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Cette exigeante liberté. Entretiens avec Corinne Bouchoux
Aubrac Lucie ; Bouchoux Corinne
ARCHIPEL
18,50 €
Épuisé
EAN :9782841870615
Le 21 octobre 1943, dans une rue de Lyon, un groupe de résistants parvient, les armes à la main, à arracher un responsable de l'Armée secrète aux hommes de Klaus Barbie. A la tête de ce commando, une jeune femme déterminée à sauver son mari du poteau d'exécution promis par la Gestapo. Lucie Aubrac vient d'entrer dans la légende. Agrégée d'histoire à vingt-quatre ans, militante antifasciste dans les années 30, résistante de la première heure, elle rencontre Emmanuel d'Astier de la Vigerie et Jean Cavaillès. Elle est désignée pour siéger à l'Assemblée consultative d'Alger et reçue à Londres par le général de Gaulle.Cette femme d'action et de conviction prendra également part aux luttes anticoloniales de l'après-guerre. Parallèlement à sa carrière d'enseignante et à son inlassable activité au service de la mémoire et des valeurs de la Résistance, Lucie Aubrac n'a cessé, depuis, d'être de tous les combats pour la liberté et la dignité, contre le racisme et les injustices. Au moment où se multiplient articles de presse et ouvrages relayant des insinuations calomnieuses sur la Résistance, Lucie Aubrac livre sa vérité.
Fils du vent par ma mère, nomade du fleuve par mon père, je suis " l'Homme de nulle part ", la terre est mon domaine, et l'univers mon jardin d'espérance. Né d'une mère tzigane et d'un père européen, je suis un métis. Enfant, j'ai vécu cette double appartenance comme une difficulté insurmontable, plus même, un handicap : celui d'être différent. J'ai vécu vexations et brimades, en proie à la ségrégation, au racisme. Parvenu à l'âge adulte, j'ai cherché au contraire, à réaffirmer cette identité, que j'avais voulu bien souvent occulter, dans ma prime jeunesse. J'ai couché tous mes désarrois sur le papier, composant poèmes et chansons. Sur scène, ma guitare à la main, j'ai trouvé un moyen d'exister. Les légendes tziganes, je les ai peintes sur tous les murs des salons d'exposition qui voulaient bien accueillir mes modestes talents. Etait-ce pour moi une manière détournée d'exorciser les blessures de mon enfance ? Peut-être. Mais la tâche était rude : ma mère m'avait imposé le silence dès que je fus en âge de comprendre. Un silence bien lourd à porter pour un petit homme : mais avait-elle vraiment le choix, moi qui étais âgé de huit ans en 1939 ? Tout le monde connaît aujourd'hui le génocide des tziganes durant la Seconde Guerre mondiale. Mais à l'époque, qui savait l'effroyable sort qui leur serait réservé ? Ma mère, elle, savait. Tout au moins elle le pressentait, puisque partout, toujours, son peuple avait été persécuté.
Résumé : Lorsqu'elle débarque à Londres en février 1944 pour y mettre au monde son deuxième enfant, Lucie Aubrac est accueillie comme une héroïne de la Résistance française. Quelques années plus tard, lors d'un voyage aux Etats-Unis, elle trouvera par hasard dans un avion des " cartoons " américains racontant, en bandes dessinées, sa propre histoire. Mais qu'est-ce qu'une héroïne ? Depuis quarante ans, Lucie Aubrac - peu soucieuse de gloriole - n'avait pas jugé nécessaire d'ajouter ses souvenirs personnels à la littérature résistante publiée ici et là. Peu de femmes pourtant étaient fondées autant qu'elle à témoigner sur ce que fut concrètement la vie quotidienne, l'état d'esprit et l'espoir têtu des militants de l'ombre. Partageant à Lyon avec son mari Raymond et ses camarades l'animation du mouvement Libération, réussissant de nombreux " coups " spectaculaires, arrachant par trois fois son mari aux prisons françaises et allemandes, elle fut aussi et surtout l'une des protagonistes de l' " affaire Jean Moulin ". C'est la perspective du procès de Klaus Barbie et le comportement des défenseurs de l'ancien chef de la Gestapo qui l'avaient convaincue de sortir du silence. Elle reconstitue, ici, le journal de ses neufs mois de femme engagée dans la lutte - de mai 1943 à février 1944 -, période durant laquelle Jean Moulin fut trahi, arrêté et assassiné. Neuf mois de combats, neuf mois de grossesse mais aussi neuf mois de la vie d'une femme acharnée à sauver l'homme qu'elle aime. Ce témoignage est à verser à l'histoire. Le récit, sans effets ni artifices, nous fait revivre de façon saisissante ce que furent au jour le jour ces années là. Le journal de Lucie Aubrac a été porté à l'écran par Claude Berri.
