Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La violence de l'interprétation
Aulagnier Piera
PUF
29,50 €
Épuisé
EAN :9782130537205
Le concept de violence primaire se réfère à l'effet d'anticipation qu'impose à la psyché de l'infans le discours du porte-parole (la mère), violence aussi radicale que nécessaire. L'excès de cette même violence est, à l'inverse, le principal facteur pouvant induire chez celui qui le subit la fuite dans le délire. Au fondement du discours du schizophrène et du paranoïaque, on retrouvera un énoncé sur l'origine qui fait appel à un ordre de causalité non conforme à celui du discours culturel: cet énoncé, autocréation du Je, est appelé la pensée délirante primaire. En délirant le Je reconstruit une réalité historique qui le concerne, dont il ne peut nier les conséquences et qu'il ne peut déclarer a-sensée: à ce prix il préservera ce pouvoir de parole et cette exigence d'interprétation qu'on appelle délire. Biographie de l'auteur Piera Aulagnier (1923-1991), fondatrice du Quatrième groupe et de la revue Topique, a laissé une oeuvre dont l'originalité et les apports théoriques et cliniques ont été reconnus par l'ensemble du monde psychanalytique. Un ouvrage, écrit par Hélène Troisier, lui a été consacré dans la collection Psychanalystes d'aujourd'hui.
Aulagnier-Spairani Piera ; Clavreul Jean ; Perrier
Résumé : Cinq psychanalystes, cinq exposés, un classique. Les thèmes : le fétichisme ; le couple pervers ; l'érotomanie ; la féminité ; le phantasme. Autant d'études qui vont de l'observation à la théorie psychanalytique et anthropologique. Parce qu'il n'y a pas de meilleure approche du désir que dans la perversion ; parce qu'il y a un noyau pervers en tout désir.
Nous sommes tous des robots", tel était le leitmotiv du délire de Philippe. A quelles conditions l'analyste peut-il éviter sa propre robotisation? Quelles exigences comporte son engagement dans une relation analytique avec un psychotique? J'ai essayé de répondre à ces deux questions: la première garde sa pertinence quelle que soit la problématique du sujet qu'on analyse, la seconde confronte l'analyste à une image agrandie de certains écueils que l'on croit, trop facilement, absents du champ de la névrose. La totalité de cet ouvrage est consacrée à l'exposé de cas cliniques: choix qui expose l'analyste bien plus que ne pourrait le faire aucun texte théorique mais qui démontre d'autant mieux la complexité de la position qu'il nous faut occuper pour exercer notre fonction. Ni celle d'un poète en quête d'une nouvelle expression-création esthétique, ni celle d'un expérimentateur observant avec bienveillance les réactions de son cobaye, toujours celle d'un historien mais qui doit demander à son partenaire d'être co-auteur du récit et co-auteur du vécu, parfois celle d'un équilibriste pris de vertige. On est loin de certaines définitions qui oscillent entre le confusionnisme et le dérisoire. Rendre compte d'une année d'analyse avec Philippe, c'est se limiter à explorer le début d'un long parcours, mais cela permet déjà de cerner les obstacles à surmonter pour interpréter un délire, les mirages théoriques à abandonner pour que ces "histoires pleines de silence et de fureur" laissent entrevoir la richesse de leur signification.
Biographie de l'auteur Piera Aulagnier est lauteur dune uvre majeure associant psychanalyse et paradigme de la psychose. Elle est notamment lauteur de La violence de linterprétation (PUF, 7e éd. 2003), Les destins du plaisir (PUF, 3e éd. 2009), Lapprenti-historien et le maître-sorcier (PUF, 4e éd. 2004), Un interprète en quête de sens (Ramsay, 1986, Payot, 2001). Membre fondateur du Quatrième Groupe, elle est décédée en mars 1990. Avec les contributions de Jacques André, Piera Aulagnier, Nathalie Zaltzman, Mario Eduardo Costa Pereira, Patrick Guyomard, Philippe Valon, Maurizio Balsamo, Alain Vanier.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.