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Un Interprète en quête de sens
Aulagnier Piera
PAYOT
11,43 €
Épuisé
EAN :9782228883382
La psychose exige de l'analyste qu'il dispose d'inébranlables certitudes et qu'il se laisse transformer par sa propre pratique. Les travaux de Piera Aulagnier sont le témoignage vivant d'une expérience de clinicienne constamment et obstinément lucide de sa pensée théorique, portant toujours plus avant ses hypothèses dans les zones les plus obscures de la vie psychique. La psychose reste un défi à la psychanalyse non seulement dans le traitement des psychotiques mais aussi en chaque cure techniquement consciente du pouvoir de la parole de l'interprétation. Oublié de tout un chacun sauf à s'en ressouvenir dans ses rêves, il existe un langage pictural. Depuis ce langage jusqu'à celui de l'interprète se dessine une voie sinueuse dont Piera Aulagnier tient les repères et que l'œuvre psychanalytique parcourt et ne cesse de défricher.
Biographie de l'auteur Piera Aulagnier est lauteur dune uvre majeure associant psychanalyse et paradigme de la psychose. Elle est notamment lauteur de La violence de linterprétation (PUF, 7e éd. 2003), Les destins du plaisir (PUF, 3e éd. 2009), Lapprenti-historien et le maître-sorcier (PUF, 4e éd. 2004), Un interprète en quête de sens (Ramsay, 1986, Payot, 2001). Membre fondateur du Quatrième Groupe, elle est décédée en mars 1990. Avec les contributions de Jacques André, Piera Aulagnier, Nathalie Zaltzman, Mario Eduardo Costa Pereira, Patrick Guyomard, Philippe Valon, Maurizio Balsamo, Alain Vanier.
Le concept de violence primaire se réfère à l'effet d'anticipation qu'impose à la psyché de l'infans le discours du porte-parole (la mère), violence aussi radicale que nécessaire. L'excès de cette même violence est, à l'inverse, le principal facteur pouvant induire chez celui qui le subit la fuite dans le délire. Au fondement du discours du schizophrène et du paranoïaque, on retrouvera un énoncé sur l'origine qui fait appel à un ordre de causalité non conforme à celui du discours culturel: cet énoncé, autocréation du Je, est appelé la pensée délirante primaire. En délirant le Je reconstruit une réalité historique qui le concerne, dont il ne peut nier les conséquences et qu'il ne peut déclarer a-sensée: à ce prix il préservera ce pouvoir de parole et cette exigence d'interprétation qu'on appelle délire. Biographie de l'auteur Piera Aulagnier (1923-1991), fondatrice du Quatrième groupe et de la revue Topique, a laissé une oeuvre dont l'originalité et les apports théoriques et cliniques ont été reconnus par l'ensemble du monde psychanalytique. Un ouvrage, écrit par Hélène Troisier, lui a été consacré dans la collection Psychanalystes d'aujourd'hui.
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.