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L'Homme de nulle part
Amiot Pierre ; Aubrac Lucie
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747580977
Fils du vent par ma mère, nomade du fleuve par mon père, je suis " l'Homme de nulle part ", la terre est mon domaine, et l'univers mon jardin d'espérance. Né d'une mère tzigane et d'un père européen, je suis un métis. Enfant, j'ai vécu cette double appartenance comme une difficulté insurmontable, plus même, un handicap : celui d'être différent. J'ai vécu vexations et brimades, en proie à la ségrégation, au racisme. Parvenu à l'âge adulte, j'ai cherché au contraire, à réaffirmer cette identité, que j'avais voulu bien souvent occulter, dans ma prime jeunesse. J'ai couché tous mes désarrois sur le papier, composant poèmes et chansons. Sur scène, ma guitare à la main, j'ai trouvé un moyen d'exister. Les légendes tziganes, je les ai peintes sur tous les murs des salons d'exposition qui voulaient bien accueillir mes modestes talents. Etait-ce pour moi une manière détournée d'exorciser les blessures de mon enfance ? Peut-être. Mais la tâche était rude : ma mère m'avait imposé le silence dès que je fus en âge de comprendre. Un silence bien lourd à porter pour un petit homme : mais avait-elle vraiment le choix, moi qui étais âgé de huit ans en 1939 ? Tout le monde connaît aujourd'hui le génocide des tziganes durant la Seconde Guerre mondiale. Mais à l'époque, qui savait l'effroyable sort qui leur serait réservé ? Ma mère, elle, savait. Tout au moins elle le pressentait, puisque partout, toujours, son peuple avait été persécuté.
Amiot Dany ; Arnaud Pierre J. L. ; Creissels Denis
Cet ouvrage fait suite à une fournée d'étude qui s'est tenue a Arras en mars 2006 et qui était organisée par le centre de recherche Grammatica. Il se veut le premier jalon d'une série d'études sur la composition dans de nombreuses langues et contient des contributions portant sur l'anglais, le français, le grec, l'italien, le mandika et le néerlandais; la plupart ont été effectuées dans une perspective "monolingue", mais quelques-unes proposent une perspective comparative.
Lui, c'est Maurice. Capitaine de remorqueur à l'âge de dix-huit ans. Elle, c'est Thérèse. A l'aube de ses seize ans, elle décide de quitter sa famille d'origine tsigane, en quête d'une vie meilleure. Ils n'ont pas vingt ans lorsqu'ils se rencontrent en Bourgogne, dans les années trente. Faisant fi des conventions, ils s'unissent pour la vie, selon la tradition tsigane. Durant l'entre-deux-guerres ils forment un couple hors normes, ivre de liberté. Ils bravent tous les interdits, guidés par le seul désir de fuir les préjugés et la xénophobie. De leur union naîtront six enfants, dont cinq garçons, tous mariniers, tout comme leur père. Puis vient la Seconde Guerre mondiale et l'éclatement de la famille. Thérèse doit se cacher et protéger ses enfants métis. Le génocide des tsiganes est en marche. Grâce au silence de Thérèse, qui jamais ne dévoila ses origines, tous ont la vie sauve. La guerre achevée, Maurice consacre sa vie à transmettre son difficile métier à ses jeunes garçons. Parvenus à l'âge adulte, amoureux de la Saône et de ses paysages somptueux, ils exercent avec une passion non dissimulée le métier de leur père, partageant leur vie avec des personnages hauts en couleur. Ils évoluent au sein d'une corporation comprenant des êtres d'exception assurant la pérennité de valeurs sûres telles que la solidarité, l'entraide, l'altruisme. A travers l'histoire de Thérèse, "nomade de la route", et de Maurice, "nomade des fleuves", leur fils Pierre, grâce à son témoignage, rend un vibrant hommage à ceux qu'on appelait alors les "seigneurs du fleuve".
Résumé : Ce volume expose les résultats d'une collaboration franco-japonaise centrée sur la Mésopotamie du Nord au 2e millénaire av. J.-C. et basée sur un dialogue entre les épigraphistes des archives de Mari et ceux de Tabatum (Tell Taban). Le volume aborde cette région du point de vue historique, géographique et politique. La religion et le commerce ainsi que la " propagande " royale sont abordés. Une dizaine de textes sont édités pour la première fois et devront attirer l'intérêt de la communauté scientifique.
Ce livre est le récit de deux vies. Celles de deux destins hors du commun. Celles de deux hommes engagés. Manuel, rescapé de la guerre civile en Espagne en 1936, alors qu'il n'était encore qu'un enfant, s'engage dans la Légion étrangère au moment de la guerre d'Indochine. Parvenu à Saigon, il connaîtra les pires horreurs mais rencontrera aussi l'amour. Marius, communiste, accomplit des actes de résistance durant la seconde guerre mondiale après avoir été gabier sur un cuirassé à Sébastopol, en mer Noire, en 1919.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.