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L'isolée. Suivi de L'isolement
Aubry Gwenaëlle
FOLIO
8,10 €
Épuisé
EAN :9782070440412
C?est l?heure la plus longue. Des traits de soleil se glissent dans la pièce, comme des doigts doux et encore froids. Ils la transforment en une cage mouvante. Sur le mur, les barreaux bougent, palpitent, s?entrouvrent parfois. C?est l?heure que je préfère et dont tout le monde a peur. Dedans, les bruits s?éteignent ? le cliquetis des clefs, les portes ouvertes et aussitôt refermées, le grincement des chariots, tout ce tumulte de métal, ce vacarme d?usine dont nous sommes les machines usées et stériles. Du dehors monte une voix de vieille femme, perçante et plaintive. C?est de l?arabe, je ne comprends pas ce qu?elle dit, mais elle n?appelle pas, elle ne parle pas, on dirait qu?elle chante ou qu?elle prie. Tout à coup, elle s?interrompt, elle reste suspendue sur une note aiguë et, d?ici, quelqu?un lui répond ? une voix jeune, rauque, quelques mots seulement, qu?on n?ait pas le temps de la faire taire. Peut-être une fille et sa mère. La vieille reprend. Peut-être qu?elle l?insulte, qu?elle la maudit, qu?elle lui dit je ne suis plus ta mère tu n?es plus ma chair tes frères ont honte et tu es morte pour ton père. Peut-être aussi qu?elle lui souhaite la nuit belle, un sommeil de lait et des rêves de miel tu es toujours ma petite ma perle mes bras sont assez forts pour porter ton berceau de pierre. Je ferme les yeux. J?ai pour me caresser les doigts du soleil. C?est l?heure où l?on peut se croire ailleurs: je viens d?arriver, je ne sais rien de ce qui m?entoure. La ville est vierge à mes pieds ? demain, dès l?aube, j?irai la visiter. Je sais seulement qu?au loin bat la mer, plus loin encore le désert. Je ferme les yeux en imaginant leur blancheur minérale et salée. De la rue monte une voix de vieille femme; une fenêtre s?ouvre à côté et une voix, jeune, lui répond. Ce doit être une voisine qui prend des nouvelles des enfants, du marché ? bientôt le muezzin va les faire taire. La nuit est bruyante, ici. Pendant la journée, ça piétine et ça piaille: criailleries de préau répercutées par le métal, chahuts de pensionnat, de vieilles petites filles toujours punies mais ça n?est pas grave puisqu?on a toute la vie derrière soi. La nuit, on n?entend que la télé. Elle couvre tout: celles qui crient, celles qui craquent, et les soupirs de celles qui ont trouvé à s?aimer. Ça commence dès dix-huit heures: tout se met à hurler, tout se croise et se mêle en échos incohérents; ce sont les messagers d?outre-monde, les porte-parole des vivants, qui viennent nous en gueuler les dernières nouvelles. Debout sur la coursive on pourrait se croire dans n?importe quel couloir de n?importe quel immeuble: derrière les portes closes des corps usés, des têtes vidées par leur travail, par leur journée, qui s?oublient pesamment. Mais non, ce n?est pas cela: nous sommes le public rêvé, le meilleur réceptacle. Il y a place, ici, pour tout ce bric-à-brac. Nous sommes, nous les sauvages, les dangereuses, prêtes à accueillir toutes ces verroteries. On nous dit c?est ça le réel, c?est ça la vie, nous avons pris votre liberté mais nous avons une monnaie d?échange, et nous tendons les bras, nous ouvrons grand les yeux, passives, pâmées. C?est que nous n?avons pas les moyens de comparer. Nous avons oublié les fleuves et les forêts. Nos yeux ne savent plus que le fer et le gris. Chaque jour ils perdent une couleur; il y a ici des jaunes vifs, des rouges sanglants et des bleus durs. Mais les nuances s?enfuient. Il faut, chaque jour, les retenir (voilà ce qu?on apprend ici): reconnaître, dans une éraflure qui dessine sur le métal une traînée vert-de-gris, la teinte sourde, luminescente, l?éclat d?orage des plantes grasses en Sicile. Il faut aussi se méfier du proche, ne pas se déshabituer de l?ailleurs; on devient vite myope ici, on oublie l?horizon. Le ciel n?y suffit pas: cisaillé par les murs il n?est qu?un nouveau toit, borné et mouvant. Alors, à l?heure brève où tout se tait, je ferme les yeux, j?imagine les villes lointaines. L??illeton cligne. Nous sommes suspendues à ce regard paresseux, cette paupière de fer qui s?ouvre sur un ?il borgne. Quand je suis arrivée ici, elle clignait plus souvent: ils avaient tellement peur, les cyclopes, que je leur fausse compagnie, et de me retrouver un matin inerte, partie, enveloppée dans ma nappe de sang, en vadrouille sur ma mare de sang. Ça va mieux, maintenant. J?ai arrêté les somnifères. On nous les apporte le soir avec le dîner. Il y a, sur le plateau, un petit creux juste pour eux, une alvéole de sommeil garanti. C?est que nous ne manquons de rien: à boire, à manger, à dormir, nous avons tout ce qu?il faut pour prolonger nos vies d?animaux. Je préfère l?insomnie. J?ai apprivoisé la nuit. C?est l?heure où les filles accrochent leurs draps au bras de la télé, où elles avalent d?un coup les cachets accumulés ou échangés contre des clopes. C?est l?heure où nous sommes libres de faire ce qu?il nous plaît, d?en finir si ça nous chante, ou d?écrire, ou d?aimer. C?est du temps libre, du temps volé, l?unique interstice où se glisser. Ici, il faudrait réussir à ne vivre que la nuit. Tant pis si dès sept heures les clefs viennent cogner contre la porte et s?il faut recommencer. La nuit tout s?ouvre; on n?est plus une emmurée, on pénètre, lumière au poing, dans l?armée des veilleurs, des guetteurs, la bande des voleurs d?heures; on est à l?unisson de ceux qui, dehors, rôdent dans ce temps dérobé: ceux qui, même dehors, savent être inutiles, les derniers hommes libres.
