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Le geste chirurgical. Histoire, littérature, arts visuels (XXe-XXIe siècles)
Augais Thomas ; Knebusch Julien ; Wenger Alexandre
GEORG
18,00 €
Épuisé
EAN :9782825710845
La diffusion à la fin du XIXe siècle de la révolution des trois A (Anesthésie, Antisepsie, Asepsie) ouvre pour la chirurgie une période conquérante, et bouleverse en profondeur la manière dont se conçoit l'opération chirurgicale. Les "pères coupe-toujours" dénoncés par Octave Mirbeau cèdent la place à des chirurgiens économes du sang du patient, qui sollicitent moins la force du poignet que l'habileté des doigts. La chirurgie s'affirme comme un art de la main pensante, une approche sensible du corps se déclinant selon les aires géographiques en écoles et en styles, avec des maîtres qui peuvent se comparer à ceux de la peinture. Que devient-elle au XXIe siècle, avec l'arrivée des techniques "mini-invasives" et de la télé-chirurgie ? C'est en croisant les regards de plusieurs disciplines - histoire, littérature, philosophie, arts visuels (des premiers films chirurgicaux aux séries télévisées) - que ce volume propose d'envisager, à travers le geste, les enjeux de la chirurgie contemporaine.
A l'initiative du poète Louis Aragon, Alberto Giacometti (1901-1966) rencontre le colonel Henri Rol-Tanguy (1908-2002) au début de l'année 1946. S'il n'est pas, comme eux, membre du Parti communiste, Giacometti partage leur sensibilité politique. Il tombe sous le charme du résistant engagé, qui a dirigé la libération de Paris, et entreprend de réaliser son portrait. L'artiste fait de nombreuses esquisses dans ses carnets, ses livres et des revues, avant de se consacrer aux portraits sculptés. L'importante série de ces portraits offre un spectre fascinant de variations esthétiques. Les têtes oscillent entre un réalisme précis et une vision synthétique aux limites de l'abstraction. Comme d'autres modèles, Rol-Tanguy témoignera plus tard des séances de pose fréquentes et interminables, mais aussi du regard intense de l'artiste qui semblait "fouiller sa physionomie". La variété des représentations s'étend aux socles, intégrés à la sculpture. La recherche des proportions les plus justes du motif par rapport à l'environnement et au spectateur est une véritable obsession, traduite dans les différents dessins. La taille imposante du socle dans des sculptures volontairement réalisées à petite échelle, transforme la perception du spectateur en créant artificiellement un effet de monumentalité. Rendue possible par la contribution essentielle de la Fondation Giacometti, l'exposition que cet ouvrage accompagne retrace les raisons et les étapes de ce projet méconnu ; elle interroge l'engagement politique de l'artiste, sa sensibilité de gauche antifasciste, ses liens avec les différentes mouvances du surréalisme et avec l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires comme le souligne par exemple la série de six dessins politiques exécutés vers 1932.
