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Rue des lombards
Atwood Jane Evelyn
XAVIER BARRAL
45,50 €
Épuisé
EAN :9782915173765
À la fin de l?année 1975, installée depuis peu à Paris, Jane Evelyn Atwood réalise son premier reportage photo, en noir et blanc, dans une écriture à la fois simple, efficace et sensible. D?une rencontre avec une prostituée de la rue des Lombards, elle découvre un univers où tout la fascine: personnages extraordinaires, costumes incroyables, regards portés sur les hommes? L?entrée de l?immeuble est miteuse, les murs crasseux, le sol couvert de mégots, une odeur de pisse envahissante, mais l?envie de mieux connaître ces femmes convaincra Jane Evelyn Atwood de partager leur vie. Pendant toute une année, elle passe ses soirées et ses nuits à les photographier dans cette maison de passe. À être patiente et à ne pas trop en demander. À être toujours présente, à prendre des photos uniquement quand le moment s?y prête. Empathie avec ses sujets, immersion, refus du superficiel, respect permanent de l?autre, Jane Evelyn Atwood pactise avec le temps et ne lutte pas contre lui. Si cette année rue des Lombards a été décisive dans son travail de photographe, elle lui a aussi beaucoup appris, en tant que femme, sur la nature humaine, sur les rapports hommes/ femmes, sur l?argent et le manque d?argent, et sur le pouvoir ou l?absence de pouvoir. De ces rencontres fascinantes, de ce travail exigeant, est née une profonde amitié avec Blondine, une femme extraordinaire qui aujourd?hui encore reste chère à la photographe. Plus de trente ans après, les éditions Xavier Barral réunissent pour la première fois l?ensemble de ce travail peu connu de Jane Evelyn Atwood, saluée aujourd?hui pour sa photographie sociale. Un bel hommage à ces femmes, à leur générosité, et à ce Paris la nuit de la fin des années 1970.
Résumé : Cet ouvrage a été réalisé en soutien à l'action d'Handicap International, qui lutte depuis 1992 contre la production, l'utilisation, le stockage et la prolifération des mines antipersonnel dans le monde, et sui, depuis 1982, s'engage à porter assistance à ceux qui en ont été victimes.
À la fin de l?année 1975, installée depuis peu à Paris, Jane Evelyn Atwood réalise son premier reportage photo, en noir et blanc, dans une écriture à la fois simple, efficace et sensible. D?une rencontre avec une prostituée de la rue des Lombards, elle découvre un univers où tout la fascine: personnages extraordinaires, costumes incroyables, regards portés sur les hommes? L?entrée de l?immeuble est miteuse, les murs crasseux, le sol couvert de mégots, une odeur de pisse envahissante, mais l?envie de mieux connaître ces femmes convaincra Jane Evelyn Atwood de partager leur vie. Pendant toute une année, elle passe ses soirées et ses nuits à les photographier dans cette maison de passe. À être patiente et à ne pas trop en demander. À être toujours présente, à prendre des photos uniquement quand le moment s?y prête. Empathie avec ses sujets, immersion, refus du superficiel, respect permanent de l?autre, Jane Evelyn Atwood pactise avec le temps et ne lutte pas contre lui. Si cette année rue des Lombards a été décisive dans son travail de photographe, elle lui a aussi beaucoup appris, en tant que femme, sur la nature humaine, sur les rapports hommes/ femmes, sur l?argent et le manque d?argent, et sur le pouvoir ou l?absence de pouvoir. De ces rencontres fascinantes, de ce travail exigeant, est née une profonde amitié avec Blondine, une femme extraordinaire qui aujourd?hui encore reste chère à la photographe. Plus de trente ans après, les éditions Xavier Barral réunissent pour la première fois l?ensemble de ce travail peu connu de Jane Evelyn Atwood, saluée aujourd?hui pour sa photographie sociale. Un bel hommage à ces femmes, à leur générosité, et à ce Paris la nuit de la fin des années 1970.
