etats-Unis. Les exercices qui accompagnent sa méthode de formation continuent d'être pratiqués par les acteurs de théâtre et de cinéma. Sa théorie est enseignée très largement dans le monde. Du fait des aléas de l'histoire (Tchekhov a dû quitter l'Union soviétique en 1928), la reconstitution de son parcours (Russie, Allemagne, France, Lituanie, Lettonie, Pologne, Angleterre, Etats-Unis) n'a pu être pleinement réalisée qu'à la toute fin des années quatre-vingt-dix. Ainsi la méthode Tchekhov, très pratiquée dans les pays anglo-saxons, apparaît-elle souvent comme un mode de formation et de travail déconnecté de l'histoire et privé de racines. Or, elle s'est nourrie d'expériences et d'influences que Tchekhov a accumulées, depuis le Système de Stanislavski auquel il a été initié à Moscou, jusqu'à l'eurythmie selon l'anthroposophe Rudolf Steiner. Pour la première fois, des chercheurs, universitaires, pédagogues et praticiens venus des pays où Tchekhov a joué et enseigné, se sont associés pour apporter leurs pièces au puzzle, et suivre de bout en bout la vie et l'oeuvre de Mikhaïl Tchekhov. C'est autour de trois axes: création artistique, formation de l'acteur et multiculturalisme que s'articule ce recueil.
1939-1946 : jeune Français appelé au service militaire à la fin de l'été 1939, le père de l'auteur, Marcel Autant, participe à toutes les phases de la Seconde Guerre mondiale. Il combat à Stonne (au sud de Sedan) face aux blindés de Guderian en mai 1940, subit la défaite de juin, s'engage dans l'armée d'armistice jusqu'à sa dissolution fin 1942. Civil, déporté de force au STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne, il s'évade pour retrouver sa France natale et rejoint alors la Résistance, près de Vichy. Le maquis, les combats de la Libération, l'engagement au sein de la 1re armée française, la campagne d'Alsace, la prise de Colmar, le franchissement du Rhin, la poursuite de l'offensive en terre ennemie, l'occupation de l'Allemagne sont autant d'épopées partagées par cet homme ordinaire. Surmontant d'incroyables épreuves, il côtoie la mort, approchant des personnages éminents comme de Lattre, Salan ou Béthouart.
Ce recueil propose un panorama de trente ans de littérature dramatique russe. Vaste ambition qui vise à donner une image moins floue de la dramaturgie contemporaine découverte souvent au coup par coup, au gré des engouements d'un metteur en scène ou d'un traducteur. On trouvera ici un échantillonnage de ces écritures dramatiques, des principales tendances stylistiques et thématiques qui se manifestent depuis la fin des années soixante. Par la diversité des oeuvres présentées (monologue, pièces en un acte ou en quatre-vingt-treize épisodes, tragédie en cinq parties), par la variété des registres et des genres, cette anthologie s'adresse à un très large public.
Le "Système", mis au point par Stanislavski durant toute sa "vie dans l'art", reste une référence pour les praticiens de théâtre du monde entier. Pourtant la partie consacrée à l'approche du rôle par les actions physiques, bien connue de Brecht ou de Grotowski, évoquée par Antoine Vitez dès 1953, est demeurée inaccessible en France, faute de traduction. Les textes ici choisis sont de deux types: présentation des actions physiques par Stanislavski lui-même et sténogrammes de répétitions où les principes qu'il propose sont notés par les comédiens ou les assistants. Le témoignage du grand acteur Vassili Toporkov, relatant la surprenante préparation du Tartuffe, apporte une touche piquante et colorée à ce tableau d'ensemble des répétitions. Quelques exercices concluent le recueil, qui donnent un aperçu du "training" pratiqué du vivant de Stanislavski et après sa disparition. Ces enregistrements d'un processus de travail et de recherche permettent de suivre les tâtonnements, les questionnements d'un Stanislavski exigeant jusqu'à la cruauté, traquant le mensonge et répétant inlassablement: "Le Système, ce sont les lois de la nature. Si nous créons en nous la capacité d'agir sur la scène selon ces lois, sans oubli ni enjolivure, rien ne pourra plus entraver notre subconscient. Alors nous n'aurons plus besoin du Système."
