Un chroniqueur éclairé sur toutes les mers La tradition des scientifiques à la fois marins et artistes trouve un modèle de premier plan en Maurice Rollet de l'Isle (1859-1943). Il a piloté en ingénieur-hydrographe des missions essentielles dans la Manche, l'Iroise et la Méditerranée, comme dans les parages encore vierges de cartes marines en Extrême-Orient et à Madagascar. De ses voyages, il a surtout rapporté des carnets nourris d'observations amusantes sur la vie à bord et les contrées traversées, ornés de centaines de croquis et aquarelles. C'est en véritable artiste inspiré de maîtres - Gustave Doré et les pionniers de la bande dessinée Sahib ou Töpffer - que Rollet de l'Isle construit une oeuvre en partie seulement publiée de son vivant. Ce fonds d'exception, largement inédit, est ici redécouvert et commenté par des spécialistes. 300 illustrations où éclate le talent d'un humaniste qui avait le dessin pour viatique.
Résumé : Un beau-livre au moyen format pratique et contemporain qui présente ce courant artistique majeur de l'entre-deux-guerres à travers l'oeuvre de René-Yves Creston, Suzanne Creston, Jeanne-Malivel, Micheau-Vernez, Pierre Péron... Mais les "Sept Frères" (Seiz Breur) furent au final bien plus nombreux, près de 50, et diversifiés dans leurs terrains d'action : architecture avec James Bouillé, art du bois avec Gaston Sébilleau ou Joseph Savina, musique avec Paul Ladmirault, sculpture avec Jorj Robin ou Jean Fréour, affiche, illustration, céramique, etc. L'auteur apporte un nouveau regard sur le mouvement. En y cherchant plus ses influences universelles et ses apports graphiques, esthétiques, colorés, qui font encore vibrer notre oeil contemporain, que ses causes militantes et datées. Car ce courant fut résolument moderniste, tourné vers les arts décoratifs, redécouvert ici grâce à des pièces en grande part inédites, issues de collections privées et de musées.
Résumé : Dans l'ombre de son mari René-Yves Creston (1898-1964), Suzanne Candré-Creston (1899-1979) a été, comme trop souvent les femmes artistes, gommée de l'histoire. Et sa carrière trop courte n'a laissé que peu de traces, mais qui témoignent d'une grande personnalité, d'autant plus précieuses aujourd'hui. Son apport aux arts décoratifs a été majeur, à l'époque de l'avant-garde dite des Seiz Breur, en Bretagne, dont on fête le centenaire en 2023, et dont elle est une des co-fondatrices avec la grande Jeanne Malivel (1895-1926). Influencée par Sonia Delaunay, l'on découvre dans cette courte et élégante monographie, joli livre-cadeau sur papier de création, à prix modique, ses créations les plus emblématiques, pour la décoration de tissus, de céramiques, de maquettes imprimées.
Résumé : A la différence des costumes portés occasionnellement pour des cérémonies par les populations les plus aisées de Bretagne, les habits de travail ont été portés par tous, tous les jours travaillés et partout, constituant une "deuxième peau" coutumière, parfois universelle. En Bretagne, avant d'atteindre l'échelle actuelle mondialisée et normalisée, hommes et femmes s'en revêtent, non sans combattre pour les obtenir, en improvisant d'abord avec le peu dont ils disposent. Puis, affrontant les codes d'honneur des sociétés traditionnelles, s'attachant à prendre soin de leurs corps exposés aux machines de la révolution industrielle ou à la pêche, les marins, les ouvrières et les ouvriers font le succès des bleus de travail, des "gris de fatigue" , des blouses, des tabliers, des combinaisons, des "cirages" puis des cirésâ¦. non sans reconnaître le discret pouvoir des femmes lors des achats ou de la couture. D'autres adoptent les apparences de leur communauté : maîtres d'école, soignants. .
En 1907, la commercialisation de l'autochrome Lumière provoque une révolution dans la pratique photographique: elle ouvre la voie de la photographie couleur. Parcourant la Bretagne, les photographes saisissent alors les lumières et atmosphères changeantes des paysages, les voiles et coques colorées dans les ports, les motifs des costumes traditionnels comme autant de prétextes à explorer les qualités de leur nouveau moyen d'expression. Amateur, professionnel, ou opérateur au service du projet des Archives de la planète, chacun se lance dans l'aventure où l'attrait du pittoresque croise l'approche documentaire et ethnographique sans négliger la recherche d'une esthétique parfois inspirée de la peinture. Pour la première fois, la Bretagne se révèle dans ses couleurs "naturelles".
Résumé : Histoires inédites à travers les archives privées du Finistère. En lien avec les commémorations du centenaire de la guerre 1914-1918, le livre présente une cinquantaine de documents illustrés inédits suite au collectage organisé en Finistère par les Archives Départementales. Coéd. Archives départementales du Finistère.
Dès le matin au chant du lapin, Dédé caracole sur son tracteur. Il sent que ce samedi ne sera pas comme les autres, quand on ne fait que noyer son chagrin entre célibataires, au café Pouliquen. Il ne sait pas encore que sa cousine Isabelle est de retour au pays, vingt ans après le drame...Pourtant, l?amour va frapper de façon inattendue, en ce jour de noce et de fest-noz, de crêpes et de crêpage de chignons.Un roman d?amour pas à l?eau de rose, dans une Bretagne ensoleillée, belle et truculente dans ses habits de septembre.
Biographie de l'auteur Bernard Berrou est un écrivain qui partage sa vie entre la Bretagne (baie d'Audierne) et l'Irlande (West-Cork et Clare). Son oeuvre, teintée de romantisme, se lit comme la quête permanente d'un occident celtique menacé par la modernité. Ses séjours fréquents en Irlande, son attrait pour les grands espaces, seront de grandes inspirations pour ses récits. Il publie des articles dans diverses revues et donne des conférences en France et en Irlande. Bibliographie sélective : Une Saison en Irlande, éd Terre de Brume, 1996, Le Voyage d'Octobre, éd Terre de Brume, 2000 (Grand Prix des Ecrivains bretons), Un Passager dans la baie, éd La Part commune, 2005, Errances irlandaises et autres textes, éd Terre de Brume, 2011, Je vous écris d'Irlande, éd Dialogues, 2012. Didier Houeix n'a de cesse de capturer et traduire la beauté et la fragilité de la lumière et de ses couleurs, dans un style plein de sensibilité où l'homme trouve sa place. A dix ans, un appareil Voigtländer guide son regard sur les grèves de Bretagne. Photographe prolifique, il a contribué à de nombreuses éditions. Son travail s'enrichit de voyages à travers l'Europe, surtout l'Italie et l'Irlande qu'il connaît sur le bout de l'objectif pour y avoir consacré l'essentiel de son travail. Créateur de magazines (Pays de Bretagne, Celtics), producteur réalisateur à Radio France, il est avant tout reporter d'images. Sa dernière exposition photographique, "Ireland of sky, waters and light", réalisée sous l'égide de l'Ireland Fund de France, a été largement complimentée par la critique.