Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les vacances
Astruc Alexandre
GALLIMARD
3,70 €
Épuisé
EAN :9782070203024
Un homme d'un certain âge a eu, autrefois, dans sa jeunesse, quelques petits ennuis. Il a connu un échec, d'un ordre assez bien défini. Cela se passait dans une petite ville de province. Mais ce sont des choses dont il n'aime guère parler ; des choses qui, tout simplement, empoisonnent sa vie, donnent un goût amer à tout ce qu'il boit et mange, l'empêchent aussi de voir très clairement ce qui l'entoure. Et, des années plus tard, sans qu'il y soit pour grand chose, il retourne passer des vacances dans une petite ville de province... Sans doute il n'est plus tout à fait le même : car il y obtient, et comme malgré lui, certains succès, d'un ordre toujours bien défini ; et qui pourraient le consoler d'anciens échecs. Seulement, ces succès-là, tout bien pesé, il les refuse. Chacun sa morale. Il s'en va... . Lorsque tout est fini ! ... On entend bien qu'il s'agit d'un roman d'aventures. Des aventures pas très bruyantes, mais des aventures tout de même, puisque les aventures c'est ce qui arrive... Et les aventures, c'est aussi ce qui ne prouve rien. Tout au plus, le lecteur qui tient vraiment à tirer un enseignement de ce qu'il lit pourra-t-il apprendre ici à observer une certaine méfiance à l'égard des mots.
La "caméra-stylo" ? Une formule très célèbre qui a marqué le début d'une révolution du cinéma, d'où est sortie la Nouvelle Vague. Son auteur était Alexandre Astruc, cinéaste, journaliste, romancier, essayiste mais d'abord Honnête Homme au sens du Grand Siècle. Dans "le montreur d'ombres", il se souvient de sa vie et évoque tous ceux qu'il a rencontrés. Sur son écran personnel, les ombres qui défilent ont nom Heidegger, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Roger Nimier, Antoine Blondin, Françoise Sagan ou Pierre Lazareff aussi bien qu'Orson Welles, Hitchcock, Bresson, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Henri Langlois, Maurice Ronet, Anouk Aimée, Brigitte Bardot, Ingrid Bergman, Juliette Gréco. Surgissent aussi Descartes ou Evariste Galois à qui il a consacré des ouvrages qui font autorité, Diderot, Stendhal ou plus que tout autre son cher Balzac. Il en parle au présent presque comme s'il s'agissait d'un contemporain qu'Orson Welles aurait fréquenté, avec la même admiration étonnée. Pour Alexandre Astruc, disciple de Proust, les oeuvres importent plus que les hommes, et il n'y a qu'une vie qui compte, celle de l'esprit. Voilà pourquoi ces ombres qu'il nous montre sont toutes au même degré présentes dans sa mémoire, qu'il s'agisse des vivants ou de ceux qui, selon le mot de Cocteau, font semblant d'être morts. Dans son faisceau lumineux, le montreur ne nous livre que des ombres animées.
Résumé : De quoi la caverne est-elle le nom, peut-on se demander aujourd'hui ? Par-delà la visée didactique de cette fable fascinante et universelle, il est tentant d'interpréter sous un prisme contemporain, les silences de l'intrigue, les zones d'ombres de ses images ainsi que les sous-entendus de leur mise en scène. Dans le souci d'expliciter les nombreux échos qu'a pu susciter cette allégorie, le présent ouvrage interroge ce qui, à la suite de Platon, fait de la caverne une formidable "machine à penser". Il invite le lecteur à participer à cette exploration inédite où dialoguent des philosophes comme Alain Badiou et Jean-François Mattéi notamment, mais aussi des littéraires, des historiens ou encore des expérimentateurs de formes plus concrètes de la caverne, cinéastes, photographe, architecte, musicologue.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.