Centrées sur la période 1920-1960, et réalisées pour la plupart à partir de documents d?archives, les études de spécialistes de littérature, art du spectacle, cinéma, architecture, arts plastiques, musicologie, sociologie des arts, histoire culturelle, soulignent le rôle joué par la littérature et les arts soviétique dans la définition du rapport à l?étranger. Une première série de travaux porte sur les conditions et les restrictions de la transmission de l?héritage littéraire russe pré-révolutionnaire et occidental. Un second ensemble propose des exemples de représentation de l?étranger pour l?éducation des publics en l?URSS et montre aussi l?importance accordée à l?image que doit donner l?art soviétique à l?étranger. Un troisième axe analyse différents cas d?adaptation, d?assimilation des artistes aux exigences de la politique culturelle et examine leurs stratégies pour emprunter à l?étranger, tout en préservant une identité soviétique. Enfin, les voyages, les échanges, l?émigration définitive ou ponctuelle apparaissent comme des sources d?enrichissement esthétique, mais se trouvent aussi instrumentalisés par les autorités politiques à des fins de propagande. L?ouvrage souligne la complexité, les paradoxes du rapport à l?étranger dans la littérature et les arts soviétiques qui contribuèrent grandement à l?entreprise gigantesque de modelage des individus et des mentalités sociales.
«Dans ce voyage à deux souffles,Deux visages, deux noms, deux oublis,Tout se fait double entre les mainsComme si cela était un et son fantôme.»Roberto JuarrozAu salut ils sont trois, apparaissant sur le plateau du théâtre devant une toile monumentale: Clément Debailleul, Raphaël Navarro et Louis Debailleul. Que s'est-il passé? Nous n'avons vu sur scène qu'un seul acteur.Nous n'avons vu qu'un seul personnage. Un personnage abstrait, jonglant et dansant parmi les strophes de Michel Butor, qu'entourent en brume vaporeuse les lignes chantantes du piano de Messiaen. Jusqu'à ce que l'obscurité ne se fasse sur le plateau, et que le même personnage ne poursuive son chemin dans le noir, en manipulant des balles lumineuses, avec des mouvements dont la trace s'imprime magiquement dans l'espace immobile. Alors les acteurs se substituent l'un à l'autre, à l'insu des spectateurs.C'est tout le sens du titre de ce premier spectacle de la compagnie 14:20, SoloS. Il ne s'agit pas de sol/"successifs, mais bien d'une performance cohérente, d'une présence continue, que peuvent incarner différents acteurs-manipulateurs. Le titre palindrome évoque également la structure en chiasme autour de laquelle s'articule le spectacle: une dilatation des possibles de l'espace, puis du temps, puis des deux à la fois, sur l'intrigue narrative d'une tombée de la nuit, virtuelle, mais néanmoins sensible. Car SoloS est d'abord une invite à se mettre à l'écoute du trajet planétaire, de l'heure exquise au lever de Lune.Le projet de cet écrit est d'aborder les différents aspects du spectacle, en utilisant le scénario et le déroulé de SoloS comme la trame d'une digression intuitive.Au-delà d'une description objective, afin de se remémorer le spectacle, il s'agira d'entraîner le lecteur dans l'atmosphère de SoloS, de comprendre le texte de Michel Butor, d'approcher l'univers et la démarche de 14:20, d'interroger les processus d'écriture (du poème - au jonglage - à la peinture - et à la magie nouvelle).Ainsi la durée de lecture de ce texte est équivalente à celle du spectacle, les séquences narrées sont décrites aux mêmes instants que leurs apparitions lors de leurs représentations et dans leurs temporalités initiales. Les «silences» du texte correspondent aux silences du spectacle, une écriture plus mouvementée à ses allures vives, une autre plus répétitive à ses mouvements ralentis, etc.De même, au cours de cette représentation littéraire et fictive, les moments clés du texte de Michel Butor apparaissaient aux instants donnés essentiels des séquences pour leurs valeurs rythmiques, narratives ou métaphoriques.Du texte au spectacle, chaque séquence s'entrecroise ainsi. Dans un dialogue imaginaire avec l'oeuvre vivante et la disparition de sa représentation. Car c'est le propre de toute oeuvre de spectacle vivant: naître en se sachant devenir un jour ou l'autre invisible, mais laisser pourtant bel et bien une trace tangible presque regardable quelque temps après."
