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Gaullisme et gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République
Audigier François ; Schwindt Frédéric
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753508477
Le Rassemblement du Peuple Français qui avait déjà emporté la plupart des villes de l'Est lors des municipales de 1947 (Strasbourg, Mulhouse, Nancy, Metz, Thionville, Épinal, etc.) obtint de nouveau un excellent résultat lors des législatives de 1951. Dans dix départements, il obtint les suffrages d'au moins 20 %, des inscrits. Il s'agissait de tous les départements alsaciens et lorrains, auxquels s'ajoutaient à l'Ouest la Marne et la Haute-Marne ainsi qu'au sud la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Ces départements envoyèrent 19 élus RPF à l'Assemblée, soit presque le cinquième du futur groupe gaulliste. Seuls le grand Ouest et la région parisienne s'étaient montrés aussi favorables au Rassemblement. À l'évidence la France de l'Est entretenait avec le gaullisme d'opposition un rapport privilégié où se mêlaient de manière complexe les héritages historiques, les déterminants socio-économiques et les influences culturelles. Comment un homme (de Gaulle) et un courant politique (le gaullisme) ont pu à ce point s'ancrer pratiquement et symboliquement dans un espace (le grand Est) à un moment donné (l'après-guerre) ? À cette question, cet ouvrage collectif - issu d'un colloque à Nancy en mai 2007 - tente d'apporter des réponses autour de cinq axes thématiques : les structures, le personnel, les partenaires et adversaires, la culture politique et l'enracinement symbolique dans l'histoire et l'espace.
Un peu partout dans le monde, en particulier dans le monde francophone, les curriculums et programmes scolaires sont l'objet de transformations profondes et accélérées. Ce mouvement est lié notamment à l'introduction des compétences qui sont une référence très largement utilisée et qui traduisent l'influence de certains courants de pensée qui débordent très largement l'École. Il ne s'agit pas de simples mises à jour ou d'adaptations comme en ont connu régulièrement nos systèmes éducatifs, mais de changements fondamentaux dont on attend qu'ils permettent à nos Écoles de mieux répondre aux attentes et aux impératifs de la société et des individus. Refusant toute position dogmatique, les auteurs réunis dans cet ouvrage en explorent différentes dimensions théoriques et pratiques avec le souci d'y porter un regard réflexif et constructif, distancié et critique. Participant à des titres divers aux travaux sur les curriculums - responsabilité institutionnelle, mise en ?uvre dans telle ou telle discipline, recherche de terrain, etc. -, venant de plusieurs pays, ayant des spécialisations disciplinaires différentes, ils mettent à disposition des formateurs, des chercheurs, des enseignants, de toute personne concernée ou intéressée par ces transformations, des outils théoriques et pratiques qui en éclairent les enjeux et ouvrent des questionnements plus que jamais d'actualité. Le tour d'horizon présenté ici impose cet ouvrage comme une référence sur un mouvement souvent délicat à cerner, où les contradictions sont nombreuses et dont les conséquences sont loin d'avoir été portées à leur terme.
Même si on excepte l'Occupation, l'histoire de France au XXe siècle reste jalonnée d'épisodes de violence militante parfois spectaculaires qui ont pu avoir de lourdes répercussions sur la vie politique nationale: émeute du 6 février 1934, grèves "insurrectionnelles" de 1947-1948, manifestation Ridgway de 1952, "journée des tomates" du 6 février 1956, soulèvement du 13 mai 1958, massacre de Charonne en 1962 et bien entendu barricades de mai 68. Même si cette tension n'atteint pas les pics révolutionnaires du siècle précédent (du Printemps des Peuples à la Commune), elle est remarquable par son ampleur, sa fréquence et son intensité. Ligueurs des années 30, communistes et gaullistes de la Guerre froide, poujadistes, nationalistes OAS puis gauchistes, beaucoup se sont "battus pour leurs idées" au sens propre de l'expression, c'est-à-dire à coup de poings, de cannes-épées et de matraques, voir de grenades et de revolvers. Le terme "militant" n'est-il d'ailleurs pas issu du vocable latin "milites" qui renvoie au soldat? La politique semble bien parfois être le prolongement de la guerre par d'autres moyens... Pour autant, en France, si la violence constitue un objet d'étude déjà bien défriché par les politologues, le thème est encore peu exploré en histoire politique. D'où l'intérêt de cet ouvrage collectif qui fait le point sur ce sujet passionnant au travers d'études de cas originales. L'enquête aborde tous les acteurs de cette violence (militants, service d'ordre, policiers) et pose la question des raisons et origines d'un tel niveau de radicalité (modèle révolutionnaire hérité, brutalisation des sociétés par la violence de guerre, influence d'un cadre de propagande archaïque et accidentogène). On y découvre que ce phénomène a été non seulement plus important et persistant qu'on le pense (débordant les seules formations extrémistes) mais qu'il a été aussi longtemps valorisé par les états-majors de parti et l'opinion considérant la violence comme la forme ultime de l'engagement et de la conviction politique. Il est certain que le lent reflux de cette tension autant physique que verbale, entre les années 1920 et les années 1970, constitue une des formes de la modernisation de la vie politique française.
Audigier François ; Crahay Marcel ; Dolz Joaquim ;
Que faut-il enseigner, comment l'enseigner et comment organiser la progression des apprentissages ? Quels sont les rapports entre le curriculum officiel prescrit, le curriculum effectivement enseigné et le curriculum évalué ? Comment les évaluations des acquis des élèves, celles du travail des enseignants et celles du fonctionnement des établissements sont-elles utilisées dans le pilotage des systèmes éducatifs ? Cet ouvrage réunit un ensemble de réflexions théoriques et d'études empiriques permettant de faire le point sur la manière dont ces trois questions sont aujourd'hui abordées par la recherche en sciences de l'éducation. Contrastées tant du point de vue conceptuel que méthodologique, ces recherches ouvrent le débat sur les principales tensions qui traversent la construction du curriculum : entre une position technologique et une approche qui souligne les enjeux sociaux ; entre prescriptions des autorités et pratiques effectives ; entre gestion du curriculum par les moyens et gestion par les résultats. Au-delà des controverses disciplinaires, le lecteur découvrira par quels processus, sous l'effet de quelles pressions, au prix de quels conflits et en fonction de quels enjeux, les curriculums se transforment. Il trouvera des pistes permettant d'articuler les points de vue sociologique, psychologique, philosophique et didactique dans le traitement de la question du curriculum. Il constatera également que les recherches actuelles sur le curriculum proposent un changement de perspective. Elles ne visent plus le contrôle de la planification et de la réalisation des curriculums, mais cherchent plutôt à comprendre ces processus de manière à fournir, par des analyses effectives des pratiques, de nouvelles références pour le travail des professionnels et le pilotage des systèmes éducatifs. Cet ouvrage s'adresse à toux ceux qui s'intéressent à la construction et à la planification des contenus d'enseignement.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.