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Batailles pour Marseille
Aubrac Raymond ; Cristofol Jean ; Defferre Gaston
FLAMMARION
20,90 €
Épuisé
EAN :9782080674814
Jean Cristofol, petit paysan catalan, n'a que seize ans lorsqu'il s'engage en 1918. Emporté par la vague d'espérance que soulève la révolution russe de1917, il rêve de participer à la création d'un monde nouveau. Il va y consacrer toute sa vie. A trente ans, devenu douanier et militant syndicaliste, il arrive à Marseille où il adhère au Parti communiste. Malgré l'opposition de François Billoux, il va conquérir la ville en quelques années. Il en sera, lors du Front populaire, le premier élu communiste. Arrêté en octobre 1939 sous le gouvernement Daladier, il est emprisonné, déporté en Algérie et libéré en 1943. Chargé de reprendre la direction du Parti à Marseille, il est de retour dans sa ville en août 1944, pendant les combats de la Libération. Raymond Aubrac, le commissaire de la République, a reçu de De Gaulle une consigne : ne pas laisser le pouvoir politique à l'armée américaine. Il va donc soutenir les efforts de Cristofol et réquisitionne les grandes entreprises tandis que les milices patriotiques s'engagent dans les Forces républicaines de sécurité. L'ordre est rétabli. Cristofol sera maire de Marseille jusqu'en octobre 1947. Gaston Defferre, un militant socialiste encore inconnu, l'évince au terme d'une lutte sans merci dont le tournant est l'insurrection populaire de 1947. En racontant la carrière de son mari, Jacqueline Cristofol, qui fut la collaboratrice d'Aubrac, apporte des révélations sur une période qui détermine encore la vie politique de la région de Marseille. Elle dévoile aussi des aspects essentiels de la carrière de Defferre et de l'action d'Aubrac.
Le 21 octobre 1943, dans une rue de Lyon, un groupe de résistants parvient, les armes à la main, à arracher un responsable de l'Armée secrète aux hommes de Klaus Barbie. A la tête de ce commando, une jeune femme déterminée à sauver son mari du poteau d'exécution promis par la Gestapo. Lucie Aubrac vient d'entrer dans la légende. Agrégée d'histoire à vingt-quatre ans, militante antifasciste dans les années 30, résistante de la première heure, elle rencontre Emmanuel d'Astier de la Vigerie et Jean Cavaillès. Elle est désignée pour siéger à l'Assemblée consultative d'Alger et reçue à Londres par le général de Gaulle.Cette femme d'action et de conviction prendra également part aux luttes anticoloniales de l'après-guerre. Parallèlement à sa carrière d'enseignante et à son inlassable activité au service de la mémoire et des valeurs de la Résistance, Lucie Aubrac n'a cessé, depuis, d'être de tous les combats pour la liberté et la dignité, contre le racisme et les injustices. Au moment où se multiplient articles de presse et ouvrages relayant des insinuations calomnieuses sur la Résistance, Lucie Aubrac livre sa vérité.
La colère, la honte, le doute, la peur, l?excitation, l?euphorie, la lucidité, le dépassement de soi, la solitude, l?abandon? cette étrange palette des sentiments est celle du vécu résistant qu?a voulu reconstituer l?historien Guillaume Piketty, spécialiste de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale. Il présente dans ce livre richement illustré les archives intimes des combattants de l?ombre: carnets, journaux, lettres de prison invitent à ressentir leurs émotions, leurs réflexions, leur motivations, avec la préciosité et la rareté de documents dont on s?étonne qu?il nous soit parvenus compte tenu des circonstances de leur rédaction. L?intensité qui émane de ces témoignages est saisissante. Tout est dit: la radicalité d?un engagement, la grandeur d?un combat, la force d?une morale. Comment entre-t-on en résistance? Comment vit-on la clandestinité? Comment reprendre une vie «normale», sociale, familiale, après? Bien plus parlants que toute reconstitution ou récit historique, ces écrits intimes méritent d?être partagés par le plus grand nombre.
Résumé : Plus de 200 000 ex. vendus toutes éditions confondues Mai 1943 - février 1944 : neuf mois de la vie d'une résistante exemplaire, enceinte d'un second enfant, qui aide à s'évader quatorze personnes détenues par les nazis, dont son mari Raymond Aubrac. Elle passe les douanes en contrebande, ravitaille les clandestins en faux papier et les collabos en confiture au cyanure. Voici le journal d'un combat pour la liberté, qui est aussi une affaire d'honneur... " D'écoles en collèges et en universités, elle allait (...) apprendre aux plus jeunes qu'il n'est d'impossible (...) que ce qu'on n'a pas tenté de surmonter. " Jean Lacouture, le Nouvel Observateur.
Le secret, chez Aubrac, est une seconde nature. On croyait tout connaître ou presque de ce grand résistant, depuis les récits de sa femme Lucie. Mais, à 82 ans, Raymond Aubrac a cru le temps venu de se libérer des secrets d'une vie de combattant exceptionnelle. Cet homme de gauche, longtemps perçu comme un compagnon de route des communistes, a privilégié les faits et émaillé son récit de multiples lettres personnelles ou documents inédits.Le lecteur savoure ses tête-à-tête virils avec de Gaulle, à Londres, à Alger puis à Paris. Mais il découvre plus encore les coulisses d'une négociation secrète pendant la guerre du Vietnam, où Aubrac est à la fois le messager personnel du jeune Henry Kissinger et l'ami intime d'Ho Chi Minh... --Vincent Giret--