Musique et technique aborde le champ de la facture instrumentale dans ses différentes composantes professionnelles, technologiques, musicologiques et économiques. Cette revue francophone offre une tribune d'expression aux acteurs rassemblés autour de l'instrument de musique, du fabricant au distributeur, du musicien au technicien du son, du scientifique au gestionnaire culturel. Rendez-vous annuel autour d'un dossier thématique, musique et technique propose des articles de fond afin d'aborder l'environnement de l'instrument : conception, fabrication, pratique, histoire, contexte et enjeux économiques... Musique et technique est la revue professionnelle du Pôle d'innovation des métiers de la musique. Le Pôle national d'innovation des métiers de la musique est un service d'appui, d'information et de conseil. Il s'adresse aux entreprises de la facture instrumentale : fabrication, réparation, restauration, accord des instruments de musique. Mission spécifique de l'Institut technologique européen des métiers de la musique (Itemm), son action s'inscrit au coeur des enjeux musicaux, environnementaux et économiques : raréfaction des bois et matériaux précieux, recherches de formes et de sonorités nouvelles, conception assistée par ordinateur, prototypages, ouverture des marchés à l'international, développement des services de conseil aux musiciens, analyse et caractérisation des instruments (piano, instruments à vent, guitare, quatuor, orgue, instruments anciens et traditionnels...). Le pôle d'innovation est membre du réseau national des pôles d'innovation coordonné par l'Institut supérieur des métiers. Il bénéficie du soutien du ministère en charge de l'Artisanat (DGCIS) et de la Région des Pays de la Loire.
Les écrits de tartar (e) sont particulièrement emblématiques du mouvement des arts de la rue. Et pourtant, le "griot tartar (e)" a longtemps freiné des quatre fers avant de confier sa prose à l'édition, résistance de l'oralité au livre soupçonné de négliger le chant. AAAA. A, tétralogie sur la quadrature de la terre, Afrique, Asie, Amérique, Ailleurs. Arbre, réunit quatre récits-spectacles, quatre cris offerts aux anciens et futurs auditeurs qui pourront ainsi inventer leurs propres saveurs de lectures. A l'origine, Conakry et chuchotements a été écrit en Guinée, quintessence des cent dix-huit carnets que l'auteur a noircis durant ses longs séjours sur place. Le succès rencontré lors des représentations l'a encouragé à poursuivre. Son projet d'écriture s'est consolidé: interpréter le monde en se jouant des quatre points cardinaux et des idées reçues. Ainsi sont nés 0, 1, 2 (Zéro, Inde), Ame américaine et Ailleurs Par la vertu de l'édition, le griot qui interprète le monde et nous confie ses manuscrits et ses croquis se verra peut-être à son tour interprété...
En 1998, Anne Bisang devient directrice de la Comédie de Genève. Cette nomination marque une rupture: Anne Bisang est femme, elle est jeune et n'a pas fait son apprentissage dans le réseau institutionnel. Rupture aussitôt transformée en perspective. Anne Bisang ne s?inscrit dans aucun lignage et si elle est choisie, c'est parce qu'elle est porteuse du meilleur projet. Plus d'une décennie plus tard, les actes témoignent mieux que l'être de l'irréversible mouvement donné à la plus grande institution théâtrale genevoise. La Comédie de Genève s'ouvre au monde dans tous les sens du terme, faisant vibrer l'essence éminemment politique du théâtre et la tradition cosmopolite de Genève. Intérêt pour la création internationale, développement des coproductions, résidences d'auteurs, commandes de textes, partage de l'outil de production avec les compagnies indépendantes, partenariats avec les autres institutions de la ville, mise en oeuvre d'une agora où se débattent les questions sociales d'actualité, gestion du théâtre comme lieu de vie, soutien à l'emploi artistique local et au vivier de jeunes acteurs... Journalistes, artistes, partenaires institutionnels, collaboratrices et collaborateurs d'Anne Bisang se font le choeur de cette aventure humaine.