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Se battre pour ses idées. La violence militante en France des années 1920 aux années 1970
Audigier François ; Girard Pascal
RIVENEUVE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782360130764
Même si on excepte l'Occupation, l'histoire de France au XXe siècle reste jalonnée d'épisodes de violence militante parfois spectaculaires qui ont pu avoir de lourdes répercussions sur la vie politique nationale: émeute du 6 février 1934, grèves "insurrectionnelles" de 1947-1948, manifestation Ridgway de 1952, "journée des tomates" du 6 février 1956, soulèvement du 13 mai 1958, massacre de Charonne en 1962 et bien entendu barricades de mai 68. Même si cette tension n'atteint pas les pics révolutionnaires du siècle précédent (du Printemps des Peuples à la Commune), elle est remarquable par son ampleur, sa fréquence et son intensité. Ligueurs des années 30, communistes et gaullistes de la Guerre froide, poujadistes, nationalistes OAS puis gauchistes, beaucoup se sont "battus pour leurs idées" au sens propre de l'expression, c'est-à-dire à coup de poings, de cannes-épées et de matraques, voir de grenades et de revolvers. Le terme "militant" n'est-il d'ailleurs pas issu du vocable latin "milites" qui renvoie au soldat? La politique semble bien parfois être le prolongement de la guerre par d'autres moyens... Pour autant, en France, si la violence constitue un objet d'étude déjà bien défriché par les politologues, le thème est encore peu exploré en histoire politique. D'où l'intérêt de cet ouvrage collectif qui fait le point sur ce sujet passionnant au travers d'études de cas originales. L'enquête aborde tous les acteurs de cette violence (militants, service d'ordre, policiers) et pose la question des raisons et origines d'un tel niveau de radicalité (modèle révolutionnaire hérité, brutalisation des sociétés par la violence de guerre, influence d'un cadre de propagande archaïque et accidentogène). On y découvre que ce phénomène a été non seulement plus important et persistant qu'on le pense (débordant les seules formations extrémistes) mais qu'il a été aussi longtemps valorisé par les états-majors de parti et l'opinion considérant la violence comme la forme ultime de l'engagement et de la conviction politique. Il est certain que le lent reflux de cette tension autant physique que verbale, entre les années 1920 et les années 1970, constitue une des formes de la modernisation de la vie politique française.
Résumé : Si les heurts de juin 2016 entre le service d'ordre cégétiste et les casseurs lors des manifestations parisiennes contre la loi El Khomry ont rappelé l'importance des appareils de sécurité militants, leur étude reste encore négligée en France. Les historiens du politique hésitent à se pencher sur ces formations, sans doute parce que celles-ci ont souvent été réduites de manière caricaturale à un groupe de nervis frustres et avinés qui tapent faute de penser ! En réalité, le service d'ordre (SO) constitue un objet d'étude à part entière, à condition de sortir d'une approche élitiste et réductrice du personnel et de l'action politique pour privilégier le militant, la base, le terrain, l'action. L'appareil de sécurité interroge le rapport à la violence qui éclaire lui-même l'évolution de la vie politique en général et celle d'un courant politique en particulier. Le SO dit beaucoup de choses sur l'environnement politique et socio-culturel dans lequel une organisation militante s'insère et évolue. Sous cet angle, l'étude des services d'ordre constitue un prisme qui éclaire tout le champ du politique. L'ouvrage explore cette piste au travers des "Commissaires" de Déroulède, des "Camelots du Roi" de l'Action française, des "Hommes de confiance" de la SFIO, de la "Brigade de fer" des Jeunesses Patriotes, des "Dispos" des Croix de feu, des TPPS socialistes, des "Groupes d'autodéfense" communistes, des nervis fascisants du RNP, et après-guerre des cogneurs de la CGT, des gorilles du SAC, des services d'ordre gauchistes des années 68, jusqu'au DPS du Front national?
Le Rassemblement du Peuple Français qui avait déjà emporté la plupart des villes de l'Est lors des municipales de 1947 (Strasbourg, Mulhouse, Nancy, Metz, Thionville, Épinal, etc.) obtint de nouveau un excellent résultat lors des législatives de 1951. Dans dix départements, il obtint les suffrages d'au moins 20 %, des inscrits. Il s'agissait de tous les départements alsaciens et lorrains, auxquels s'ajoutaient à l'Ouest la Marne et la Haute-Marne ainsi qu'au sud la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Ces départements envoyèrent 19 élus RPF à l'Assemblée, soit presque le cinquième du futur groupe gaulliste. Seuls le grand Ouest et la région parisienne s'étaient montrés aussi favorables au Rassemblement. À l'évidence la France de l'Est entretenait avec le gaullisme d'opposition un rapport privilégié où se mêlaient de manière complexe les héritages historiques, les déterminants socio-économiques et les influences culturelles. Comment un homme (de Gaulle) et un courant politique (le gaullisme) ont pu à ce point s'ancrer pratiquement et symboliquement dans un espace (le grand Est) à un moment donné (l'après-guerre) ? À cette question, cet ouvrage collectif - issu d'un colloque à Nancy en mai 2007 - tente d'apporter des réponses autour de cinq axes thématiques : les structures, le personnel, les partenaires et adversaires, la culture politique et l'enracinement symbolique dans l'histoire et l'espace.