C?est l?histoire de deux corps projetés dans une ville et qu?envahissent peu à peu des fantômes : Sarah, Juive d?origine polonaise, née et élevée à New York, est venue vivre en Israël avec sa mère après les attentats du 11-Septembre. Leïla est palestinienne, elle a grandi dans un camp de réfugiés en Cisjordanie. Elles ont dix-sept ans et, en commun, le désir de ne pas être sérieuses. Leurs voix alternent dans des jeux de miroirs troublés de brisures, puis se mêlent au rythme d?une marche qui les conduit l?une vers l?autre dans les rues de Jérusalem. Soeurs ennemies, Leïla et Sarah sont deux Antigone dont la chair est la terre où border et ensevelir leurs morts.Deux voix, deux images en négatif d?une même tragédie que Gwenaëlle Aubry orchestre magistralement dans Partages, opéra sanglant qui ne connaît ni mièvrerie ni dogmatisme. Intense. Marianne Payot, L?Express.Notes Biographiques : Écrivaine et philosophe, directrice de recherche au CNRS, Gwenaëlle Aubry est l?autrice de récits, d?essais et de romans traduits en dix langues, parmi lesquels, au Mercure de France, Personne (Prix Femina 2009), Partages, Perséphone 2014 et La Folie Elisa. Saint Phalle. Monter en enfance a été finaliste des prix Médicis et Renaudot dans la catégorie essai.
De l'autre côté du miroir, une voix de femme dit l'apprentissage de la laideur face à l'injonction tyrannique de la beauté : le chant d'une métamorphose.
Résumé : Redécouvrir Saint Phalle ? C'est partir, avec Gwenaëlle Aubry, explorer un jardin, un ailleurs, où l'adulte annule la distance avec l'enfance, où l'artiste s'exprime de tout son corps, de tout son regard. Cet ailleurs, avec ses sculptures monumentales et miroitantes, se situe à mi-chemin entre Pise et Rome : " Il Giardino dei Tarocchi " . "Le Jardin des Tarots" , car la vie est jeu, la vie est pari, elle est une réponse énigmatique et ritualisée aux violences de l'enfance. Niki de Saint Phalle a été violée par son père à onze ans, pendant "l'été des serpents" , et maltraitée par sa mère. De ce saccage inaugural, elle est sortie victorieuse, déterminée à "voler le feu aux hommes" et à "faire la révolte" . Elle a peint à la carabine, créé des Accouchées sanglantes et des Mariées livides, des Nanas bariolées et des Skinnies filiformes, des Black Heroes, des films hallucinés. Avec Jean Tinguely, elle a inventé "36 000 façons d'être déséquilibrés" . Le Jardin est son Grand Ouvre, son "destin" , où rage et rêve se mêlent dans des figures vengeresses mais aussi magiciennes. En les sculptant, elle a rencontré La Force, Le Magicien, Le Soleil, La Papesse, Le Fou, La Mort, Le Monde. Elle a vécu dans L'Impératrice. Puisque le mystère de la vie est colossal, ses répliques le seront aussi : immenses, à la démesure de l'enfance. "On dit tomber en enfance" comme tomber amoureux" : mais Saint Phalle n'est pas tombée, elle est montée en enfance. Son lourd legs elle l'a, comme on souffle un métal, transmué en légèreté". Gwenaëlle Aubry traverse le miroir pour nous montrer cette puissance de vie et de métamorphose à l'oeuvre chez une des plus célèbres artistes du XXe siècle. Elle joue au tarot avec Saint Phalle, rebat ses cartes, rencontre les artisans du Jardin qui, jour après jour, lui en livrent les clefs. Avec eux, elle part à la recherche de l'enfance fugitive : "Je suis venue te chercher, tu vois, un peu en retard mais je suis là, allez viens, n'aie pas peur, on va au Jardin". Une évocation littéraire menée avec une précision qui le dispute à l'émotion. Un portrait magistralement écrit.
