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Le livre de comptes
Audebeau Alain
ANTIGONE14
18,50 €
Épuisé
EAN :9782372330336
Ce livre revisite d'une façon très ingénieuse le "roman dans le roman", donnant de la densité et une pointe de mystère à un texte qui reste néanmoins parfaitement clair et structure ; brosse des tableaux extrêmement justes, sensibles et vivants de personnages "réels" et fictifs, créant entre eux des passerelles et des résonances qui contribuent à donner au texte de la profondeur et une forte tension dramatique ; est remarquablement écrit, avec une capacité exceptionnelle à traduire les lumières, les couleurs et les émotions, tout en donnant aux scènes d'action une rare puissance expressive ; propose de très nombreuses scènes dialoguées d'un naturel et d'une justesse exceptionnels, avec pour le lecteur un effet d'immersion totale dans le monde et l'atmosphère du roman.
Ils sont quatre chez les Doucet : le père, velléitaire et violent, parce que faible, la mère, autoritaire et manipulatrice, Gérard, le petit frère, vers qui seul vont toutes les attentions, et enfin Sophie, rainée, à qui sa mère voue une haine implacable et destructrice ; Sophie, qui découvre, observe, et tente de comprendre, pour l'apprivoiser, ce monde étrange qui l'environne. Témoin de son propre parcours initiatique, Sophie se fait narratrice pour nous livrer la chronique aigre-douce des tribulations de la famille Doucet, du petit village de Brulefart, perdu dans une Drôme profonde où le temps parfois semble s'être arrêté, et que peuplent des personnages truculents et inquiétants, aux avenues d'Avignon, décor plus citadin pour une vie familiale toujours chaotique, autre galerie de portraits, aussi, pittoresques ou tristement réels... Mais ce que Sophie nous livre, en filigrane de ce livre aux images colorées d'une France rurale et provinciale de l'après-guerre et des années 60, c'est aussi - surtout - une chronique tourmentée de ces années initiatiques où la vie se joue et où parfois la jeunesse se brise, dévorée jour après jour par l'acidité d'un monde humiliant et féroce, un monde dont les sphinx les plus terribles empruntent parfois leurs traits à un père, ou à une mère... Même l'amour, que croisera pourtant Sophie, en portera les stigmates - mais il vivra.
David Keith nous l'assure dans sa préface : il propose dans ce livre une vue synoptique de la géo-ingénierie solaire à l'intention des non-spécialistes. Certes. Mais cette vue synoptique ne se cantonne pas aux seules dimensions "pratiques" du sujet, qui vont de la description du mécanisme et des techniques de "renvoi" des rayons solaires dans l'espace à l'évaluation des effets et risques potentiels d'une telle ingénierie, en passant par l'évocation de la puissance du dispositif - 1 tonne de matière réfléchissante permettrait de compenser pour moitié le réchauffement provoqué par l'émission d'l million de tonnes de carbone - ou la présentation d'un possible scénario de développement et de mise en oeuvre. Derrière ces considérations, se dessine en effet assez rapidement la ligne de front qui démarque les deux camps irréductiblement opposés des environnementalistes et des progressistes, ceux pour qui science et technologie forment une planche de salut déjà maintes fois utilisée pour sauver l'homme de lui-même et de ses inconséquences - et qui pourrait bien servir encore. Les opposants à la géo-ingénierie jettent l'anathème sur cette "géo-clique" de mercantiles et dangereux apprentis-sorciers ? Ils refusent, d'après Keith, ne serait-ce que d'envisager que la communauté scientifique étudie de manière sérieuse et approfondie les bienfaits qu'un tel traitement novateur pourrait apporter à une Terre en péril, avec son atmosphère saturée et son climat sans cesse plus vacillant ? Peu importe : s'il faut bousculer les dogmes dans l'espoir qu'en ouvrant de nouveaux champs à la recherche, l'humanité parvienne à réduire la chaleur reçue du soleil en même temps qu'elle continuerait de tenter de réduire l'effet de serre par la limitation des émissions de carbone et autres CES, David Keith n'hésite pas... Et si la sauvegarde de notre planète et de ses habitants était à ce prix ?
Nous sommes en 2030. Le radiotélescope géant de Chajnantor, dans la cordillère des Andes, détecte un signal en provenance d'une planète située hors du système solaire... Ce signal est un message, un message d'origine humaine. Débute alors, captivante et terrible, la narration d'une histoire de la Terre et des Hommes, couvrant une période allant de 2084 à 3427, date présumée - mais qu'en sait-on réellement ? - de l'extinction de l'espèce humaine. Cette période, qui s'ouvre avec la naissance du narrateur, verra le monde actuel s'effondrer sur lui-même, dans le tumulte des guerres, de la surpopulation et des dérèglements climatiques. C'est dans un ordre planétaire nouveau qu'il renaitra, gouvernement mondial et humanité globalisée avançant à tâtons sur la voie sans retour de manipulations génétiques qui semblent promettre l'immortalité pour tous... Mais l'homme reste un incorrigible apprenti-sorcier, et Icare n'est jamais loin : dans un monde à la dérive, oublieux des leçons du passé, fourvoyé, la survie de l'Humanité bientôt ne tiendra plus qu'à un fil... Si le message a été reçu, pourquoi le futur a-t-il été ce qu'il a été ? A Chajnantor, les auditeurs de cet extraordinaire autant que terrifiant avertissement le découvriront, mais il sera trop tard... L'Humanité serait-elle déjà entrée dans son propre couloir de la mort ?