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La dent d'Adèle
Audiberti Marie-Louise
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246006558
Ni creuse, ni fausse, ni plus dure qu'une autre, Adèle n'en a pas moins la dent, jour et nuit. Une fringale chez elle, qui va de pair avec l'amour. Dans son souvenir, chaque homme a sa spécialité : Luc et la truite au bleu, Bernard et les pizzas, Julien et le caviar d'aubergines, Gérard et le lapin en gibelotte... Avec Paul, son mari, c'est dans un restaurant grec que se conclut le contrat. Mais cette perpétuelle affamée éprouvera toujours le besoin de varier ses menus. On ne peut s'empêcher de partager sa gourmandise, ses élans, sa saine boulimie, merveilleux refuge contre l'angoisse. Car derrière le primesaut d'un récit léger comme un sorbet, il y a peut-être la gravité sans histoire de quelque aveu. {La Dent d'Adèle} ne croque pas le morceau, et Marie-Louise n'en fait pas un plat ; c'est une romancière qui possède la discrétion des vrais écrivains.
Les soeurs que j'évoque ici renvoient à nous, ma soeur et moi, à tous nos possibles. Il ne s'agit pas seulement d'élucider notre relation mais de l'élargir à d'autres aventures sororales, sans se priver forcément des frères. Quelle place occupe l'autre dans la syntaxe de la vie? Des histoires de soeurs, on en connaît de multiples, toutes chargées d'affects. Ce que je traque à travers quelques destins pris dans la fiction ou la réalité ce n'est pas l'exemplarité des liens, mais le dessin dans le tapis, ce qui se joue en sous-main, de l'affection au rejet, du sacrifice au crime.
L'oeuvre de Robert Walser, toutes en séquences égrenées sur des notes fines, entre rire et pleur, grâce et gravité, il faut la feuilleter d'une main légère. Ce grand promeneur invite à la promenade. Le fil rouge, c'est lui-même en ses multiples versions. Il a beau se choisir des masques, de toute façon il est là. Sous couleur d'être marginal, relégué dans l'ombre, il se retrouve toujours au centre. "Le roman auquel je travaille sans cesse, reste toujours le même et pourrait être défini comme un roman du moi, découpé, fragmenté". Fritz, Félix, Simon, Jacob, Joseph et les autres, tous parlent d'une seule et même voix, celle de l'homme qui joua son destin sur des mots et passa les vingt-sept dernières années de sa vie dans un asile psychiatrique. On pourrait se laisser abuser par la netteté de la phrase, sa clarté, l'humour sous-jacent et ne pas sentir ce tremblement derrière les mots, cette insistance qui trahit la volonté d'exorciser quelque mal. "Ai-je cueilli des fleurs pour les déposer sur mon malheur ? " demande Robert Walser. Etrange fascination de cette vie pleine de trous qui ressemble tellement à la vie". Marie-Louise Audiberti.
Comment se libérer de la figure tutélaire du père et de la solitude des iles normandes où le Grand Exilé entraîne sa famille ? Adèle Hugo, la fille cadette du poète, est belle, douée pour l écriture, la musique. » Fille-reine », le monde lui appartient. Emportée par la passion, elle ose enfreindre les convenances et traverser les mers à la poursuite d un jeune lieutenant anglais. Amour sans espoir qui conduit la malheureuse à sa perte. Ce destin singulier inspire à Marie-Louise Audiberti un récit envoûtant. Elle suit le personnage dans ses obsessions, ses audaces, et n hésite pas à l apostropher, comme pour la retenir au bord du gouffre. Adèle II, comme on la nomme, n est-elle pas le jouet de l Histoire, alors que son père, « l homme-Dieu », sait si bien en accuser les soubresauts ?
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...