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Pour une politique ouverte de l'immigration
ATTAC
SYLLEPSE
7,50 €
Épuisé
EAN :9782849502402
Les migrations constituent un phénomène historique permanent, elles sont même consubstantielles à l'histoire de l'humanité. Pourtant, les Etats de l'Union européenne et l'Union elle-même pratiquent une politique d'isolement, entendant n'admettre d'immigrants, au compte-gouttes, que sur le seul critère de leur " intérêt économique " pour le pays d'accueil. Cette politique n'est pas nouvelle. Elle a toujours échoué. Elle a comme première conséquence de rendre illégitime la présence de populations issues de l'immigration, installées parfois depuis longtemps, et ne fait que renforcer les discriminations de fait ou de droit dont elles sont victimes. Ce livre rappelle que l'immigration, loin d'être un danger, peut et doit profiter aux uns et aux autres. Il démonte un à un les arguments invoqués pour tenter de justifier l'Europe forteresse et le repli sur soi, et met en lumière l'absurdité de l'immigration prétendument choisie. Il faut, au contraire, envisager une politique d'immigration ouverte, apaisée, accompagnée d'une citoyenneté de résidence. Ce qui suppose des décisions politiques courageuses, octroyant aux étrangers un certain nombre de droits attachés à cette citoyenneté, par exemple le droit de vote et d'éligibilité. La liberté de circulation et d'installation des personnes fait partie des droits fondamentaux de l'humanité, il est grand temps de s'en souvenir. D'autant que, comme le disait le président bolivien Evo Morales : " Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes. "
Une relecture de l'histoire du G8, ce "club" qui, de Rambouillet en 1975 au Canada en juin 2002, en passant par Paris en 1989, a travaillé à diffuser et propager les recettes de l'ultralibéralisme à travers le monde.
L'Union européenne traverse une crise existentielle. Des politiques d'austérité imposées au nom de règles économiquement absurdes ont mis les peuples à genoux. Aussi, la défiance envers l'Union est désormais telle que son avenir politique est incertain. C'est pourquoi il est urgent de lui donner un nouveau souffle et avant tout de rompre avec le poison néolibéral. Car, face à cette Europe antidémocratique et austéritaire, un seul horizon parait se profiler, celui du nationalisme. C'est ce qu'illustrent les victoires successives, aux quatre coins de l'Europe, d'une extrême-droite hétérogène mais toujours xénophobe et au fond favorable aux politiques néolibérales. Aussi est-il plus que jamais nécessaire de défendre un autre modèle, qui remettrait au coeur l'idée d'une Europe sociale, démocratique et écologique. Cet ouvrage propose une alternative crédible et une stratégie pour la mettre en oeuvre : la désobéissance aux traités pour refonder l'Europe. Retrouver le chemin d'une politique de solidarité est le seul moyen d'engager les peuples dans la construction d'une véritable communauté politique européenne. La désobéissance ou l'éclatement, telle est désormais l'alternative.
Depuis une dizaine d'années, le mouvement altermondialiste oppose une résistance sociale, politique, idéologique et culturelle au maëlstrom de la mondialisation capitaliste. Des rassemblements contre l'Organisation mondiale du commerce et le G7, contre la guerre, et des forums sociaux mondiaux, continentaux et locaux, jaillissent des propositions alternatives pour d'autres relations entre les peuples que celles imposées par la loi du marché, pour une autre organisation économique que celle dictée par le profit maximum, pour une démocratie authentique respectant les droits humains fondamentaux. Dans ce contexte, la bataille des idées et des mots est essentielle. Aussi, l'association Attac a-t-elle ressenti le besoin de faire un inventaire des concepts, des institutions, des enjeux qui font sens pour lutter contre les politiques néo-libérales et la marchandisation du monde. Le livre rassemble sous la forme d'un glossaire didactique et pédagogique, afin de doter ceux qui agissent ici et là contre le néo-libéralisme d'un outil de réflexion et de travail. Une sorte de glossaire thématique (300 entrées prévues) amélioré qui reprend dans le détail ce que Attac pense : de « Accord général sur le commerce des services (AGCS) » à « Zone franche » en passant par « Flexibilité » et « Paradis fiscaux ».
Ah ! La fameuse photo de Paris-Match... Ce n'est pas seulement devant l'objectif que François Hollande et Nicolas Sarkozy se trouvent réunis ; c'est aussi pour dire « oui » à la « Constitution » européenne. Le compagnonnage ne s'arrête pas là : les documents du PS et de l'UMP, ainsi que les déclarations de leurs dirigeants, révèlent une grande similarité de vues et d'arguments. Ils ont aussi en commun des pratiques - falsifications, manipulations et omissions - qui ne rehaussent pas la qualité du débat politique. Comme si, pour l'emporter, le Parti du « oui » voulait faire l'impasse sur le contenu réel du texte soumis à référendum. Fidèle à sa mission d'éducation populaire, traité en main, l'association Attac répond ici à une série de contre-vérités proférées par les directions de deux partis qui se comportent comme larrons en foire électorale.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.