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Le problème de l'être chez Aristote. Essai sur la problématique aristotélicienne
Aubenque Pierre
PUF
16,23 €
Épuisé
EAN :9782130433880
Le problème de l'être est le moins naturel de tous les problèmes " ARISTOTE. Résoudre l'aporie, au sens de " lui donner une solution ", c'est la détruire ; mais résoudre l'aporie, au sens de " travailler à sa solution ", c'est l'accomplir. Nous croyons avoir montré que les apories de la métaphysique d'Aristote n'avaient pas de solution, en ce sens qu'elles n'étaient pas résolues quelque part dans un univers des essences ; mais c'est parce qu'elles n'ont pas de solution qu'il faut toujours chercher à les résoudre et que cette recherche de la solution est finalement la solution elle-même. Chercher l'unité, c'est l'avoir déjà trouvée. Travailler à résoudre l'aporie, c'est découvrir. Ne jamais cesser de rechercher ce qu'est l'être, c'est déjà avoir répondu à la question : Qu'est-ce que l'être ? Ce n'est pas à la tradition, quelle qu'elle pût être, qu'il appartenait de ressaisir ce commencement toujours commençant, cette scission toujours dissociante et cet espoir toujours renaissant. Transmettre l'ouverture, c'est la clore : Aristote, comme en témoigne l'histoire des lendemains immédiats de l'aristotélisme, était moins le fondateur d'une tradition que l'initiateur d'une question dont il nous a averti lui-même qu'elle demeurait toujours initiale et que la science qui la pose était éternellement " recherchée ". PIERRE AUBENQUE.
Cet ouvrage reproduit les actes du VIe Symposium aristotelicum de 1978 qui fut exclusivement consacré à la Métaphysique d'Aristote. Délaissant volontairement les problématiques générales, les études rassemblées ici se consacrent à l'examen des passages les plus aporétiques de l'ouvrage, et aux questions fondamentales qui s'y nouent, subordonnant ainsi les controverses sur l'unité du traité à la saisie du sens de ses analyses les plus profondes. C'est dans cette perspective que les différents livres de la Métaphysique sont interrogés, et que les concepts de forme, de matière, de simple, de substance (ousia), d'activité, sont mis en rapport pour tenter de déterminer la nature et l'objet de cette science de l'étant en tant qu'étant au moment de sa fondation. Ces études font également place à une recherche qui met en rapport la problématique et la méthode de la Métaphysique avec celles du Sophiste de Platon en amont, et en aval avec la pensée de Plotin, pour saisir la pensée d'Aristote dans la double perspective d'un héritage et d'une filiation. Présentant en outre à la suite de chaque contribution un résumé de la discussion à laquelle elle donna lieu, le présent recueil rappelle quelles tâches un ouvrage aussi éminemment aporétique que la Métaphysique assigne à la pensée chaque fois qu'elle en reprend le cheminement et cherche à en saisir le sens.
« La métaphysique d?Aristote n?est, au sens aristotélicien, dialectique et par là incapable de tout achèvement déductif, que parce qu?elle est une métaphysique du mouvement, c?est-à-dire de la scission. » Le propos de l?auteur est simple: sans vouloir rajouter et apporter du nouveau sur Aristote, il tente au contraire de désapprendre tout ce que la tradition a ajouté à l?aristotélisme primitif. Car l?aristotélisme que nous connaissons est surtout celui des commentateurs grecs. L?image ainsi révélée est celle d?un Aristote aporétique, mais « cette voix qui parle est celle plus fraternelle qui continue de chercher en nous ce qu?est l?être et de se taire parfois ».
Résumé : " Faire d'Aristote un Aufklârer serait méconnaître ce qu'il y a en lui de religiosité authentique, cette intuition de la transcendance et du chorismos, qui sont la raison profonde de sa prudence spéculative. Faire d'Aristote un tragique serait méconnaître cette confiance en l'homme, en sa recherche et en son action, qui tranche sur les lamentations du ch?ur de la tragédie et sur une certaine résignation socratique et, avant la lettre, stoïcienne. Mais Aristote exalte l'homme sans le diviniser ; il en fait le centre de son éthique, mais il sait que l'éthique n'est pas ce qu'il y a de plus haut, que Dieu est au-delà des catégories éthiques, ou plutôt que l'éthique se constitue dans la distance qui sépare l'homme de Dieu. Livré à ses seules forces par un Dieu trop lointain, qui est suffisamment visible pour être désiré, mais se tient trop à distance pour être possédé, l'homme est en butte, dans la région du monde qu'il habite, à un hasard qu'il ne peut entièrement dominer. Ou plutôt la vie de l'homme se meut entre deux hasards : le Hasard fondamental de la naissance, qui fait que la bonne nature n'est pas également partagée ; le hasard résiduel de l'action, qui fait que les résultats ne sont jamais tout à fait prévisibles. Mais le hasard de la naissance est le hasard résiduel de l'action divine, et la grandeur de l'homme consiste, en prolongeant par la prudence l'action d'une Providence défaillante, à reculer le plus possible les limites de l'imprévisible et de l'inhumain. " Pierre Aubenque.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.