Résumé : Guerre " sans nom ", la guerre d'Algérie ne fut pourtant pas, malgré la surdité ambiante, une guerre sans mots. Depuis plus d'un demi-siècle, l'innommable et la honte ont soulevé des voix, dans la génération des pères comme dans celle des fils et des filles, ce livre se propose d'en révéler l'abondance et la diversité, comme de retracer les multiples chemins par lesquels cette guerre avec insistance nous concerne. Écrire et publier la guerre d'Algérie. De l'urgence aux résurgences. Le titre dit la volonté d'embrasser tout à la fois le temps, du second XXe siècle au XXIe siècle, et les mémoires, celle des appelés comme celle des harkis, celle des combattants de l'indépendance, algériens ou français, celles encore de leurs enfants. Le volume se compose de deux parties, l'une contemporaine de la guerre et l'autre postérieure. La première s'ouvre sur l'engagement des éditeurs - Maspero, Le Seuil, Julliard - et sur l'invention de collections où s'expérimente une écriture de l'histoire immédiate. Rarement les éditeurs auront joué un tel rôle, dans la naissance et la promotion, d'une nouvelle littérature : au Nouveau Roman promu par Jérôme Lindon succède et peut-être s'oppose la nouvelle esthétique, imaginée par Maspero et bientôt incarnée par Perec. Dans l'urgence, durant la guerre elle-même, nombre d'intellectuels et d'écrivains interviennent par la presse et dans le livre. Chacune des études proposées ici examine la manière dont se noue ou se renoue le lien entre poétique et politique : les uns, tel Mauriac, inventent, d'autres, tel Sénac, cherchent à se réapproprier un héritage de la guerre précédente. Bien des questions (celle de la langue de nouveau confrontée à l'horreur, celle de la honte et du silence des pères) lient une guerre et une littérature à l'autre. On les retrouve dans la seconde partie de l'ouvrage, consacrée aux résurgences de la guerre d'Algérie dans la littérature " d'après ", spécialement celle des années 80 à nos jours. Une guerre hante l'autre, sans que cela autorise à parler, au singulier, d'une littérature de la guerre d'Algérie. Chercheurs et écrivains tentent de définir ces littératures d'une guerre qui fut au moins deux fois civile.
Résumé : La très importante rétrospective Nicolas de Staël qui se déroule, du 15 septembre 2023 au 21 janvier 2024, au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris nous incite à rendre plus accessible encore l'unique recueil de ses lettres complètes, publié pour la première fois en 2014 et réimprimé dans une édition augmentée en 2016. C'est l'intégralité de ce volume qui est ici repris, sous une forme plus compacte grâce au papier plus fin mais tout aussi lisible, avec en annexe quatre lettres inédites au critique Georges Duthuit qui ont été retrouvées depuis. Sur la vie d'un artiste de cette importance, les lettres constituent un témoignage aussi capital, aussi passionnant que le sont par exemple celles de Van Gogh à son frère Théo et à ses proches. Ce qu'écrivait André Chastel dès leur première publication en 1968 : "Le public ignore en général l'ampleur et l'intérêt exceptionnel de cette correspondance qui [... ] livre en quelque sorte l'autobiographie du peintre, dans le rythme même du vécu, dont aucun récit ne serait capable de restituer la puissance et la fierté" est non seulement toujours vrai, mais l'est même davantage encore car le corpus dont parlait l'historien s'est depuis enrichi de plus de 200 lettres inédites, dont une grande part de celles à Françoise Chapouton, sa deuxième épouse, et surtout toutes les lettres conservées par Jeanne Polge, pour laquelle le peintre éprouva une passion dévorante et qui éclairent d'une lumière nouvelle ses dernières années. L'appareil critique de Germain Viatte, ancien directeur du Musée national d'art moderne, permet de comprendre le contexte dans lequel les lettres sont écrites et par conséquent de lire ce livre comme la plus complète et éclairante des biographies. Le texte de Thomas Augais, qui vient en postface, souligne à juste titre combien l'écriture a tenu une grande place dans la vie du peintre, et quels furent ses rapports à la poésie. C'est Staël dans son agitation, ses voyages, ses conflits, ses professions de foi, ses violences, ses hésitations... On y trouve aussi bien le récit des années de formation en Espagne et au Maroc que, dans la période des "lettres d'affaire" , lorsque la gloire est venue, le dialogue avec des personnalités comme René Char, Pierre Lecuire ou Paul Rosenberg. Comme le résumait parfaitement Chastel : "Les lettres apportent donc tout ce qu'on a besoin de savoir - et au-delà - de Nicolas de Staël. Elles font paraître et parfois scintiller la constellation de personnes, de noms, d'intérêts, de curiosités qui accompagne, avec des changements nombreux et des évanouissements passagers, le parcours d'un être fort".
