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Le culte de l'urgence. La société malade du temps
Aubert Nicole
FLAMMARION
19,30 €
Épuisé
EAN :9782080684097
« Pas le temps »! À la métaphore traditionnelle du temps qui passe et s'écoule a succédé depuis peu celle d'un temps qui se comprime et s'accélère, un temps qui nous échappe sans cesse et dont le manque nous obsède. Avec l'avènement de la communication instantanée et sous la dictature du « temps réel » qui régit l'économie, notre culture temporelle est en train de changer radicalement. U urgence a envahi nos vies: il nous faut réagir « dans l'instant », sans plus avoir le temps de différencier l'essentiel de l'accessoire. Ce règne du court terme absolu produit des effets contrastés. Certains, « shootés » à l'urgence, ont besoin de ce rythme pour se sentir exister intensément. En triomphant du temps, ils ressentent l'ivresse de pouvoir vaincre la mort. Dans d'autres cas, le climat de pression est tel qu'il corrode les individus qui déconnectent brutalement, comme sous l'effet d'une surchauffe énergétique intense, ou sombrent dans la dépression, comme pour tenter de « ralentir le temps ». Plus globalement, que ce soit dans le domaine de la famille, de la quête spirituelle, des modes de thérapie ou même de la littérature, le règne du temps court supplante celui du temps long. Dans une société fonctionnant souvent sur l'unique registre de la réactivité, se dessine ainsi le visage d'un nouveau type d'individu, flexible, pressé, collant aux exigences de l'instant ou à la jouissance qu'il procure et cherchant dans l'intensité du moment une immédiate éternité.
Aubert Nicole ; Gruère Jean-Pierre ; Jabes Jak ; L
Cet ouvrage a pour objectif de fournir un cadre conceptuel pour l'étude et la compréhension des aspects humains et organisationnels du management. Il est destiné à des publics variés, étudiants, cadres et praticiens.Il comporte également une dimension interculturelle, il constitue une synthèse des connaissances et des recherches actuelles enseignées et pratiquées dans les universités et entreprises européennes et américaines.Chaque thème est illustré de nombreux documents et figures permettant de faire le lien entre les réalités économiques, sociales, culturelles et les théories sous-jacentes.
Le coût de l'excellence La quête d'excellence est un idéal auquel on ne peut résister. Elle invite les êtres humains à se surpasser, à s'investir dans de grandes causes. Mais l'excellence a aussi un coût, lorsqu'elle se pervertit dans un désir narcissique illimité, lorsqu'elle se met au service de la toute-puissance, lorsqu'elle se confond avec la performance. La révolution managériale a promu l'excellence comme valeur suprême dans une vision du monde utilitariste, positiviste et performative. Elle provoque le burn out pour celles et ceux qui se consument dans l'exigence du toujours plus, le chaos pour les organisations confrontées à une concurrence effrénée, une lutte des places exacerbée dans la vie sociale. Lorsque chacun cherche à être excellent, donc hors du commun, que devient le monde commun ? Nicole Aubert Professeur émérite de sciences humaines à l'Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP-EAP). Vincent de Gaulejac Professeur émérite de sociologie à l'université Paris-Cité et président fondateur du Réseau international de sociologie clinique.
Résumé : Le management est devenu un des symptômes de notre société "post-moderne" : on gère son temps, sa famille et sa vie tout comme on tente de gérer les motivations de ses collaborateurs ou la bonne marche d'un service. Bien gérer ne suffit d'ailleurs pas. La quête de qualité totale et de "zéro défaut" qui imprègne de plus en plus l'univers de l'entreprise s'étend désormais hors de ses frontières. Il s'agit de réussir sa vie, d'être performant en tout, bref de " gagner " dans une société qui ne veut connaître que le succès et n'a que faire des perdants. Parallèlement, un autre mouvement s'amorce qui se préoccupe de la dimension " spirituelle " de l'entreprise et cherche à lui conférer le statut d'une instance de développement personnel : on parle de l'identité, voire de l'âme de l'entreprise et c'est par elle, à travers elle, grâce à elle que l'individu est aussi censé se développer et réaliser son idéal. Or l'excellence a un coût : le stress permanent, les " décompressions " physiques et psychiques, la " brûlure interne " de ceux qui se consument dans l'obsession de la performance constituent la face cachée de cette course à la réussite... L'entreprise, en effet, n'est pas seulement pourvoyeuse de succès et de carrière, elle est aussi, parfois, pourvoyeuse de mal-être et d'angoisse. C'est toute cette face d'ombre de notre société de conquête qui constitue le c?ur de ce livre, qui s'appuie sur une recherche approfondie dans l'univers managérial et intègre de nombreux témoignages.
Le Laboratoire de Changement Social réunit des chercheurs en Sciences Humaines qui inscrivent leurs travaux dans une orientation clinique. Ces chercheurs considèrent que s'en tenir aux déterminations sociologiques en y subordonnant les déterminations psychologiques, ou l'inverse, ne permet pas de traiter de la complexité des conditions d'émergence et de constitution du sujet social et de ses productions saisies dans leurs contextes. Pour autant, l'analyse des processus d'intrication entre registre psychique et registre social pose la question de la spécificité de l'un et de l'autre, de leur part d'irréductibilité ou au contraire de leurs interférences. Ces questions épistémologiques font l'objet de cet ouvrage. Entre divergences et convergences, chacun des auteurs fait le point sur ses propres positions, ses interrogations, ses avancées, afin de revisiter les incontournables et les points de butée, condition pour l'approfondissement d'une réflexion vivante et critique.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.