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LE VAGABOND IMMOBILE. Robert Walser
Audiberti Marie-Louise
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070744046
L'oeuvre de Robert Walser, toutes en séquences égrenées sur des notes fines, entre rire et pleur, grâce et gravité, il faut la feuilleter d'une main légère. Ce grand promeneur invite à la promenade. Le fil rouge, c'est lui-même en ses multiples versions. Il a beau se choisir des masques, de toute façon il est là. Sous couleur d'être marginal, relégué dans l'ombre, il se retrouve toujours au centre. "Le roman auquel je travaille sans cesse, reste toujours le même et pourrait être défini comme un roman du moi, découpé, fragmenté". Fritz, Félix, Simon, Jacob, Joseph et les autres, tous parlent d'une seule et même voix, celle de l'homme qui joua son destin sur des mots et passa les vingt-sept dernières années de sa vie dans un asile psychiatrique. On pourrait se laisser abuser par la netteté de la phrase, sa clarté, l'humour sous-jacent et ne pas sentir ce tremblement derrière les mots, cette insistance qui trahit la volonté d'exorciser quelque mal. "Ai-je cueilli des fleurs pour les déposer sur mon malheur ? " demande Robert Walser. Etrange fascination de cette vie pleine de trous qui ressemble tellement à la vie". Marie-Louise Audiberti.
Comment se libérer de la figure tutélaire du père et de la solitude des iles normandes où le Grand Exilé entraîne sa famille ? Adèle Hugo, la fille cadette du poète, est belle, douée pour l écriture, la musique. » Fille-reine », le monde lui appartient. Emportée par la passion, elle ose enfreindre les convenances et traverser les mers à la poursuite d un jeune lieutenant anglais. Amour sans espoir qui conduit la malheureuse à sa perte. Ce destin singulier inspire à Marie-Louise Audiberti un récit envoûtant. Elle suit le personnage dans ses obsessions, ses audaces, et n hésite pas à l apostropher, comme pour la retenir au bord du gouffre. Adèle II, comme on la nomme, n est-elle pas le jouet de l Histoire, alors que son père, « l homme-Dieu », sait si bien en accuser les soubresauts ?
Marie-Louise Audiberti narre ses déambulations, ses rencontres, ses observations du Paris actuel et ses souvenirs du Paris d'autrefois, les personnages célèbres côtoyés avec son père, ou les inconnus... Surgissent parfois de son récit des fulgurances de l'esprit, des réflexions philosophiques, des confidences que l'on retient et qui nous renvoient à nous-mêmes. "Etrange cette idée que mon rôle est de consigner le réel à ma portée, d'en éprouver le miracle, de tenir un registre, en l'occurrence des carnets de couleur qui se fripent dans mes sacs, ceci sous forme d'errance, de vagabondage, voire de rigolade, en jetant mes filets dans le cours du temps qui m'est encore imparti" .
Les images se mélangent, se recouvrent, des voix résonnent encore, des silhouettes passent, fugitives. C'était l'enfance. On peut toujours essayer de la faire taire, elle ne cesse de parler en nous. Enchantée, ou encombrante, l'enfance sert de référent, de point d'appui. Elle serait la clé, parfois égarée, pour accéder à l'essentiel. Quelle langue parle notre enfance pour que, bien des années plus tard, le souvenir en soit aussi vivace? Marie-Louise Audiberti explore ici la littérature. Proust, Loti, Gombrowicz, Sartre, Montaigne, Gorki, Yourcenar, Canetti, Camus, Lewis Carroll. Sous la forme d'un recueil de thèmes phares-l'école, les parents, grandir, rêver, jouer... - les mots réinventent ce que nous avons laissé se perdre, nous rattrapent, retentissent, en écho de notre propre histoire. Écoutons l'enfance comme elle se raconte.
Doriac Franck ; Berthet Dominique ; Audiberti Mari
L'image d'une œuvre clé de Serge Goudin-Thebia, Les Guerriers de l'Absolu. 1998 - présente sur la couverture de cet ouvrage - a été confiée à différents participants pour une analyse plurielle. Ainsi, plusieurs regards, plusieurs discours se croisent autour de cette œuvre, ou tout simplement, de ce qu'elle inspire. A la fois ancêtres masqués et nouveaux hérauts, les mannequins végétaux de Serge Goudin-Thebia nous permettent d'assurer la transition entre l'archaïque et le contemporain, entre le visible et l'invisible, entre le profane et le sacré. En leur présence anonyme, ils réactivent dans notre sensibilité et dans notre mémoire endormies, un écho d'ailleurs et d'avant. Cette œuvre, sélectionnée par Jean-Hubert Martin, a été exposée à la Biennale d'art contemporain de Lyon 2000.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.