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Le pont flottant des rêves
Atlan Corinne
CONTRE ALLEE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782376650812
Le goût pour les "mots étrangers" - de l'anglais au grec ancien en passant par le latin -, Corinne Atlan l'a toujours eu. Mais rien n'avait laissé présager qu'elle s'intéresserait au japonais... Pourquoi choisir cette langue ? Peut-être pour cet éloignement, pour le dépaysement que représentent les idéogrammes et syllabaires japonais - kanji et autres hiragana et katakana. Parsemant son récit de références fascinantes à la littérature et à la culture japonaises, Corinne Atlan nous permet de côtoyer, par son travail, des auteurs incontournables : Haruki Murakami, Sawako Ariyoshi, Ryû Murakami, Mori Ôgai, Fumiko Hayashi, ou encore Kôtarô Isaka. L'autrice revient également sur le parcours surprenant qui est le sien, réfléchissant sur la traduction d'une langue si différente du français, convoquant ses souvenirs, ses doutes, questionnant sans cesse ses pratiques et dépeignant son processus de traduction, de l'interprétation d'un texte à sa traduction, pointant le nécessaire lâcher-prise et l'importance de faire son deuil de l'original. Loin de "l'exotisme" qui a longtemps accompagné les écrits au sujet de "l'Empire du Soleil-Levant" , Corinne Atlan nous raconte les spécificités d'une langue dont le sens passe par le dessin, évoquant la richesse d'une cultue basée sur les oppositions et les paradoxes nés de son histoire. Au-delà d'une réflexion sur la traduction, Le Pont flottant des rêves est aussi une véritable invitation au voyage, à la découverte, par la lecture, de l'incroyable richesse de la culture et de la littérature japonaises.
Le Tibet au tournant du XIXe et du XXe siècle. Epoque de tumulte et d'angoisse pour un pays déjà en proie à des convoitises étrangères : les Britanniques veulent établir par la force leur emprise économique sur la région, et la dynastie mandchoue, qui incorpore sans vergogne les territoires orientaux aux préfectures chinoises, cherche de toutes les manières à réduire le pouvoir temporel et religieux du treizième dalaï-lama. Tashi, ancien moine devenu espion au service des Britanniques, et Namgyal, officier du corps d'élite chargé de protéger le Dalaï-lama, incarnent les tensions et les contradictions de cette période troublée. Leurs amours et leurs aventures forment la trame d'un récit alterné, tandis qu'un miroir passant de main en main concrétise les liens mystérieux unissant les personnages.
Résumé : Né il y a près de quatre siècles au Japon, sous le nom de haikai, le haiku est la forme poétique la plus courte du monde. Art de l'ellipse et de la suggestion, poème de l'instant révélé, il cherche à éveiller en nous une conscience de la vie comme miracle. Un recueil de plus de trois cents poèmes pour découvrir, au fil des saisons, la plume des quatre grands maîtres du haiku japonais, Bashô, Buson, Issa, Shiki, ainsi que de nombreux autres, tels Ryôkan, Hôsai ou Santôka.
Résumé : "J'ai appris à penser depuis l'ailleurs" nous dit Corinne Atlan. Grande traductrice d'auteurs japonais classiques et contemporains dont Haruki Murakami, elle nous fait partager dans ce récit passionnant sa vision intime d'une ville qu'elle connaît depuis quarante ans. Au fil de promenades et de rencontres, de méditations dans les temples ou les jardins de pierre et de mousse, elle interprète le sens de paysages d'automne où la beauté des érables, ginkgos et chrysanthèmes vient raviver une conscience de l'éphémère au coeur de l'esthétique nippone. Un automne à Kyôto peut se lire aussi bien comme un guide poétique pour arpenter la ville et ses lieux secrets que comme une introduction à la pensée japonaise, à la manière du célèbre Eloge de l'ombre de Tanizaki. Sans occulter les inquiétudes d'aujourd'hui ni les cicatrices de l'Histoire, Corinne Atlan restitue admirablement les instants et leur ombre, les divinités et les fantômes, l'impermanence et la subtilité, les rêveries et la sagesse de l'ancienne capitale impériale.
Les Japonais ne sont pas nostalgiques. Le temps glisse sur l'archipel, emportant avec lui le bonheur comme les malheurs. Le tsunami de mars 2011, qui engendra la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, reste une plaie perpétuelle. Mais le Japon n'est pas qu'une catastrophe. C'est un art de vivre. Une société unique. Un écheveau de règles dites et non dites qui font du quotidien un rituel bien réglé, que la démographie vieillissante de ce vieux pays entreprend peu à peu de bousculer. Qu'est ce qu'être Japonais aujourd'hui ? Comment concilier l'infini romantisme des pavillons d'or et d'argent de Kyoto et les émois forcément pervers du Kabuki-cho, le quartier dévoyé de Shinjuku, à Tokyo ? Comment raconter le Japon de ce siècle sans comprendre que son dessein industriel et occidentalisé, fruit de mutations aux forceps, se fracasse aujourd'hui sur la concurrence effrénée de la Chine dont l'archipel refusa toujours d'être l'obéissant vassal, jusqu'à se lancer dans les plus folles épopées nationalistes ? Ce petit livre n'est pas guide. C'est un décodeur. Il dit le Japon des Japonais et plonge le lecteur au coeur de traditions millénaires, pourtant toujours omniprésentes. Il pointe les transformations de l'archipel et souligne ses fractures. Plus qu'un récit, une autobiographie d'un Japon raconté comme une personne.
Je ne veux pas être une mère qui est toujours dans ses livres, je veux être interrompue, je veux pouvoir être dérangée, je ne veux pas qu'un enfant sente qu'il vit dans un ordre inférieur de réalité, que sa vie est contingente. Je veux qu'il se sente souverain, qu'il soit impérieux, qu'il soit insupportable. Je veux que ce soit l' écriture qui ressente les secousses du quotidien, les dérangements, la maladie, les caprices, je veux que l' écriture soit insomniaque, dépassée par la vie, qu'elle en souffre, et qu'on le sente, qu'on se dise : clairement, elle n' arrive pas à gérer, c'est trop pour elle, ça se voit que tout ça est au-dessus de ses forces, qu'elle concilie mal le travail et la famille, toujours en retard, décalée, c'est agaçant, à l'arrache, sur le bord d'une table, entre deux boires ou deux repas, dans un interstice de l'existence, c'est l'écriture qui finit par en souffrir, fatiguée, exténuée, on sent qu'il ne reste pour écrire qu'un zombie, une volonté exsangue, c'est instable, et c'est ça que je veux, qu'on dise que c'est bâclé et, pourtant, qu'on n'arrête pas de lire [...]. Clara Dupuis-Morency.
LE MODULOR, UNE NOTION ARCHITECTURALE En 1945, Le Corbusier invente une notion architecturale : Le Modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d' habitation dessinées par l' architecte. Plusieurs habitations furent conçues sur ce mode. Parmi elles, l' Unité d' habitation de Firminy-Vert, près de Saint-Etienne. Le Corbusier décédé avant de pouvoir faire aboutir ce projet, la piscine prévue pour l' Unité d' habitation de Firminy-Vert est fi nalement pensée et construite entre 1969 et 1971 par André Wogenscky, sur les mesures du Modulor. DIALOGUE DES NORMES L' odeur de chlore est le récit d' une femme dont le corps aura évolué, année après année, dans cette piscine aux normes de l' homme parfait. La narratrice dessine son propre parcours aquatique, avec ce corps réaliste qui est le sien. Au cours de brefs chapitres, cette femme, ce "je", dialogue avec l' eau, mais aussi avec Le Modulor.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.