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ABEILLES, VOUS AVEZ CHANGE DE MAITRE
Audouard Antoine
GALLIMARD
8,55 €
Épuisé
EAN :9782070244348
On raconte que, dans tous les pays méditerranéens, il est un usage chez les apiculteurs : lorsque l'ancien apiculteur meurt, le premier acte de son successeur est de se rendre au milieu des ruches et, là, de dire : "Abeilles, vous avez changé de maître." Les abeilles de ce livre sont les enfants d'un village du Midi. Ils s'appellent André, Gatita, Léo, Marguerite, Mireille de là-haut et Camille de la Haute Tension. Leurs maîtres, sans doute, étaient le vent, la lumière, les bruits dans la colline. Les histoires qu'ils se racontent et celles qu'ils vivent se ressemblent, ce sont des légendes douces où l'eau se mêle à la pierre. Ils naissent. Ils ont des pouvoirs extraordinaires. S'ils apprennent la solitude ce n'est pas de leur faute. Autour d'eux le monde change, les chiens, les femmes, les paysages qu'ils connaissent disparaissent. Leurs corps et leurs jeux ne sont plus les mêmes. Une voix se lève en eux et leur murmure que le temps vient où ils ne seront plus ce qu'ils ont été, une voix leur dit, sans colère, sans tristesse, qu'ils vont changer de maître.
J'ai passé le portail bleu de la Maison pour la premièrfois en novembre 2000. L'établissement accueille demalades en fin de vie - malades du sida principalementmais aussi du cancer, victimes de la sclérose latéralamyotrophique, de la maladie de Creutzfeldt-Jakob... Sept mois de rencontres avec l'équipe soignante, lebénévoles, les familles, les malades m'ont amené littéralement "au bord du monde": la terre est ronde, avons-nous appris, mais à l'heure de quitter la vie elle redevient, pour chacun de nous, ce disque plat imaginé par les Anciens et aux limites duquel nous nous tenons, le coeur assombri, le corps épuisé, l'âme inquiète. J'ai simplement tenté de rendre témoignage de ce que j'avais vu: la délicatesse des gestes et la qualité de l'attention, la violence du temps qui passe trop vite, la solitude de la nuit, l'éclat de rire d'un moment, les mots hachés, les cris parfois, un regard qui se pose et où tout se suspend, le souffle qui s'en va.. Quatrième de couverture J'ai passé le portail bleu de la Maison pour la première fois en novembre 2000. L'établissement accueille des malades en fin de vie - malades du sida principalement, mais aussi du cancer, victimes de la sclérose latérale amyotrophique, de la maladie de Creutzfeldt-Jakob... Sept mois de rencontres avec l'équipe soignante, les bénévoles, les familles, les malades m'ont amené littéralement « au bord du monde »: la terre est ronde, avons-nous appris, mais à l'heure de quitter la vie elle redevient, pour chacun de nous, ce disque plat imaginé par les Anciens et aux limites duquel nous nous tenons, le coeur assombri, le corps épuisé, l'âme inquiète. J'ai simplement tenté de rendre témoignage de ce que j'avais vu: la délicatesse des gestes et la qualité de l'attention, la violence du temps qui passe trop vite, la solitude de la nuit, l'éclat de rire d'un moment, les mots hachés, les cris parfois, un regard qui se pose et où tout se suspend, le souffle qui s'en va... Une maison au bord du monde raconte des histoires. Elles parlent de la mort et elles évoquent le fracas de ce qui fut souvent si douloureux, et dont l'amertume ne cesse jamais; j'espère qu'elles parlent aussi de ce qu'il y a de digne et de présent, d'irremplaçable, dans la vie de tout être jusqu'à son dernier souffle. Chacune de ces histoires, à sa façon, est une histoire d'amour. --Ce texte fait référence à l'édition Reliure inconnue.
« Le rendez-vous de Saigon », c?est le titre du grand livre qu?Yvan Audouard, à la fin de sa vie,rêvait de pouvoir écrire. Il en parlait à son fils Antoine comme de l?oeuvre qui romprait avec unesuccession de romans secondaires (soixante ou soixante-dix en tout) égrenés tout au long d?unevie de jouisseur dilettante. Parvenu à l?âge adulte, celui où l?on cesse de faire des reproches à ses parents, Antoine Audouard se réconcilie avec ce vieux Provençal qu?il eut parfois, de son vivant, tant de mal à supporter, malgré la profonde affection qui les unissait. Au fil d?un récit très touchant, il dessine le portrait d?un homme charmeur et insaisissable, amateur de bonne chère et d?alcool, plus soucieux de plaire à ses lecteurs (et à ceux du Canard enchaîné où il officia pendant 25 ans) qu?à ses propres enfants. Plein d?un humour vif et d?une gentillesse qui désamorçaient les reproches, il fut l?ami de Blondin (parrain d?Antoine, qui porte son prénom) et de nombreux écrivains. Antoine Audouard raconte comment les relations entre lui et son père, souvent tendues, voire amères, se firent plus paisibles et plus tendres lorsque la fin approcha. Il excelle à rendre lesdétails de cette relation, avec ses nuances et ses non-dits qui la rendent très touchante et luidonnent un sens.
Résumé : Saint-Gabriel, village de Provence : un passé ouvrier qui s'étiole, des touristes béats, le racisme rampant... A la sortie du village, quelques maisons groupées en un ancien hameau, c'est Paradis, quartier bas. François Balestre, la cinquantaine un peu découragée, journaliste occasionnel pour une revue locale, est venu s'y réfugier et se fait l'aède de ses microscopiques héros. Tandis qu'il s'obstine à essayer de mettre dans son lit son amie Florence, médecin du village, voici que deux de ses copains d'enfance viennent lui demander asile. Le premier, poursuivi par des mafieux vindicatifs, a besoin de lui pour écrire un roman pornographique ; le second veut mettre en pension dans son jardin un lama nommé Bowie... Dans ce thriller délirant, Antoine Audouard donne libre cours à une imagination pleine de verve et de loufoquerie. Saint-Gabriel, où il avait situé deux de ses romans précédents, devient le lieu d'une comédie romantique déjantée, où des thèmes très sérieux sont traités avec un humour qui n'épargne rien ni personne.
Un inconnu vient se réfugier en un lieu où il croit trouver la tranquillité: une cave donnant sur unepetite place, dans un village du Sud. Un inconnu: un Arabe. Le jour, il charrie des tonnes de cailloux sur un chantier de terrassement. Le soir il rentre dans son trou. Pourquoi se cache-t-il? Le village s?agite, une hostilité sourde monte de la terre. Ici, il n?est pas chez lui et ne le sera jamais. L?Arabe n?entend rien, se berce de l?illusion qu?à force de vivre invisible, il finira par disparaître.Lorsqu?un meurtre est commis sur la place, cette illusion se dissipe. Aux yeux de tous, c?est lui lecoupable. Mais les forces qui se dressent contre lui sont anciennes, comme le feu, la rage, la peur. Pour leur échapper, se rendre invisible ne suffira plus. L?Arabe est un grand roman « sudiste », où des personnages de Faulkner ou de Flannery O?Connor traverseraient des paysages à la Giono. Le Sud d?Antoine Audouard est lui aussi un vieux pays vaincu, peuplé de figures tour à tour tragiques et grotesques. Écrit dans une langue où le parler populaire se mêle à un lyrisme altier, ce roman qui multiplie les dissonances et les ruptures de ton est l?oeuvre d?un écrivain accompli.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.