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La prudence chez Aristote
Aubenque Pierre
PUF
9,62 €
Épuisé
EAN :9782130525820
Faire d'Aristote un Aufklârer serait méconnaître ce qu'il y a en lui de religiosité authentique, cette intuition de la transcendance et du chorismos, qui sont la raison profonde de sa prudence spéculative. Faire d'Aristote un tragique serait méconnaître cette confiance en l'homme, en sa recherche et en son action, qui tranche sur les lamentations du ch?ur de la tragédie et sur une certaine résignation socratique et, avant la lettre, stoïcienne. Mais Aristote exalte l'homme sans le diviniser ; il en fait le centre de son éthique, mais il sait que l'éthique n'est pas ce qu'il y a de plus haut, que Dieu est au-delà des catégories éthiques, ou plutôt que l'éthique se constitue dans la distance qui sépare l'homme de Dieu. Livré à ses seules forces par un Dieu trop lointain, qui est suffisamment visible pour être désiré, mais se tient trop à distance pour être possédé, l'homme est en butte, dans la région du monde qu'il habite, à un hasard qu'il ne peut entièrement dominer. Ou plutôt la vie de l'homme se meut entre deux hasards : le Hasard fondamental de la naissance, qui fait que la bonne nature n'est pas également partagée ; le hasard résiduel de l'action, qui fait que les résultats ne sont jamais tout à fait prévisibles. Mais le hasard de la naissance est le hasard résiduel de l'action divine, et la grandeur de l'homme consiste, en prolongeant par la prudence l'action d'une Providence défaillante, à reculer le plus possible les limites de l'imprévisible et de l'inhumain. " Pierre Aubenque.
Les études de Pierre Aubenque restituent, à travers la complexité des textes d'Aristote, « une pensée étonnamment actuelle en son interrogation sur la multiplicité des significations ontologiques, mais aussi en ses conséquences pratiques » (Dominique Janicaud, in Dictionnaire des philosophes, Puf, 1993). Distinguant la prudence de la sagesse, Pierre Aubenque en propose une interprétation puis s'efforce de mettre au jour la source du concept aristotélicien de la prudence.
« La métaphysique d?Aristote n?est, au sens aristotélicien, dialectique et par là incapable de tout achèvement déductif, que parce qu?elle est une métaphysique du mouvement, c?est-à-dire de la scission. » Le propos de l?auteur est simple: sans vouloir rajouter et apporter du nouveau sur Aristote, il tente au contraire de désapprendre tout ce que la tradition a ajouté à l?aristotélisme primitif. Car l?aristotélisme que nous connaissons est surtout celui des commentateurs grecs. L?image ainsi révélée est celle d?un Aristote aporétique, mais « cette voix qui parle est celle plus fraternelle qui continue de chercher en nous ce qu?est l?être et de se taire parfois ».
Les études de Pierre Aubenque restituent, à travers la complexité des textes d'Aristote, "une pensée étonnamment actuelle en son interrogation sur la multiplicité des significations ontologiques, mais aussi en ses conséquences pratiques." ( Dominique Janicaud in Dictionnaire des philosophes, Puf, 1993). Pierre Aubenque nous invite à "écouter la voix sans visages des textes...cette voix qui parle dans la détresse des textes est moins la parole exemplaire du" maître de ceux qui savent ", que celle, moins assurée, mais plus fraternelle, qui continue de chercher en nous ce qu'est l'être. Biographie de l'auteur Pierre Aubenque est professeur émérite à l'université de Paris- Sorbonne et secrétaire général de l'Institut international de philosophie. Dans la collection Quadrige est également disponible La prudence chez Aristote."
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.