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Aliénor d'Aquitaine, Souveraine femme
Aurell Martin
FLAMMARION
24,90 €
En stock
EAN :9782080463241
Aliénor d'Aquitaine (1124-1204) est la plus célèbre sinon la plus populaire des reines du Moyen Âge. Grâce à une documentation quasi exhaustive consultée des deux côtés de la Manche, Martin Aurell offre ici une biographie entièrement renouvelée de la souveraine. Duchesse descendante de l'antique lignée des Guilhémides, elle est au XII? siècle l'héritière de l'Aquitaine, la plus étendue des principautés du royaume de France, mais aussi l'une des plus riches. Son premier mariage avec Louis VII, roi de France, échoue à la suite d'un différend stratégique et familial. En 1152, elle se remarie avec le jeune Henri II, roi d'Angleterre, une alliance qui fonde le vaste empire Plantagenêt, de la frontière de l'Écosse aux Pyrénées et de l'est de l'Irlande à l'Auvergne. En 1173, Aliénor fomente une rébellion contre son mari, dont l'échec lui vaut quinze ans de résidence surveillée, avant de retrouver par son veuvage une place prépondérante sous le règne de ses fils Richard Coeur de Lion et Jean Sans Terre. Explorant les archives désormais bien inventoriées sur Aliénor, Martin Aurell livre ici un travail résolument neuf sur cette reine hors norme. Tout en déconstruisant sa légende, plus noire que dorée, l'historien revisite sa longue vie, brosse tour à tour le portrait de la jeune femme, de la mère, de l'amante. La féminité de la reine est au coeur de ce livre, abordée à travers le vêtement, la maternité, la répudiation, l'amour, la jalousie et le pardon dans une approche contemporaine qui redessine les contours de son pouvoir si âprement disputé tout au long de sa vie.Notes Biographiques : Martin Aurell est un historien médiéviste, ancien directeur du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale et il a été le directeur de la revue Cahiers de civilisation médiévale après être passé par Princeton. Il est l'auteur de nombreux ouvrages notamment L'empire des Plantagenêts (Perrin) dont il est le meilleur spécialiste.
Professeur d'histoire du Moyen Age à l'université de Poitiers, membre de l'Institut universitaire de France, Martin Aurell dirige la revue Cahiers de civilisation médiévale. Il est notamment l'auteur chez Fayard du Chevalier lettré (2011).
Résumé : Le Moyen Age a mauvaise réputation. Ne dit-on pas "moyenâgeux" pour qualifier une situation brutale ? Mal connu, on l'assimile à l'obscurantisme, la barbarie ou l'appauvrissement. L'historien Martin Aurell prend la hallebarde pour voler au secours de ce pauvre Moyen Age. Il démonte dix poncifs avec son érudition accessible. Le fanatisme, la haine des femmes, l'inculture, la violence... Il apparaît qu'à bien des aspects, le Moyen Age n'a rien à envier à d'autres périodes, et qu'il est parfois plus moderne que notre XXIe siècle !
Par son union avec Aliénor d'Aquitaine en 1152, le jeune héritier du trône d'Angleterre, Henri II, contrôle un vaste territoire: de l'Écosse aux Pyrénées, de l'Irlande au Limousin, l'empire des Plantagenêt vient de naître. En trois générations, de 1154 à 1224, celui-ci s'impose sur l'échiquier européen comme un partenaire aussi inévitable que menaçant. Mais ce géant a des pieds d'argile. Chevauchant plusieurs mers, l'Empire est un assemblage de comtés, de marches et de duchés entre les mains d'une noblesse toujours prompte à la révolte quand il s'agit de sauvegarder ses prérogatives. Pour contrôler cet espace politique disparate - quoi de commun en effet entre des Irlandais, des Bretons ou des Aquitains? -, Henri II instaure un Etat bureaucratique en s'appuyant sur des clercs cultivés et des chevaliers courtois. Avec eux, il fabrique de toutes pièces la légende Plantagenêt, s'invente des ancêtres aussi peu crédibles qu'Arthur, le célèbre roi celte. Dans une étude passionnante et neuve, Martin Aurell restitue toutes les facettes de cet Empire d'une modernité étonnante, sans jamais perdre de vue sa dimension dramatique. Il montre toute l'étendue de l'habileté politique d'Henri II, doué pour son métier de roi mais incapable de faire taire les passions familiales. Car les Plantagenêt sont aussi l'exemple d'une humanité impossible: les coulisses du pouvoir offrent le spectacle d'une famille déchirée dont les fils - Richard C?ur de Lion ou Jean sans Terre - vouent à leur père une haine implacable. Ce combat des Atrides qui inspira Shakespeare ne connaît pas de répit. Le sang coule: ainsi le meurtre atroce de Thomas Becket, l'archevêque de Canterbury qui refuse la collusion de l'Église avec le politique. L'ambition capétienne précipitera la chute de l'empire. Quand, en 1224, la veuve de Jean sans Terre aide Louis VIII à s'emparer du Poitou, il ne reste plus des principautés continentales que la seule Gascogne, autant dire une peau de chagrin.