Souvent présenté comme la police parallèle du régime ou la garde prétorienne du mouvement gaulliste, un ramassis de truands garde prétorienne et une officine de barbouzes, le Service d'action civique (SAC) n'a jamais cessé depuis sa création en 1959 de traîner derrière lui un parfum de scandale. Organisation à la fois légale et occulte, le service d'ordre de Pierre Debizet, Charles Pasqua et Jacques Foccart accompagna bien des déchirements qui secouèrent la France des années 1960 et 1970, jusqu'à la sanglante tuerie d'Auriol en juillet 1981. On crut apercevoir son ombre derrière les commandos anti-OAS à Alger et anti-gauchistes en mai 1968 ; on le soupçonna d'être impliqué dans l'enlèvement de Ben Barka, l'affaire Markovic ou l'étrange suicide de Robert Boulin. Son implication dans des opérations d'infiltration, de provocation et d'espionnage clandestin était, elle, attestée. Comme la propension de ses militants à terroriser les partis de gauche. Vingt ans après sa dissolution, il est temps de faire la lumière sur sa légende noire. Cela suppose de se pencher sur la relation intime mais souvent occultée qu'ont longtemps entretenue certains milieux gaullistes avec la violence, le secret, le réseau et l'action parallèle. A partir de l'exploitation d'archives, François Audigier redéfinit la vraie nature du service d'ordre : une structure politique à part entière. Le SAC constitua en effet la principale force militante du gaullisme jusqu'à la création du RPR en 1977. Véritable machine à gagner les élections, îlot de résistance en cas de coup dur, cette organisation de la fidélité entretenait avec le Général un rapport exclusif. Avec en contrepartie, un recours fréquent à la violence et un souci d'efficacité qui tirent leurs origines des premiers temps du gaullisme, celui de la Résistance et du RPF anticommuniste de la Guerre froide.
Audigier François ; Lachaise Bernard ; Laurent Séb
Né dans le refus de la défaite, le gaullisme a fortement marqué la vie politique française, des grandes réformes de la Libération à la fondation de la Ve République. Son histoire est longtemps restée lacunaire, négligeant les aspects militants au profit de ses personnalités illustres et de leurs actions gouvernementales majeures. Trop souvent oubliés, ces gaullistes ont pourtant grandement participé à la réussite du mouvement et continuent aujourd'hui de le faire évoluer. A travers les études des meilleurs spécialistes, cet ouvrage met en lumière ces hommes de l'ombre et réseaux locaux et réaffirme leur importance au sein de la "famille" gaulliste. De Louis Joxe à Jacques Chaban-Delmas, en passant par les CDR et l'UNI, il démontre leur rôle de mobilisation et leur influence sur les redéfinitions successives de l'identité gaulliste. Fortement liée au charisme de son leader, cette formation politique n'en est pas moins marquée par une grande diversité, remodelée au gré des différentes crises qu'elle a traversées. L'exploration de ces facettes multiples renouvelle de façon considérable l'historiographie du gaullisme.
Résumé : Le deuxième recueil de textes poétique puissants et évocateurs du très grand guitariste Titi Robin de renommée mondiale préfacé par le Goncourt Yvon Le Men. - Un auteur guitariste virtuose et de renommée mondiale - Une collection de textes poétiques qui s'accompagnent à la guitare dans une langue très évocatrice et puissante - Un préfacier Prix Goncourt : Yvon Le Men - Des illustrations du grand caligraphe Rachid Koraichi - Le deuxième recueil de Titi Robin
Comprendre les Turcs, c'est d'abord s'immerger confortablement dans ce qu'ils ont d'européen. Avant de se nourrir avec délice de leurs influences orientales. C'est s'imprégner de traditions musulmanes solidement enracinées dans un pays officiellement laïc. C'est se frotter à une fierté nationale modelée dans des gloires passées. C'est faire l'expérience d'une hospitalité sincère. C'est se confronter à une dualité déroutante, entre soif de modernité et volonté de conservatisme. C'est accepter enfin de ne pas tout comprendre pour se laisser surprendre. Quel pays peut se targuer de faire le pont entre deux continents ? D'avoir abrité la capitale de deux puissants empires ? D'être le foyer historique de deux religions monothéistes, la chrétienté puis l'islam ? La Turquie, bouillonnante mosaïque. S'y aventurer, c'est s'engouffrer dans dix mille ans d'histoire. Des premières traces d'agriculture en Mésopotamie aux frénétiques conquêtes ottomanes en passant par les plus belles heures de l'empire Byzantin. Mais c'est aussi découvrir une jeune République, à peine centenaire, qui mène encore une quête identitaire.
Un sujet presque tabou : l'abus sexuel par des agents ayant autorité pour la portection du public comme les pompiers. Un traitement fin et percutant, bien avant l'affaire #metoo. Une pièce promise au succès comme la précédente : Darius, le succès en 2017 de la pièce portée par Clémentine Célarié. Une pièce qui a marqué le off d'Avignon en 2016. Un ouverture pour deux mois au Théâtre du Rond-Point à Paris.
Biographie du dernier maire français d'Alger, passé de l'Algérie française à l'Algérie aux Algériens après avoir tenté de sauver les relations franco-algériennes par le fédéralisme et négocier les accords entre l'OAS et le FLN, rééditée et augmentée à la veille du 60e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie. - Biographie rééditée et augmentée d'un personnage d'exception : le dernier maire français d'Alger Jacques Chevallier, passé de l'Algérie française à la prise de la nationalité algérienne - Etude très fouillée d'une auteure née en Algérie et qui a déja beaucoup publié sur le sujet avec le concours du chercheur Benjamin Stora notamment - Préface de Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe.