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Habits de travail. Du labeur à la mode
Aumasson Pascal
COOP BREIZH
19,00 €
Épuisé
EAN :9782843469466
A la différence des costumes portés occasionnellement pour des cérémonies par les populations les plus aisées de Bretagne, les habits de travail ont été portés par tous, tous les jours travaillés et partout, constituant une "deuxième peau" coutumière, parfois universelle. En Bretagne, avant d'atteindre l'échelle actuelle mondialisée et normalisée, hommes et femmes s'en revêtent, non sans combattre pour les obtenir, en improvisant d'abord avec le peu dont ils disposent. Puis, affrontant les codes d'honneur des sociétés traditionnelles, s'attachant à prendre soin de leurs corps exposés aux machines de la révolution industrielle ou à la pêche, les marins, les ouvrières et les ouvriers font le succès des bleus de travail, des "gris de fatigue" , des blouses, des tabliers, des combinaisons, des "cirages" puis des cirésâ¦. non sans reconnaître le discret pouvoir des femmes lors des achats ou de la couture. D'autres adoptent les apparences de leur communauté : maîtres d'école, soignants. .
Des objets pour raconter l'histoire de la Bretagne, c'est le pari que fait l'équipe du musée de Bretagne à travers cet ouvrage. Sous la direction de Laurence Prod'homme, conservatrice au musée, toute l'équipe en charge des collections s'est pliée à l'exercice: partir des objets pour leur donner la parole, les laisser raconter leur petite histoire toujours en lien avec la grande. Les auteurs nous proposent ici un dialogue entre les collections et les faits connus ou moins connus de l'histoire bretonne. L'ouvrage montre la qualité et l'abondance de ces collections, leur diversité, l'étonnement que procurent certaines pièces inattendues dans un musée; la très riche iconographie qui accompagne les textes valorise les collections et éclaire des objets moins convenus, moins classiques lorsque l'on pense "Bretagne". Lorsque les objets ont la parole, ils ne témoignent pas seulement de l'histoire, mais aussi des sensibilités, des émotions qui traversent les Bretons, ils nous offrent des visages et des regards pour une approche plus intimiste d'un territoire.
Résumé : Dans l'ombre de son mari René-Yves Creston (1898-1964), Suzanne Candré-Creston (1899-1979) a été, comme trop souvent les femmes artistes, gommée de l'histoire. Et sa carrière trop courte n'a laissé que peu de traces, mais qui témoignent d'une grande personnalité, d'autant plus précieuses aujourd'hui. Son apport aux arts décoratifs a été majeur, à l'époque de l'avant-garde dite des Seiz Breur, en Bretagne, dont on fête le centenaire en 2023, et dont elle est une des co-fondatrices avec la grande Jeanne Malivel (1895-1926). Influencée par Sonia Delaunay, l'on découvre dans cette courte et élégante monographie, joli livre-cadeau sur papier de création, à prix modique, ses créations les plus emblématiques, pour la décoration de tissus, de céramiques, de maquettes imprimées.
Résumé : Un beau-livre au moyen format pratique et contemporain qui présente ce courant artistique majeur de l'entre-deux-guerres à travers l'oeuvre de René-Yves Creston, Suzanne Creston, Jeanne-Malivel, Micheau-Vernez, Pierre Péron... Mais les "Sept Frères" (Seiz Breur) furent au final bien plus nombreux, près de 50, et diversifiés dans leurs terrains d'action : architecture avec James Bouillé, art du bois avec Gaston Sébilleau ou Joseph Savina, musique avec Paul Ladmirault, sculpture avec Jorj Robin ou Jean Fréour, affiche, illustration, céramique, etc. L'auteur apporte un nouveau regard sur le mouvement. En y cherchant plus ses influences universelles et ses apports graphiques, esthétiques, colorés, qui font encore vibrer notre oeil contemporain, que ses causes militantes et datées. Car ce courant fut résolument moderniste, tourné vers les arts décoratifs, redécouvert ici grâce à des pièces en grande part inédites, issues de collections privées et de musées.
En 1907, la commercialisation de l'autochrome Lumière provoque une révolution dans la pratique photographique: elle ouvre la voie de la photographie couleur. Parcourant la Bretagne, les photographes saisissent alors les lumières et atmosphères changeantes des paysages, les voiles et coques colorées dans les ports, les motifs des costumes traditionnels comme autant de prétextes à explorer les qualités de leur nouveau moyen d'expression. Amateur, professionnel, ou opérateur au service du projet des Archives de la planète, chacun se lance dans l'aventure où l'attrait du pittoresque croise l'approche documentaire et ethnographique sans négliger la recherche d'une esthétique parfois inspirée de la peinture. Pour la première fois, la Bretagne se révèle dans ses couleurs "naturelles".
Cette étude analyse 1173 dossiers de femmes résistantes bretonnes, souvent anonymes et " oubliées " de l'histoire. Majoritairement engagées par lien familial, elles ont pris de grands risques, avec 431 arrestations, 201 déportations et 33 morts. Un index rend hommage à chacune, honorant leur mémoire sans distinction d'importance.
Résumé : Les quatre vaches voient un jour un nouvel oiseau se poser dans un pommier de leur champ. C'est un chansonnet à queue-de-pie. C'est un joli oiseau rose, blanc et noir avec de grands yeux bleus, mais il a l'air maussade. Les quatre vaches aimeraient l'entendre chanter mais lui n'en a pas envie. Il est triste. "Je suis un chansonnet sans sa chansonnette" , dit-il. Dans le champ, c'est le printemps qui s'éveille. Les oiseaux volent et chantent joyeusement. Seul le chansonnet ne vole pas. Et il ne chante toujours pas non plus. Les quatre vaches, tristes de le voir ainsi, veulent l'aider à retrouver l'inspiration. Tour à tour, chacune lui soumet une idée. Arriveront-elles à faire chanter le chansonnet ?
Le nom et l'ouvre littéraire de Max Jacob (1876-1944) sont associés au développement de la poésie moderne au début du XXe siècle, en particulier à travers les poèmes n prose qu'il réunit en 1917 dans son recueil intitulé Le Cornet à dés. On connaît aussi Max Jacob comme étant le premier ami de Picasso, qu'il a rencontré à Parisen 1901. Il est le témoin privilégié de la naissance du Cubisme et devient une figure centrale du groupe d'artistes et écrivains réunis à Montmartre autour du Bateau-Lavoir. Max Jacob est aussi un peintre qui travaille dans l'ombre de ses amis. A partir de 1919, il commence à exposer ses scènes de la rue parisienne et ses évocations de sa Bretagne natale. Mais la célébrité du poète a fait oublier le peintre et le dessinateur, auteur au talent original d'images poétiques et naïves où se déploie son imagination, et qui méritent d'être reconsidérées.