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Au confluent des cultures. Enjeux et maîtrise de l'eau
Aufrère Sydney Hervé ; Mazoyer Michel
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782343059242
Principe même de toute existence, l'eau occupe une place essentielle dans l'inconscient. De l'Egypte à l'Iran ancien en passant par l'Anatolie antique, la Grèce hellénistique et Rome, de la littérature médiévale au vocabulaire de l'information contemporain, sa symbolique est inhérente à la diversité culturelle. Chacune de ses facettes peut faire l'objet d'une approche anthropologique ouvrant des fenêtres de compréhension sur des pensées complexes fondées avant tout sur le double principe suivant : d'une part qui domine l'eau domine la vie, qui verse l'eau verse la vie, qui ôte l'eau ôte la vie ; d'autre part, pouvoir et légitimité en émanent. Partant des mythes et des légendes, voire des rites funéraires, depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Age, en abordant tour à tour le pouvoir dévastateur de l'eau sous forme de crues ou de précipitations, la façon dont on contrôle cet élément fondamental, il est possible de retracer cette obsession primitive de l'eau. Car qu'elle soit vive ou stagnante, qu'elle revête la forme de gouttes ou de flots en furie, elle est associée, qui à la pureté, qui à la régénérescence, qui à l'ingénierie ; la mise en oeuvre d'une dynamique aquatique exalte une puissance souveraine ; enfin derrière les hydronymes tels que les noms de fleuves, le philologue peut remonter jusqu'aux origines mêmes de langues oubliées."
Au-delà de la culture hittite, ces contributions se penchent sur les origines les plus lointaines aussi bien que sur les éléments les plus modernes de cette civilisation et ses relations avec les pays limitrophes. Ces mélanges s'adressent à Jacques Freu, chercheur enthousiaste qui a apporté une contribution décisive au savoir et à la connaissance du monde et de la civilisation hittites.
Louxor, Karnak, Gizeh? Ces noms et bien d?autres de l?Egypte ancienne nous font encore rêver par leur grandeur architecturale et leurs mystères. Les voici reconstitués, grâce à l?archéologie et aux aquarelles de Jean-Claude Golvin. L?Egypte des Pharaons comme si vous y étiez.
Postface scientifique d'Alexandrie la Divine (Genève : La Baconnière, 2014), Sagesses barbares, qui en élargit les perspectives, se veut un hommage au livre précieux d'Arnaldo Momigliano (1979). Suivant les courants de pensée de l'Antiquité en présence, ce travail collectif aborde, dans un monde multiculturel hellénistique puis romain, les conditions d'une synthèse entre hellénisme et pensée barbare. Malgré une supériorité proclamée de l'hellénisme, l'idée d'une telle synthèse évolue parmi des auteurs médio- et néoplatoniciens ; s'inscrivant dans la mouvance des courants intellectuels alexandrins, ceux-ci ont attiré l'attention sur l'intérêt d'ouvrir la pensée hellène aux concepts pré-philosophiques étrangers. Mais le concept de "Sagesses barbares" , bientôt requalifié en "Philosophies barbares" , naît, lui, sous la plume de penseurs chrétiens (Tatien, Clément d'Alexandrie, Eusèbe de Césarée) ; en butte à la résistance des hellénistes, ils cherchent à conférer progressivement le statut de philosophie au christianisme, projet finalement délaissé, sous l'effet de la pression extérieure sur les frontières de l'Empire, sous le règne de Constantin, au profit d'une théosophie. Dans le cadre d'une rencontre interdisciplinaire qui s'est tenue à la Fondation Bodmer, à Genève (27-30 août 2014), une vingtaine de chercheurs ont passé au crible ce rapport d'opposition ou de conciliation, selon les positions respectives des protagonistes, entre les Grecs, proclamant la paidéia insurpassable pour quiconque veut penser de façon philosophique, et les Barbares : Juifs, Perses, Sémites, Egyptiens, Indiens et enfin Chrétiens, qui soit participent activement au débat, soit ne sont pas concernés en vertu de leur éloignement ou de la méconnaissance de leurs cultures dans la sphère grecque...
La tension entre Clémence et Châtiment se décline selon les temps, les cultures et les lieux. C'est à un voyage littéraire dans les mentalités, de l'Antiquité à nos jours, que convoquent les études ici réunies qui dessinent divers tableaux présentés par affinités. La " clementia " des grands de Sénèque à laquelle répond la " misericordia " divine de saint Augustin " éducation " de la moniale récalcitrante par la " falaque " chez les Coptes mais aussi absence problématique de châtiment à Ougarit ; criminalité mélancolique de la littérature des XIIe-XIIIe siècles et duel judiciaire. Voilà les dieux impitoyables assyriens et la dynamique des conquêtes ; la violence guerrière de l' " Iliade ", qu'éclaire soudain la clémence d'Achille. Et aussi Orion et Bellérophon qui succombent à l'hybris ; la métamorphose comme châtiment ou clémence. Sans omettre la clémence alliée du châtiment dans la " Médée " d'Euripide ; la colère d'Aphrodite à l'égard d'Hélène ; " l'agos (ou malédiction) de la déesse " à Athènes ; le châtiment et la récompense des âmes chez Pindare. Une page s'ouvre sur le " Rachat de la tête " : clémence par l'hommage poétique en Islande médiévale. Voilà encore le portrait des Erynies de Paestum ; l'impiété et ses conséquences chez les Perses et à Rome (Quintus Pleminius). Mais aussi la clémence après la colère ou la disparition et le réveil furieux : Marduk - Erra / Nergal - Ishum chez les Mésopotamiens auquel répond Télépinu chez les Hittites. Puis les villes-refuges d'Israël pour échapper à une vengeance culturelle la violence subie par Tamar de la part d'Amnon châtié par Absalom. Pour finir le mystérieux labyrinthe de la " Maison d'Asterion " de Jorge Luis Borges, hypertexte de la légende du Minotaure. Dans une culture de la colère, de la vengeance et du châtiment divin, comment cette clémence naît-elle, s'exerce-t-elle ? Ou bien la clémence n'est-elle qu'ambiguïté ? - N'est-elle une face cachée du châtiment ?
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.