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Place de la Sorbonne N° 14 : Place de la Sorbonne
Augais Thomas
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9791023140118
Quatorze voix de la poésie contemporaine de langue française et une traversée de la poésie japonaise contemporaine. Quatorze voix de la poésie contemporaine en langue française sont à découvrir dans ce numéro 14 de Place de la Sorbonne, dont l'invité est James Sacré, auteur d'une oeuvre aussi originale qu'abondante, qui fait entendre dans la poésie française contemporaine une voix très singulière, marquée par un lyrisme prosaïque, retenu, à la prosodie subtilement boiteuse, appliqué à dire, dans une confrontation permanente du poème avec le réel, les réalités et les gens ordinaires. La rubrique "? Contrepoints ? " dévoile le travail photographique de Marc Blanchet en dialogue avec Ronsard lors d'une résidence au Prieuré Saint-Cosme. Ce numéro donne également la parole à Martin Rueff, traducteur, philosophe et bien sûr poète. Celui qui a succédé à Michel Deguy comme rédacteur en chef de la revue Po&sie s'entretient dans ce numéro avec Guillaume Métayer. La rubrique "? Vis-à-vis ? " rend hommage à Jean Follain par la voix de Laurent Fourcaut et la rubrique "? Echos ? " propose une lecture du dernier recueil d'Esther Tellermann par Patrick Née. La rubrique "? De l'autre côté du miroir ? " rend hommage à quelques voix qui se sont tues, celles de Guy Goffette, Jean-Pierre Verheggen et Annie Le Brun. Enfin grâce à l'équipe de traducteurs japonais dirigée par Midori Ogawa une traversée de la poésie japonaise contemporaine est proposée au lecteur, ouvrant d'infinis horizons.
Qu'il soit indépendant ou à la tête d'une petite structure, un artisan d'art doit faire preuve d'une discipline de fer et acquérir de multiples compétences, notamment en matière de gestion des ressources et d'organisation, pour vivre de sa passion. Destiné aux artisans d'art en activité et à celles et ceux qui souhaitent le devenir (qu'il s'agisse de vocation ou de reconversion), ce livre a pour ambition de leur faire gagner un temps précieux en leur offrant les informations et les outils dont ils ont besoin pour se lancer ou se développer : se connaître et acquérir les bonnes pratiques de l'entrepreneur, étudier le marché, poser les fondations d'une marque forte, définir sa stratégie de prix, ses canaux de distribution et de communication, choisir un statut et le faire évoluer, créer un business plan et assurer le suivi financier, organiser son temps, trouver un atelier, répondre à une commande, recruter, protéger ses créations, se former et s'informer. Riche des multiples et précieux témoignages ou conseils d'artisans et d'experts aguerris, parcourue d'exercices inspirants, cette véritable boîte à outils montre comment conjuguer sereinement, avec agilité et efficacité, l'artisanat d'art et l'entrepreneuriat.
A l'initiative du poète Louis Aragon, Alberto Giacometti (1901-1966) rencontre le colonel Henri Rol-Tanguy (1908-2002) au début de l'année 1946. S'il n'est pas, comme eux, membre du Parti communiste, Giacometti partage leur sensibilité politique. Il tombe sous le charme du résistant engagé, qui a dirigé la libération de Paris, et entreprend de réaliser son portrait. L'artiste fait de nombreuses esquisses dans ses carnets, ses livres et des revues, avant de se consacrer aux portraits sculptés. L'importante série de ces portraits offre un spectre fascinant de variations esthétiques. Les têtes oscillent entre un réalisme précis et une vision synthétique aux limites de l'abstraction. Comme d'autres modèles, Rol-Tanguy témoignera plus tard des séances de pose fréquentes et interminables, mais aussi du regard intense de l'artiste qui semblait "fouiller sa physionomie". La variété des représentations s'étend aux socles, intégrés à la sculpture. La recherche des proportions les plus justes du motif par rapport à l'environnement et au spectateur est une véritable obsession, traduite dans les différents dessins. La taille imposante du socle dans des sculptures volontairement réalisées à petite échelle, transforme la perception du spectateur en créant artificiellement un effet de monumentalité. Rendue possible par la contribution essentielle de la Fondation Giacometti, l'exposition que cet ouvrage accompagne retrace les raisons et les étapes de ce projet méconnu ; elle interroge l'engagement politique de l'artiste, sa sensibilité de gauche antifasciste, ses liens avec les différentes mouvances du surréalisme et avec l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires comme le souligne par exemple la série de six dessins politiques exécutés vers 1932.
Résumé : Guerre " sans nom ", la guerre d'Algérie ne fut pourtant pas, malgré la surdité ambiante, une guerre sans mots. Depuis plus d'un demi-siècle, l'innommable et la honte ont soulevé des voix, dans la génération des pères comme dans celle des fils et des filles, ce livre se propose d'en révéler l'abondance et la diversité, comme de retracer les multiples chemins par lesquels cette guerre avec insistance nous concerne. Écrire et publier la guerre d'Algérie. De l'urgence aux résurgences. Le titre dit la volonté d'embrasser tout à la fois le temps, du second XXe siècle au XXIe siècle, et les mémoires, celle des appelés comme celle des harkis, celle des combattants de l'indépendance, algériens ou français, celles encore de leurs enfants. Le volume se compose de deux parties, l'une contemporaine de la guerre et l'autre postérieure. La première s'ouvre sur l'engagement des éditeurs - Maspero, Le Seuil, Julliard - et sur l'invention de collections où s'expérimente une écriture de l'histoire immédiate. Rarement les éditeurs auront joué un tel rôle, dans la naissance et la promotion, d'une nouvelle littérature : au Nouveau Roman promu par Jérôme Lindon succède et peut-être s'oppose la nouvelle esthétique, imaginée par Maspero et bientôt incarnée par Perec. Dans l'urgence, durant la guerre elle-même, nombre d'intellectuels et d'écrivains interviennent par la presse et dans le livre. Chacune des études proposées ici examine la manière dont se noue ou se renoue le lien entre poétique et politique : les uns, tel Mauriac, inventent, d'autres, tel Sénac, cherchent à se réapproprier un héritage de la guerre précédente. Bien des questions (celle de la langue de nouveau confrontée à l'horreur, celle de la honte et du silence des pères) lient une guerre et une littérature à l'autre. On les retrouve dans la seconde partie de l'ouvrage, consacrée aux résurgences de la guerre d'Algérie dans la littérature " d'après ", spécialement celle des années 80 à nos jours. Une guerre hante l'autre, sans que cela autorise à parler, au singulier, d'une littérature de la guerre d'Algérie. Chercheurs et écrivains tentent de définir ces littératures d'une guerre qui fut au moins deux fois civile.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.