Ce numéro s'intéresse aux écrivains et artistes est-allemands ayant quitté la RDA avant 1990, et aux conséquences de ce déplacement sur leur oeuvre et leur discours. Quatre exposés introductifs (Schmitz, Sapiro, Farges, Terrisse) fournissent d'importants outils d'analyse théorique. Cet ouvrage présente et analyse le cheminement d'écrivains et d'artistes plasticiens qui ont quitté la RDA et se concentre sur la période comprise entre le moment de leur passage à l'Ouest et la réunification de 1990. Les contributeurs de ce numéro ont exploré la réalité d'un " seuil " autre que celui, très étudié, de la chute du Mur, en se penchant sur les conséquences, moins connues, de cette Übersiedlung sur leur production artistique. Ils mettent en lumière la variété des réactions à ce qui constituait une rupture biographique, politique et esthétique forte, mais aussi la similitude des stratégies adoptées pour continuer à écrire, peindre et exister dans l'espace public occidental. Entre la césure franche et le choix de la continuité, cet ouvrage dessine les contours d'une adaptation protéiforme. Les études individuelles sont précédées de quatre articles généraux fournissant des outils pour appréhender le phénomène qui, conçu comme un exil littéraire et artistique interallemand, tend vers l'extraterritorialité (Walter Schmitz), appelle des comparaisons avec d'autres exils (Gisèle Sapiro, Patrick Farges), et interroge la translocation des bibliothèques (Bénédicte Terrisse). Si certains ont éprouvé un net sentiment d'exil (Fuchs, Rachowski) ou au contraire insisté sur la continuité (Kirsch, Brasch, Eckart, Lange-Müller), d'autres encore ont joué les médiateurs ou les trouble-fête (Kantorowicz, Johnson, Kunert, Loest, Maron). Les artistes plasticiens (Loewig, Kerbach, Herrmann, Grimmling, Dammbeck, Stelzmann), confrontés au monde de l'art occidental, élargissent pour finir l'horizon de cette étude.
Faire disparaître la traite négrière d'abord, abolir l'esclavage ensuite, la leçon des abolitionnistes anglais a été entendue par les membres de la Société de la Morale chrétienne : le Comité est devenu en 1828 Comité pour l'abolition de la traite et de l'esclavage et, plutôt que de se référer encore à l'exemple anglo-saxon, il recueille les expériences ou les témoignages venus des colonies françaises pour faire pièce au lobby esclavagiste des planteurs.
La chute du Mur et la réunification allemande ont été un des éléments marquants de la fin du 20è siècle. Plus de vingt-cinq ans après que reste-t-il de la RDA dont la disparition en tant qu'Etat n'a pas fait disparaître les territoires, les populations, le patrimoine culturel et les mythes fondateurs. Regroupant des contributions de spécialistes, l'ouvrage tente de porter un regard sur les évolutions du quart de siècle écoulé en offrant un éventail de perspectives allant de l'histoire des idées et de la littérature à la politique et à l'économie en passant par l'histoire des arts et des médias.
Présentation de l'éditeur Tout le monde se réclame de la solidarité, au risque de lasser. Pour autant, le mot n'est ni dépassé, ni galvaudé. Homme de convictions, Guy Aurenche montre combien la solidarité est l'expression la plus accomplie de la vie sociale, de la relation à l'autre, de la responsabilité personnelle et d'une fraternité concrète, sans frontière. Les solutions aux problèmes tant français que mondiaux exigent la solidarité. Elle est d'abord le fruit de notre humanité commune, et le chrétien peut y voir une invitation profondément liée à sa foi. Président du CCFD Terre solidaire, l'auteur accompagne de nombreux projets de développement sur tous les continents.