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Raymond Aron. La démocratie conflictuelle
Audier Serge
MICHALON
10,00 €
Épuisé
EAN :9782841862238
Spectateur engagé". analyte des tragédies et des mutations du XXe siècle. Raymond Aron a renouvelé la réflexion sur la démocratie contemporaine à travers une investigation consacrée à la philosophie de l'histoire, la sociologie des sociétés industrielles et les relations internationales. Sa pensée trouve son unité dans une interrogation qui réhabilite la politique, à une époque encore dominée parla croyance en la primauté de l'économique et du social. Dans cette perspective, Aron souligne le rôle du conflit et de la délibération publique dans les démocraties, en intégrant les apports de la tradition libérale et du socialisme. Ainsi ouvre-t-il la voie à un libéralisme politique très éloigné du néolibéralisme contemporain, accordant une place centrale à la participation civique et à la recherche du bien commun.
L'invention du néolibéralisme, dans les années 1920-1930, est un évènement fondamental dont nous n'avons pas encore fait le tour. l'épreuve de la crise du libéralisme, il entend refonder le libéralisme et l'économie de marché concurrentielle sur des bases nouvelles, élaborées notamment lors du Colloque Walter Lippmann (1938) et reformulées avec la fondation de la Société du Mont Pèlerin (1947). Ce n'est pas assez de dire que le néolibéralisme a une histoire : il est une histoire, il se constitue comme courant structuré à la fois par des convergences et des divergences - ne minimisons pas les premières, mais n'oublions pas non plus les secondes. Soudé par un agenda fédérateur minimal - rétablir les mécanismes de marché - des ennemis communs - le "collectivisme", le dirigisme, l'Etat social, etc. -, le néolibéralisme n'en est pas moins traversé es, souvent occultées par ses protagonistes, dont le repérage aide à en comprendre les rapports de forces et les évolutions. Ce faisant, un tel repérage permet aussi de saisir les lignes dominantes, les ambivalences et les contradictions d'une des plus importantes entreprises théoriques et idéologiques du XXe et du XXIe siècle, animée par le souci de sauver le libéralisme et le capitalisme face à leurs adversaires et à leurs critiques. Sous cet angle, cette recherche est aussi une contribution à l'élucidation intellectuelle des contradictions, des problèmes et des défis jamais résolus du capitalisme et de ses défenseurs. Pour accomplir cette vaste fresque, mobilisant de nombreuses sources inédites, Serge Audier reconstitue les ramifications et les évolutions du néolibéralisme à travers les différentes postérités du Colloque Lippmann et les tribulations de la Société du Mont Pèlerin, en combinant histoire, conceptualisation et perspectives politiques.
Biographie de l'auteur Serge Audier, maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne, est notamment l’auteur de Les Théories de la république (La Découverte, " Repères ", 2014, nouv. éd.), La Pensée anti-68 (La Découverte, 2008), La Pensée solidariste (PUF, 2011) et Néo-libéralisme(s) (Grasset, 2012).
La haine de Mai 68 est devenue un thème à la mode. Le slogan de Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle de 2007, sur l'indispensable liquidation du legs de 68, ne doit donc pas être réduit à un propos de campagne. Il s'appuie en réalité sur un travail idéologique qui a commencé dès les lendemains des événements et qui s'est poursuivi de commémoration en commémoration, jusqu'à devenir une vulgate à la fin des années 1990. Faut-il voir, dans cette fièvre anti-68, une simple "rhétorique réactionnaire"? Quelles en sont les origines? Quarante ans après, Mai 68 méritait-il de tels réquisitoires? Pour répondre à ces questions, ce livre reconstitue la généalogie intellectuelle de ce discours. L'auteur montre ainsi comment Mai 68 n'a cessé d'être attaqué depuis des bords politiques opposés, de la droite extrême à la gauche communiste. Il souligne aussi que ce long procès s'est accompagné de profondes mutations dans le monde intellectuel, marqué par une contre-offensive libérale et conservatrice, une réaffirmation de l"" humanisme "et un retour au mythe républicain. Il montre enfin que cette entreprise de liquidation, justifiant un retour à des positions conservatrices, s'est accomplie à partir d'interprétations erronées de Mai 68. La Pensée anti-68 offre ainsi, pour la première fois, une discussion d'ensemble de tout un pan de la pensée française qui a voulu tourner la page des" maîtres à penser "des années 1960."