Résumé : Le Moyen Age a mauvaise réputation. Ne dit-on pas "moyenâgeux" pour dénoncer un archaïsme, pointer une médiocrité dépassée ? Mal connu, on l'assimile à l'obscurantisme, la barbarie ou l'appauvrissement. L'historien Martin Aurell prend la hallebarde pour voler au secours de ces siècles calomniés, démontant les poncifs avec une érudition joyeuse. Fanatisme, haine des femmes, inculture, violence... Il apparaît qu'à bien des égards, le Moyen Age n'a rien à envier à d'autres périodes, et qu'il est parfois plus moderne que notre XXI ? siècle !
Avec La Guerre à l'hérésie , Moore bouleverse toute l'histoire des hérésies telle qu'elle était pensée depuis le XIXe siècle en montrant comment l'Eglise médiévale a criminalisé les nombreuses oppositions à une époque où s'est affirmée une "monarchie pontificale" absolue et centralisée, théocratique, fondée sur la séparation radicale des clercs et des laïcs et sur la soumission des seconds aux premiers. Les dissidences qui furent persécutées sous le nom d'hérésie étaient en réalité suscitées par des lectures intransigeantes des Evangiles et par le rejet des privilèges comme du pouvoir des clercs. Il s'agissait non pas de mouvements extérieurs au christianisme (par exemple liés au manichéisme, comme on l'a longtemps soutenu dans le cas des prétendus "cathares "), mais de contestations évangélistes et anti-cléricales, toujours liées à des tensions politiques et sociales. Dans le livre, abondamment commenté depuis sa sortie en 2012, Moore examine tous les épisodes d'hérésies survenus entre l'an mil et les premiers temps de l'Inquisition (v. 1250). Comme le contexte général de chaque épisode est examiné en profondeur dans toutes ses dimensions, il en ressort une relecture de l'histoire générale du Moyen Âge central en Occident.
Résumé : "Au XIIe siècle, des prêtres se sont mis à parler plus souvent des femmes, à leur parler aussi, à les écouter parfois. Celles de leurs paroles qui sont parvenues jusqu'à nous éclairent un peu mieux ce que je cherche, et que l'on voit si mal : comment les femmes étaient en ce temps-là traitées. Evidemment, je n'aperçois encore que des ombres. Cependant, au terme de l'enquête, les dames du XIIe siècle m'apparaissent plus fortes que je n'imaginais, si fortes que les hommes s'efforçaient de les affaiblir par les angoisses du péché. Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient. Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées." G.D.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Résumé : Saint Bernard n'a pas fondé l'ordre cistercien, mais il a fait son succès. Pendant les deux derniers tiers du XIIe siècle, à travers l'Europe entière, va s'édifier le grand bâtiment, le vaste chantier issu de Cîteaux. Et saint Bernard en est bien le patron, le maître d'ouvrage dont la parole a gouverné, comme le reste, l'art. Parce que cet art est inséparable d'une morale, qu'il incarnait. Mais si la parole de saint Bernard eut cette force de persuasion, si la congrégation qu'il animait put édifier ce qui voulait être la représentation visible d'une éthique et si cet édifice exerça tant d'influence sur la culture européenne, c'est que le siècle attendait cette parole, cette exigence de rigueur, de renoncement et de dépassement. Car si la manière cistercienne de construire fut suscitée par l'enseignement de saint Bernard, elle le fut aussi par tout l'élan du XIIe siècle.