Résumé : "Viens, petit, viens?" Trois mots qui ont sauvé Jacques des cris et de la furie des Allemands. Mais il a perdu l'insouciance de ses quatorze ans. Adieu le baiser du soir maternel, adieu les bagarres entre copains?1942. C'est la guerre. Avec sa petite s?ur, Bernadette, six ans, il est devenu un clandestin. Traqué. En fuite. Ils trouvent refuge avec leur père, résistant, dans une habitation troglodytique, près de Saumur. Par une nuit glaciale, Jacques s'aventure hors de l'abri souterrain. Il fait la rencontre d'un garçon de son âge, Benoît, qui survit seul dans les bois en attendant le retour de ses parents? Un roman poignant sur les derniers sursauts de l'enfance, malgré la peur et le chaos des armes.
Que fut réellement la Résistance au temps de l'occupation allemande ? Comment fut-elle vécue, au jour le jour, par ces hommes et ces femmes que réunissait un même refus de la défaite et de la servitude ? Comment parvinrent-ils à créer des réseaux actifs, à diffuser une presse clandestine, à entreprendre des actions militaires ? Au-delà des polémiques et des légendes, c'est la quotidienneté d'un combat que raconte ici Lucie Aubrac. Sur un ton direct, avec clarté et patience, elle répand aux questions de ses propres petits-enfants, mais aussi à celles des milliers d'écoliers au lycéens qu'elle rencontre chaque année.
Tout le monde croît connaître Jacques et Bernadette Chirac. Mais qui sont-ils vraiment ? Deux conquérants que tout opposait au départ, embarqués pour une épopée qui les mènera de Sciences-Po au sommet du pouvoir, en passant par la Corrèze, Matignon, l'Hôtel de ville de Paris, le quai Branly. Cinquante ans plus tard, en mai 2007, ils jettent l'ancre. L'homme, qui a dit non à la guerre en Irak, se consacre au dialogue des cultures et à la sauvegarde de la planète. L'ex-première dame se bat pour les adolescents anorexiques, comme leur fille, Laurence. Jacques, "l'ex-président préféré des Français", révèle un coin de son jardin secret : les arts premiers. Mais aussi sa solitude. Jocelyne Sauvard nous invite à suivre la trajectoire de ce couple fascinant, soudé par six décennies d'épreuves, de chagrins et de victoires.
De la Perse à l'Iran, 3000 ans d'histoire De la poésie soufie de Rûmi aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz, la culture persane participe pleinement de l'histoire universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car l'Iran n'est pas limité au peuple iranien ni à ses frontières actuelles : géographiquement et historiquement, l'Iran est situé à un carrefour. Depuis toujours, il est impossible de comprendre une immense partie de l'Asie centrale et du monde islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté. Aujourd'hui, la culture musulmane de Perse, si admirée au Moyen Age, vit pourtant un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie, on l'ignore : fi de ces poètes qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, de cette diversité des courants de pensée qui prônait une culture de l'autre, de ces chemins vers une compréhension de Dieu et des hommes. C'est contre cette réécriture fallacieuse d'un passé louable qu'Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de l'Iran, veut s'ériger. Et redonner ainsi à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.
Gavroche en " costume de ténèbres ", à jamais orphelin de l'amour maternel, aimant les femmes à s'y brûler, Mouloudji (1922-1994) aura traversé la vie sur la pointe des pieds, entre insouciance et gravité. Et réussi à rester jusqu'au bout l'adolescent qui, pour carte de visite, n'avait que son sourire et L'Internationale à offrir à Jacques Prévert ou Jean-Louis Barrault... Eternel apprenti de la chanson, du roman, de l'écran, du pinceau et de la poésie, Mouloudji a prêté son sourire à la légende de Saint-Germain-des-Prés. Il incarne la chanson rive gauche de l'après-guerre. Nul n'a oublié " Le Déserteur ", " Comme un p'tit coquelicot ", " La Complainte des infidèles " ou " Un jour, tu verras ", auxquels son nom reste associé. La recette de son succès ? Peut-être une tendance à laisser fructifier ses dons... Dix romans, six cents chansons, quarante films : Gilles Schlesser a voulu faire la part de la légende et du secret en interrogeant nombre de proches de l'artiste. Cette première biographie consacrée au poulbot de Belleville qui fit chavirer les coeurs dévoile un personnage emblématique d'une époque disparue.
Inspiré par Bob Dylan et Leonard Cohen, Francis Cabrel, né à Agen en 1953, chante depuis quarante ans l'attachement à la terre des ancêtres, l'amour éternel, l'injustice sociale, l'écologie. Son retour aux sources d'inspiration des chanteurs artisans, sa défense des valeurs humanistes essentielles, qui dans sa voix exhalent les parfums des vents du Sud, lui ont valu un succès phénoménal et le statut de poète-musicien. Pourtant, sa notoriété - l'album Samedi soir sur la terre (1994) demeure à ce jour le plus vendu en France -, est inversement proportionnelle à ce que l'on sait de l'homme. En effet, si ses chansons sont gravées dans l'inconscient collectif - "Je l'aime à mourir", "L'encre de tes yeux", "Sarbacane" - chacun ignore le visage intime de cet artiste discret, dissimulé derrière sa légende. Cette biographie, nourrie de nombreux témoignages de proches et collaborateurs, explore toutes les facettes de l'homme, du chanteur, et du citoyen engagé.