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Encyclopédie philosophique universelle Tome 2 : Les Notions philosophiques
Auroux Sylvain
PUF
278,40 €
Épuisé
EAN :9782130414421
La forme du dictionnaire présente le danger de fossiliser la philosophie en une langue mythique, dont les puristes pourraient discuter sans fin le bon emploi. Nous avons choisi un autre parti. S'il est nécessaire de passer par le lexique pour produire ou décoder un message de type philosophique, les formes (mots ou syntagmes), qui constituent les entrées de ce dictionnaire, sont conçues comme les étiquettes les plus commodes pour servir d'adresse à des textes, à des discussions, à des problèmes ou à des connaissances. Elles tiennent leur valeur notionnelle, d'une part de ce qu'elles indiquent un contenu, et, d'autre part, de ce qu'elles sont, chacune en son genre, les n?uds d'un système de renvoi. Dans ces conditions, il était possible d'étendre le système des adresses à des unités lexicales appartenant à d'autres langues que le français. En présentant cette solution inédite, nous n'avions nulle part à assumer quelque synonymie trompeuse, mais simplement à connecter des adresses, afin d'assurer des renvois qui, du grec à quelque langue inconnue d'une culture seulement orale, laissent le lecteur libre de s'interroger sur le chemin qu'on l'invite à parcourir. L'une des tâches séculaires de la philosophie est de surmonter ce que Locke nommait l'abus des mots; le dictionnaire des notions s'efforce de l'accomplir en présentant une technologie des réseaux sémantiques.
On définit l'homme par le langage et par la raison, ce qui signifie que, sans langage, il n'y aurait pas de rationalité. La raison et le langage peuvent-ils se confondre, comme le supposaient, notamment, les projets de " langue universelle " ? Et que signifie pour la raison humaine le fait que le langage nous soit donné sous la forme d'une multiplicité de langues ? Comme ces questions le montrent, la philosophie du langage ne se réduit ni à la philosophie des sciences du langage ni aux question posées par la construction et le fonctionnement des langages formels. De Platon à Hintikka et Chomsky, Sylvain Auroux nous invite à appréhender la philosophie du langage dans son hétérogénéité, afin de mieux en apprécier l'importance au sein de la philosophie.
Résumé : La grande question métaphysique, aujourd'hui, en matière de langage, est de savoir si le modèle computationnel suffit à expliquer le comportement linguistique humain. Est-ce que la faculté de langage de chacun d'entre nous et sa compétence dans telle ou telle langue, s'expliquent parce que nous avons des algorithmes implémentés dans notre tête ? C'est une question qui appartient de plein droit à la philosophie de la linguistique. Elle possède cependant une portée plus vaste. En aval, en effet, elle concerne la représentation d'une bonne partie du comportement humain, selon le modèle qu'en donnent les cognitivistes de stricte obédience. En amont, elle concerne le vieux débat de théorie de la connaissance entre le rationalisme et l'empirisme. L'ouvrage prend résolument partie pour une nouvelle forme d'empirisme, l'externalisme qui soutient le caractère originellement artificiel et externe de l'intelligence humaine. Le statut du langage est la pierre de touche de l'argumentation. Quoi qu'il soit le lieu de l'intelligibilité, sa facticité est irréductible. La démonstration de la sousdétermination grammaticale (aucun système de règles ne peut engendrer l'ensemble des énoncés émis par les locuteurs d'une langue donnée); l'hypothèse de l'histoire (la temporalité est créative); l'hypothèse des outils linguistiques (grammaire et dictionnaires sont des outils qui modifient l'écologie de la communication humaine) et la conjecture sociologique (ce n'est pas dans les individus mais entre eux que se passent les processus cognitifs) permettent d'étayer l'essentiel de l'analyse. En matière d'ontologie, celle-ci conduit à un réductionnisme fonctionnel. La thèse ultime de l'externalisme, c'est que l'esprit lui-même est d'essence historique et empirique.
Résumé : Dans cet essai, l'auteur présente une histoire critique et une évaluation sans complaisance du renouveau contemporain des recherches sur l'origine des langues. L'argumentation s'appuie sur une analyse du fonctionnement de la science moderne qui constitue la seconde partie de l'ouvrage.
L'hégémonie du comparatisme, troisième et dernier volume de l'Histoire des idées linguistiques, couvre une période qui va du premiers tiers du XIXe siècle au premier tiers du XXe. Il est centré sur la constitution du métier de linguiste, qui accompagne la création du système universitaire moderne à partir du renouveau de la Prusse. Cette institution a donné lieu à un développement théorique inédit reposant sur la manipulation d'un grand nombre de données que permettaient à la fois le mouvement de grammatisation entamé à la Renaissance et la participation d'un personnel nombreux, socialement bien organisé. // //Ont collaboré à la réalisation de cet ouvrage : Julie Tetel Andresen, Daniel Baggioni, Gilles Bernard, Natalia Bocadorova, Jacques Boulle, Sonia Branca, André Chervel, Jean-Claude Chevalier, Jean-Jacques Courtine, Simon Delesalle, Claude Désirat, Nélia Dias, Rudolf Engler, Achim Eschbach, Enrica Galazzi, Erika Hültenschmidt, Daniel Laurier, Franco Lo Piparo, Michael McMahon, Brigitte Nerlich, Claudine Normand, Gabriel R. F. M. Nuchelmans, Wulf Oesterreicher, Antonino Pennisi, Marie-José Reichler-Beguelin, Alain Rey, Jean Rousseau, Britta Rupp-Eisenreich, Brigitte Schlieben-Lange, Peter Schmitter, Patrick Sériot, Jürgen Trabant et Sebastiano Vecchio. Sylvain Auroux, qui a organisé L'Histoire des Idées Linguistiques, est Directeur de recherches au CNRS. Il est responsable de l'Equipe d'Histoire des Théories Linguistiques à l'Université Paris VII.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.