La laideur résiste au témoignage comme à la réflexion. A travers elle se révèle l'envers du corps et du décor, la face obscure du réel. Dans cette expérience, l'effroi se mêle à la fascination. De grandes figures, philosophiques, légendaires, littéraires, de laids et de laides témoignent de cette étrange inversion : le pouvoir de séduction de la Vellini de Barbey, de la Bérénice d'Aragon, des laides stendhaliennes tient au jeu, en elles, de la vie, du mouvement, du souvenir et de la passion, plus gracieux que l'immobile perfection de la forme. C'est peut-être ce jeu aussi qui, de la laideur, fait pour l'art un défi. A la faveur de regards nouveaux, le laid devient le ferment d'une beauté nouvelle... Balade esthétique en compagnie de Roger Caillois, Yves Bonnefoy, Francis Bacon, Pascal Quignard, Henri Michaux, Georges Bataille, Socrate, Rilke et bien d'autres. . . Philosophe et romancière, Gwenaëlle Aubry vient de publier un récit sur la laideur, Notre vie s'use en transfigurations.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Ce Bibliocollège regroupe 7 nouvelles réalistes de Maupassant, en lien avec le thème au programme de 4e « La fiction pour interroger le réel » : Aux champs (questionnaire : la place de l'argent au XIXe siècle), La parure (questionnaire : un conte de fée cruel), Clochette (questionnaire : le secret d'une vie), Boitelle (questionnaire : le triomphe des préjugés ?), Le papa de Simon (questionnaire : seul face au groupe), Le trou (questionnaire : une farce noire) et Toine (questionnaire : un ogre de farce). Cet ouvrage propose également : une annotation de chaque nouvelle ; une biographie de Maupassant ainsi qu?une présentation de son époque à travers le mouvement du réalisme ; une présentation du genre de la nouvelle réaliste ; un groupement de textes intitulé « Scènes de la vie parisienne », qui entre en écho avec un autre thème du programme de 4e « La ville, lieu de tous les possibles ? » ; Des lectures d?images basées sur des tableaux issus des courants du réalisme et de l?impressionnisme. Anne-Laure Chat, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.
Balzac Honoré de ; Lisle Isabelle de ; Roger-Vasse
Résumé : Déclaré officiellement mort à la bataille d'Eylau (8 février 1807), le colonel Chabert, enfant trouvé devenu héros des guerres napoléoniennes, resurgit, une douzaine d'années plus tard, miraculeusement vivant. Ou plutôt survivant et désormais exclu, dans une France de la Restauration qui veut littéralement effacer toute trace de l'Empire. Quant à son épouse, "veuve" remariée à l'ambitieux comte Ferraud dont elle a eu deux enfants, et qui a profité de l'immense fortune de ce premier époux, que fera-t-elle face à ce revenant ? Dans ce nouveau monde de l'argent et du droit, où l'être n'est plus rien face à l'avoir, Chabert incarne l'envers sordide et tragique de La Comédie humaine... bien plutôt inhumaine, en réalité. Le texte intégral annoté. Des questionnaires d'analyse de l'oeuvre. Une présentation de Balzac et de son époque. Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire. Une rubrique "Portfolio" pour la lecture d'images. Un dossier "Spécial bac" proposant un groupement de textes et des sujets d'écrit sur le parcours : L'injustice sous toutes ses formes.
Didier van Cauwelaert est né à Nice en 1960. A huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d'abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu'il croise Greta Garbo dans un restaurant. Du hasard de cette rencontre naît l'idée d'un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de "Télé-7-jours'. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d'écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens. Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, Ionesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d'Azur, il finit par trouver un éditeur qui s'intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu'on lui attribue une réussite rapide.S'ensuit la publication de romans avec lesquels il touche un public de plus en plus large: Vingt ans et des poussières (prix Del Duca 1982), Poisson d'amour (prix Roger Nimier 1984), Les Vacances du fantôme (prix Gutenberg 1987), Un objet en souffrance (1991) qui marque son arrivée chez Albin Michel. En 1994, Un aller simple est couronné par le prix Goncourt. Depuis lors, avec des romans tels que La Vie interdite, La Demi-pensionnaire et L'Education d'une fée, L'Apparition, Rencontre sous X son succès ne se dément pas. Au théâtre, il a reçu le Molière 97 du meilleur spectacle musical pour son adaptation du Passe muraille, avec Michel Legrand. Ses pièces lui ont valu le Grand Prix du théâtre de l'Académie française.Au cinéma, tandis que son adaptation de La Demi-pensionnaire va être tournée par Claude Pinoteau, Miramax vient d'acquérir après des enchères records les droits de L'Education d'une fée, qui sera réalisé aux Etats-Unis.Les livres de Didier van Cauwelaert sont aujourd'hui traduits dans plus de vingt langues."