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Cléopâtre en abyme. Aux frontières de la mysthistoire et de la littérature
Aufrere Sydney H. ; Michel Anaïs
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782343141664
Anatole France : Elle était Grecque, mais elle était reine ; reine et, par là, hors de la mesure et de l'harmonie... Dante : Puis, voici Cléopâtre, à l'oeil luxurieux ! [L'aigle] fit pleurer aussi la triste Cléopâtre / Qui, fuyant devant lui, demandait à l'aspic / Une mort ténébreuse aussi bien que soudaine. "Dans le domaine de la littérature française du XXe siècle, la Cléopâtre d'Anatole France (1894) dans sa préface consacrée à Une nuit de Cléopâtre de Théophile Gautier, retient l'attention. Là où ce dernier, par une distorsion des sources, fait naître une femme inquiétante, le préfacier, lui, en fait émerger un portrait palimpseste, en interprétant Plutarque. Aussi, le présent texte choisit d'entrer en résonance avec cette première épigraphe jalonnée par les mots suivants : - Grecque, reine hors de la mesure et de l'harmonie - et les deux extraits de Dante, auteur imprégné de l'oeuvre de Virgile. En effet, dans le péritexte on juxtapose en clair-obscur un portrait proche de l'humanité de la reine et l'aigle romaine poursuivant l'Egyptienne, image traditionnelle du mal et de la luxure, défaite qui préfigure l'aube du christianisme en vertu d'une prodigieuse mise en abyme". Dans le présent polyptyque, les auteurs tentent d'approcher ce personnage emblématique d'après les temples, la numismatique du levant et l'épigraphie chypriote, en effectuant un détour par la vision qu'en a Plutarque à travers la tradition romaine. Ils ouvrent également une fenêtre à propos de son évolution sur les planches des Modernes, ou sur la façon dont, sous la plume de Théophile Gautier, elle devient un personnage dévoyé, puis comment, comme aux Etats-Unis, elle porte tant la cause abolitionniste que la condition féminine, en accumulant les paradoxes.
La création et l'organisation des jardins, quelle que soit leur échelle, ont étonnamment varié au gré des cultures, du temps et de l'espace. Malgré une diversité apparente, ceux-ci semblent prolonger l'image d'un "Eden" primitif, un lieu idéal, séparé du monde sauvage, pour tout dire clos, l'Hortus conclusus. Quelle que soit la culture dont il matérialise la mémoire spécifique, le jardin est l'expression d'une harmonie toujours recherchée, quoique rarement atteinte, entre l'homme et l'univers. Si la philologie, l'histoire et l'archéologie permettent de définir la spécificité des jardins, l'histoire du goût, l'examen du terrain, malgré l'abondance de la documentation écrite, peine à en retrouver les traces. Comparant des manifestations de jardins du monde ancien au monde actuel encore modelé par les paysagistes modernes pour dissimuler l'urbanisation ou prolonger des palais, ce livre collectif montre l'unité fonctionnelle qui préside à leur diversité de représentation et de conception. Les chercheurs réunis lors des Journées universitaires de Hérisson entraînent le lecteur, chacun selon sa vision disciplinaire, dans les jardins de l'Antiquité et des Epoques moderne et contemporaine, sans oublier le rôle thérapeutique qui leur est parfois dévolu.
Résumé : Faire parler un mythe est un défi scientifique ; lui donner la parole, un défi romanesque. Pour le relever, il ne faut pas seulement posséder son sujet, il faut en être possédé. A suivre cette épopée intime où la reine d'Egypte dit " je " et parle librement de sa vie, le lecteur découvre un monde insoupçonné de beautés voluptueuses et de dangereuses ténèbres, qu'il frémisse aux périls de la survie de Cléopâtre à la cour des Ptolémées, remonte le Nil avec César, plonge dans les bas-fonds d'Alexandrie avec Antoine, assiste à la défaite d'Actium, puis aux banquets de la société de " Ceux qui vont mourir ensemble ", comme s'il y était. Cette femme d'Etat, grecque par le sang et égyptienne par sa terre d'adoption - peut-être la plus diffamée de l'histoire - écrit ici un plaidoyer d'outre-tombe pour elle-même, mais aussi pour les peuples de la Méditerranée. Et, comme Alexandre le Grand, elle fit sienne la langue des dieux : elle s'identifia à Vénus-Aphrodite et à Isis.
Aufrère Sydney Hervé ; Charvet Pascal ; Kowalski J
Résumé : Le quartette d'Alexandrie est une somme appelée à faire date sur l'Egypte ancienne grâce à la combinaison de quatre regards : celui de trois Grecs, voisins curieux et assidus, et celui d'un stoïcien Egypto-grec qui leur répond avec autorité sur son histoire et ses coutumes. Entre Grecs et Egyptiens, c'est une longue histoire qui n'a cessé de s'écrire à travers le temps. Ce volume réunit les oeuvres de quatre figures majeures de ce dialogue fondamental : Hérodote, Diodore de Sicile, Strabon, dans des traductions nouvelles, qui ont visité l'Egypte à des époques différentes, entre le Ve siècle av. J. -C. et le Ier siècle de notre ère, et Chérémon d'Alexandrie, philosophe stoïcien, historien et sociologue avant l'heure, qui rend cet échange possible en usant vis à vis des trois premiers d'une sorte de droit de réponse. Son témoignage inédit apporte un éclairage essentiel sur les sources premières de la double histoire dont les continents européen et africain sont issus. L'ensemble des textes ici rassemblés ne donne pas seulement une connaissance ethnologique précieuse sur l'Egypte. Il permet de mieux percevoir l'histoire de cette rencontre décisive entre une Grèce éblouie et sceptique qui crut voir dans la terre du Delta son premier grand modèle, et une Egypte à la fois plurielle et égocentrique qui abrita le foyer le plus éclatant et inattendu du multiculturalisme d'Alexandrie. La richesse d'une telle confrontation entre deux univers distincts, dotés de peu de dénominateurs culturels communs mais non dénués de convergences religieuses, offre l'une des plus curieuses et fascinantes introductions à la vie égyptienne dans l'Antiquité, de ses croyances et de ses savoirs et de la place irremplaçable qu'ils occupent dans le patrimoine de l'humanité.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.