Atwood Jane Evelyn ; Petit Véronique ; Naggar Caro
Résumé : Jane Evelyn Atwood a commencé à photographier les femmes incarcérées en 1989. En 9 ans, elle a eu accès à 40 prisons dans 9 pays d'Europe et aux Etats-Unis. Plaidoyer pour un traitement égalitaire des femmes face à la prison - 89 % des femmes incarcérées le sont alors pour des délits non violent - Trop de peines est un livre majeur. Initialement paru en 2000 chez Albin Michel, devenu un classique de la photographie documentaire, il était épuisé de longue date. Sa réédition, augmentée de photographies inédites et de lettres de détenues, permettra au public de redécouvrir un travail d'une profonde humanité. Elle rappelle aussi, alors que partout sont menacés les acquis des femmes pour disposer librement de leur corps, que le sujet de cette enquête reste d'une puissante actualité politique.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production. Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019. Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingue Sylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC
Capturer le réel, en saisir ses moindres traces et fragments, telle est la quête de Marie Bovo, photographe qui travaille depuis de nombreuses années sur l'espace et son occupation par diverses communautés. Marseillaise d'adoption, la photographe s'intéresse particulièrement aux zones urbaines ou rurales du bassin méditerranéen et des côtes africaines : cours intérieures ou restaurant kebab à Marseille, camp de Roms dans les faubourgs de cette même ville, appartements vides à Alger ou cuisines aménagées en plein air au Ghana. " C'est moins l'architecture qui m'intéresse, dit-elle, que la façon dont elle est vécue. " La culture méditerranéenne du regard est toujours dérobée. Les images de Marie Bovo donnent à voir les coulisses, ce qui est caché, ce qui demeure dans le silence. Avec une attention constante au cadrage, entendu comme une imbrication d'espaces physiques et mentaux, l'oeuvre de Marie Bovo, qui se construit par séries, questionne la façon dont nous vivons dans certains lieux, publics ou privés. La photographe s'est emparée de son médium : ses temps de pause très longs en lumière naturelle et réalisés à la chambre captent le moindre détail. Le temps et le mouvement sont des composantes avec lesquelles elle construit ses images. Réalisés à l'aube depuis un pont en surplomb d'un camp de Roms ou au crépuscule peu avant l'arrivée des protagonistes venant prendre leur repas ou encore la nuit dans des cours intérieures d'immeubles, l'objectif tourné vers le ciel saisissant le linge suspendu : les photographies de Marie Bovo donnent à voir une vie qui se dérobe. Les objets disparaissent d'une image à l'autre, les lumières se déclinent en teintes presque irréelles, l'image devient picturale. Cette révélation du flux de la vie dans un aller-retour permanent entre passé et présent suggère des récits à venir. Cet ouvrage présente son travail filmique inédit et sa dernière série En Suisse - Le palais du roi.
Grigorescu Dan Er ; Dan Calin ; Haulica Dan ; Jone
L'ouvrage Brancusi ou l'anonymat du génie paraît pour la première fois en 1967 aux éditions Méridiane, à Bucarest. Hommage à l'oeuvre du sculpteur roumain, il présente plus d'une centaine de photographies réalisées par Dan Er Grigorescu, photographe fasciné par l'art de ce maître de la modernité. Reprenant le format album de la première édition, le présent ouvrage a puisé dans les archives exceptionnelles de Dan Er Grigorescu, qui durant trois décennies, entre 1964 et 1967, photographia les célèbres sculptures de Brancusi dans son atelier ainsi que celles de l'ensemble monumental de Târgu Jiu, petite ville du centre-ouest de la Roumanie. La vision très graphique de l'espace, les jeux d'ombre et de lumière, la plongée dans la matière et la sobriété des images de Grigorescu restituent l'abstraction plastique des sculptures de Brancusi. Fasciné par les arts traditionnels roumains, le sculpteur conjugue éléments vernaculaires et motifs modernes. Ainsi, le motif du rhombe (losange en volume) présent dans l'art populaire roumain comme ornement architectural prend toute son ampleur dans la Colonne sans fin , l'une des trois pièces de l'ensemble de Târgu Jiu, avec la Porte du baiser et la Table du silence . Réalisées entre 1937 et 1938, ces oeuvres, disposées sur un axe de près d'un kilomètre de long, composent un ensemble exceptionnel, toujours conservé aujourd'hui, et témoignent de l'importance de la fusion entre l'art et la nature chez Brancusi. L'atelier était perçu par l'artiste comme " un tout organique autonome " : le site de Târgu Jiu concrétise cette vision architecturale et organique de la sculpture. Avec ses prises de vue en série, ses images saisissant sous des lumières et des angles différents des oeuvres désormais iconiques du XXe siècle, cet album offre un nouveau regard sur l'artiste.
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.