Il fallait enfin offrir aux lecteurs le document essentiel de la naissance du courant néo-libéral: les actes du Colloque Lippmann. Tenu en août 1938, ce Colloque est considéré comme l'acte fondateur de l'offensive libérale dans le monde. Souvent mentionné ou évoqué de "seconde main" par les histoires officielles du néo-libéralisme, presque jamais lu, ce texte devenu très difficilement accessible méritait d'être exhumé pour comprendre les enjeux idéologiques et politiques ayant présidé à la naissance d'une internationale libérale dont le rôle deviendra essentiel dans les transformations économiques planétaires de la fin des années 1970. La présentation de Serge Audier met en lumière les tensions, voire les contradictions, qui ont marqué ce moment inaugural de l'histoire du néo-libéralisme. Exhumant nombre de textes oubliés de ce courant, elle montre qu'il ne correspond pas à la vulgate aujourd'hui dominante, tant à droite qu'à gauche. A travers ces tensions internes au néo-libéralisme se dessinent aussi les impasses de la doctrine néo-libérale telle qu'elle a été mise en ?uvre, dans les années 1980, avec la contre-révolution thatchérienne et reaganienne.
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.
Comment retrouver le pouvoir du coeur ? Comment se reconnecter à son énergie féminine ? De son enfance misérable en Pologne à son activité de coach pour femmes en passant par son apprentissage auprès de Tony Robbins, Severyna Jaunasse a traversé de nombreuses épreuves avant de devenir la femme rayonnante qu'elle est aujourd'hui. Toutes ces épreuves l'ont conduite à vivre, l'une après l'autre, les étapes essentielles à la guérison et la libération : résilience, lâcher-prise, pardon - autant de termes qui nous sont familiers sans que nous sachions pourtant les mettre en pratique. En s'adressant directement aux femmes, Severyna Jaunasse leur offre un livre simple et lumineux, tout au long duquel ses conseils bienveillants, des outils pratiques et des petits exercices quotidiens les conduiront avec douceur vers leur essence, au coeur de leur énergie. Car c'est en retrouvant le chemin du coeur que les femmes réveilleront cette énergie féminine qui sommeille en chacune d'elles - cette essence sacrée, cette force mystérieuse et indestructible, la plus belle partie créatrice d'une femme.
Nous avons tous entendu : " Mon fils, il sera avocat ou médecin ! " Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence. L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel ? certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... ! Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.
Témoin capital de notre siècle, Hannah Arendt n'a cessé de construire son ?uvre sur les rapports entre " l'être citoyen " et l'actualité du monde. Comment aurait-elle fait autrement puisque l'Histoire, pour elle, s'est confondue avec sa propre vie ? Chassée d'Allemagne par le nazisme où elle étudiait la philosophie avec Jaspers et Heidegger, exilé d'abord en France puis aux Etats-Unis, celle qui se sentait " l'obligée du monde " a réfléchi, en s'interrogeant sur le pouvoir, sur sa propre destinée et à ce tire, son livre le plus célèbre, Les origines du totalitarisme, constitue la narration dramatique des évènements de l'Europe des années trente et quarante. Attachée à identifier les ruptures de la société européenne à la lumière de la perte du monde commun et de l'affaiblissement de " l'être-citoyen ", Hannah Arendt offre une appréhension nouvelle de notre situation propre, entre le passé et l'avenir, sans l'appui d'autorités et de traditions. Penseur de notre temps, elle a reconnu la fragilité de l'homme. Mais elle a aussi montré sa capacité à imposer un sens à sa vie sociale et morale grâce aux expériences fondamentales de la vie publique.