« Anarchie » : terme généralement associé à la peur et au chaos. Toutefois, dans son ouvrage, Isabelle Attard rétablit la vérité sur ce mot dont le sens premier est bien trop souvent détourné. Au travers d’expériences vécues durant son mandat politique, de déconstructions historiques frappantes, d’une introspection raisonnée et d’une prise de conscience progressive, l’autrice nous explique ‘’comment elle est devenue anarchiste’’ et pourquoi elle éprouve cette répulsion vis-à-vis de la société hiérarchisée, imposée aux peuples, telle que nous la connaissons. Malgré l’utilisation de termes spécifiques à la politique, l’écrit reste très accessible et offre un regard nouveau – et plus juste - sur une autre manière vivre en société et en collectivité.
C'est un mot interdit, un mot tabou, un mot qui fait peur même à ceux qui s'y reconnaissent : "anarchisme" ! Et pourtant, cette vision du monde, bien loin des images de violence que les dominants répandent pour la discréditer, promeut la coopération, l'émancipation, le respect des êtres et du vivant. C'est ce que vous racontera ce livre, qui n'est pas un essai, mais une histoire : celle d'une femme "normale" , qui n'aurait jamais pensé qu'elle était anarchiste, mais qui, au fur à mesure de son parcours intellectuel et politique, a découvert cette doctrine libératrice. Par son refus de l'autoritarisme et son souci de l'écologie, l'anarchisme se répand discrètement à travers la société et s'articule de plus en plus souvent, dans les idées et sur le terrain, avec l'écologie. Il était temps que l'on puisse de nouveau afficher sereinement ce mot. Et si, vous aussi, vous étiez anarchiste sans le savoir ?
Résumé : Agir ici et maintenant est un essai autant qu'un manifeste, une analyse personnelle de la pensée de Murray Bookchin. En guise d'amorce, Floréal Roméro dresse le portrait du fondateur de l'écologie sociale et du municipalisme libertaire. Il en fait son histoire, son évolution politique, pour la mettre en miroir avec les enjeux écologiques, sociaux et économiques actuels. De l'Espagne au Rojava, en passant par le Chiapas, à partir d'exemples concrets, l'auteur lance un appel à la convergence des luttes et un cri d'espoir. Ce livre nous apporte des conseils pratiques pour sortir du capitalisme et ne pas se résigner face à l'effondrement qui vient.
Une histoire de la Corse supplémentaire? Non. Une histoire de la Corse qui ne dit que l'essentiel et qui appuie son propos sur des images: photos des lieux historiques, photos de vestiges, images laissées par des auteurs apocryphes. Ainsi l'histoire de la Corse devient-elle lisible en quelques lectures, une histoire qui à son tour illustre le présent. Le texte a été écrit par Gabriel Xavier Culioli, écrivain, essayiste, conteur tandis que les photos sont de Jean-Christophe Attard l'un des meilleurs regards de la Corse actuelle. Un petit ouvrage fait pour imprégner le lecteur de ce que fut la Corse d'hier afin de mieux comprendre la Corse d'aujourd'hui. Biographie de l'auteur Jean-Christophe Attard. Reporter-photographe né en 1974 à Ajaccio. Il pratique la photographie depuis 1997. Ses photographies et ses reportages ont été publiés dans la presse nationale et internationale, exposés en France, au Japon ou en Angleterre. Créateur de la revue de photographie Images Fixes, il dirige aujourd'hui les éditions du même nom et réalise des ouvrages sur la Corse, les arts de vivre, l'architecture ou l'art pour le compte de différents éditeurs. En 2005, il a intégré le collectif de photographes Libre-arbitre au sein duquel il développe d'autres approches photographiques. Gabriel-Xavier Culioli. Agé de 56 ans, père de quatre enfants, Gabriel-Xavier Culioli est l'auteur de la Terre des Seigneurs, une saga consacrée à sa famille corse, vendue à plus de 50000 exemplaires. Originaire du village de Chera, il vit désormais en Corse et se consacre à l'écriture. Journaliste et essayiste, édité par les éditions Gallimard, Lieu-commun ou Jacques Bertoin, il a désormais choisi les éditions DCL qui ont édité plusieurs de ses ouvrages, dont Corse, le chant des saisons avec Jean-Christophe Attard.
La Corse serait-elle devenue un nouvel Eldorado gastronomique ? Si l'on en juge par le nombre de distinctions et de récompenses décernées aux chefs corses ces dernières années, la réponse est clairement oui ! Après le succès du premier volume des Grands chefs de Corse, notre panorama des talents culinaires insulaires se poursuit avec la découverte de cinq nouveaux chefs qui ont, une nouvelle fois, réussi a sublimer les produits locaux pour vous proposer 50 recettes originales, subtiles et raffinées mais toujours accessibles. A vos fourneaux et bonne dégustation !
Loin du cliché éculé du Corse fainéant attendant la chute naturelle des fruits pour se nourrir, la Corse était autrefois un immense jardin bâti à la sueur d'hommes et de femmes soucieux d'arracher quelques subsides à une terre pourtant difficile à cultiver. Des premiers cultivateurs de Filitosa aux jardiniers du dimanche d'aujourd'hui, les Corses ont peu à peu appris à domestiquer cette terre qui se refusait à eux. Les kilomètres de murets de pierres sèches qui jalonnent la montagne corse témoignent encore de ce labeur incessant pour arracher à la terre ces quelques richesses. Si le travail harassant d'auto-subsistance à laisser place aujourd'hui à un jardinage d'agrément et de loisir, les petits jardins corses ont néanmoins conservé leur typicité et leur caractère. Ce livre vous aidera à mieux comprendre et maîtriser l'art du jardinage en Corse. Sublimés par les cuisiniers du Grand hôtel de Cala Rossa, vous découvrirez aussi les produits du potager à travers de délicieuses recettes, faciles et inventives..
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Guy Debord (1931-1994) a suivi dans sa vie, jusqu'à la mort qu'il s'est choisie, une seule règle. Celle-là même qu'il résume dans l'Avertissement pour la troisième édition française de son livre La Société du Spectacle : "Il faut lire ce livre en considérant qu'il a été sciemment écrit dans l'intention de nuire à la société spectaculaire. Il n'a jamais rien dit d'outrancier."
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Depuis l'effondrement des régimes communistes, le dogme néo-libéral est le pavillon sous lequel les Etats-Unis, imités par la majorité des pays occidentaux, ont décidé de défendre leurs intérêts stratégiques. Les deux grands mots d'ordre de ce que l'on appelle la "mondialisation" - "moins d'Etat" et "liberté des marchés" - sont désormais leurs armes privilégiées pour assurer leur domination sur le reste du monde. Pourtant, Noam Chomsky souligne à quel point la réalité du néo-libéralisme actuel tourne le dos aux principes du libéralisme "classique". La compétition est truquée et les pays riches, en position de force, recourent à toutes sortes de mesures qui sont autant de violations déguisées de la liberté qu'ils prétendent défendre. "Un brûlot fustigeant les hypocrisies du dogme néo-libéral.", Midi libre.
De toutes les doctrines sociales, l'anarchisme est la plus méconnue et la plus défigurée. Daniel Guérin s'est essayé, textes et faits à l'appui, à lui restituer son vrai visage. Des théories de Proudhon, Bakounine et Stirner jusqu'à la révolution russe et aux expériences contemporaines (révolution espagnole de 1936, Yougoslavie, Algérie), il confronte théorie et réalité, en montrant l'influence toujours vivante de la pensée libertaire anarchiste.