Quatorze voix de la poésie contemporaine de langue française et une traversée de la poésie japonaise contemporaine. Quatorze voix de la poésie contemporaine en langue française sont à découvrir dans ce numéro 14 de Place de la Sorbonne, dont l'invité est James Sacré, auteur d'une oeuvre aussi originale qu'abondante, qui fait entendre dans la poésie française contemporaine une voix très singulière, marquée par un lyrisme prosaïque, retenu, à la prosodie subtilement boiteuse, appliqué à dire, dans une confrontation permanente du poème avec le réel, les réalités et les gens ordinaires. La rubrique "? Contrepoints ? " dévoile le travail photographique de Marc Blanchet en dialogue avec Ronsard lors d'une résidence au Prieuré Saint-Cosme. Ce numéro donne également la parole à Martin Rueff, traducteur, philosophe et bien sûr poète. Celui qui a succédé à Michel Deguy comme rédacteur en chef de la revue Po&sie s'entretient dans ce numéro avec Guillaume Métayer. La rubrique "? Vis-à-vis ? " rend hommage à Jean Follain par la voix de Laurent Fourcaut et la rubrique "? Echos ? " propose une lecture du dernier recueil d'Esther Tellermann par Patrick Née. La rubrique "? De l'autre côté du miroir ? " rend hommage à quelques voix qui se sont tues, celles de Guy Goffette, Jean-Pierre Verheggen et Annie Le Brun. Enfin grâce à l'équipe de traducteurs japonais dirigée par Midori Ogawa une traversée de la poésie japonaise contemporaine est proposée au lecteur, ouvrant d'infinis horizons.
Les séries télévisées, phénomène culturel et social incontournable des quinze dernières années, accordent à l'Histoire une place de premier plan. Mettant en scène des guerriers vikings du IXe siècle aussi bien que des narcotrafiquants des années 1980, les intrigues situées dans un passé proche ou lointain représentent l'une des catégories les plus prisées du public. Entre reconstitutions minutieuses et anachronismes assumés, ces relectures contemporaines offrent une vision sans cesse renouvelée du passé. Mais celle-ci fait-elle écho aux avancées de la recherche historique ? Que nous apprend-elle des rapports que notre société entretient avec les siècles précédents ? Pour expliquer le succès de ces séries et la manière dont elles recomposent notre imaginaire, la collection The Historiam - dont ce livre est le deuxième volume - donne la parole à des historiens de l'Université de Genève, qui décortiquent ici cinq séries : Rome, Le Siècle Magnifique, Penny Dreadful, Zorro et The Walking Dead.
A l'heure où les praticiens (psychiatres, psychologues, éducateurs), les responsables de l'industrie et du management (chefs d'entreprise, managers, coachs, DRH), les spécialistes de la ville et de l'évolution des groupes (sociologues, psychosociologues, anthropologues, urbanistes, politologues) sont appelés à prendre en compte la complexité accrue et les mutations des contextes sociaux et culturels actuels, au sein d'une société de communication où la figure de l'altérité s'impose de manière particulière, et dans laquelle les relations humaines occupent une place déterminante ; au moment où certaines théorisations s'essoufflent devant ces nouvelles réalités, ce livre vient, précisément, apporter une contribution décisive en montrant comment la pensée systémique et plus récemment les approches narratives et contextuelle permettent de comprendre et de traiter les crises relationnelles, en particulier au sein de la famille. L'expérience de l'auteur lui permet de présenter des exemples pris sur le vif qu'elle sait nourrir à la fois d'observations personnelles et d'éléments empruntés à l'histoire de la psychiatrie. C'est ainsi que cet ouvrage s'adresse à des étudiants en psychologie, médecine ou communication, à des professionnels qui, dans leur pratique, ont besoin de sérieuses connaissances sur ce qu'implique " être en relation ", mais aussi à un plus large public curieux de comprendre les enjeux essentiels du monde contemporain.
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.